• Aila et la magie des fées, Tome 1 (Catherine Boullery)

    Aila et la magie des fées (Catherine Boullery)

    Aila et la magie des fées (Catherine Boullery)

    Auteur : Catherine Boullery

    614 pages pdf

    Thème : Fantasy

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    Fait partie de la saga

    d'Aila de Catherine Boullery


    Résumé de l'éditeur :

    « Les légendes en Avotour racontent qu’hommes et fées vécurent longtemps en parfaite harmonie. Un jour cependant, une histoire d´amour entre un homme et une fée brise un interdit absolu et détruit cette entente immémoriale. Les fées choisissent alors de disparaître aux yeux des hommes et c´est ainsi qu´aujourd´hui, plus personne ne croit aux fées, plus personne ou presque… Orpheline de mère et reniée par son père, ce héros victorieux des féroces ennemis héréditaires du royaume, les Hagans, Aila est élevée par son oncle Bonneau qui l´initie à l´art des armes. Elle trouve un réconfort maternel auprès de Mélinda, châtelaine du comté d´Antan, tandis qu´Hamelin, le mage du château, sage et érudit, partage avec elle tout son savoir. Suivant les traces de son père, Aila, âgée de 16 ans aujourd´hui, est devenue une prodigieuse combattante qui excelle au maniement du kenda, un bâton de combat aux propriétés peu conventionnelles. L´heure est grave : le peuple Hagan attaque sporadiquement le royaume, miné par la misère et la trahison, tandis que d´autres pays frontaliers le convoitent. Le roi Sérain d´Avotour crée une garde d´élite au sein de laquelle Aila gagne sa place. Il confie comme mission à ses membres de se lancer sur la piste de leurs ennemis. »

    Liens de Sang Tome 1 (Callie J. Deroy)

     

    Aila et la magie des fées (Catherine Boullery)

    Je tiens à remercier Babelio pour m’avoir permis de faire partie de ceux qui ont eut la chance de lire ce livre, ainsi que Upblisher et bien entendu l'auteur Catherine Boullery.

    Je ne suis pas une très grande adepte de fantasy, mais j’aime bien en lire de temps en temps et la 4ème de couverture, qui est un peu longue trop complète, m’a donné envie de le lire. Je dois dire que lorsque j’ai terminé ce livre, je ne savais pas trop quoi en penser. Il est très complet et complexe également, de part les personnages, mais aussi les situations et les mondes différents qui nous sont présentés. Je ne peux pas dire que je n’ai pas aimé, ni même adoré en totalité, il y a quelques passages qui m’ont parus très long et d’autres au contraire qui m’ont énormément plut. Comme au niveau des personnages où certains sont vraiment très intéressant et d’autres qui ne m’ont fait ni chaud ni froid.

    Reprenons par l’histoire, qui est tout de même longue et dont je vais très succinctement parler. Aila est une très jeune femme, tout juste 16 ans, lorsqu’elle va participer à un tournoi afin qu’elle puisse démontrer ses qualités en tant que combattante. Un problème de taille survint, pour être un participant, il faut l’accord des parents, hors cette jeune fille est celle du roi qui ne compte pas la laisser faire. C’est sans compter sur ce qu’elle va trouver afin de réussir à changer de géniteur, car ce dernier l’a rejeté depuis sa plus tendre enfance, élevé par son oncle, le propre frère du roi. Une vieille loi oubliée, des lettres prêtes et la voila parée à toute éventualité, sauf celle de se blesser elle-même dans son amour propre. Elle fera partie de ces guerriers, certes, mais à quel prix ? Sans compter qu’elle ne va pas rester les bras croisés et accomplir maintes missions en compagnie de ses compagnons d’armes.

    Beaucoup de surprises en perspectives, beaucoup d’aventures également et de quelques incompréhensions, surtout entre Aila et le prince Hubert. Je n’ai pas compris pourquoi il se passe tant de choses entre eux et qu’au final rien n’a abouti, à moins que ce ne soit dans la suite, mais au vue de la manière dont Aila va changer totalement et surtout irrévocablement, je suis surprise et je dois le dire, déçue.

    En parlant des personnages, Aila est très autoritaire pour son âge, très décidée également et incisive dans ses choix, ses paroles. Elle a perdue beaucoup depuis sa naissance et a hérité d’un caractère fort, que je qualifierais par moment de casse-pieds pour rester polie. Elle n’a pas sa langue dans sa poche, ce qui, dans un monde où l’homme fait loi, montre qu’elle existe et que sa manière de penser est unique. Aila est unique, c’est un mot qui lui convient parfaitement. Elle sait se battre, connait plusieurs langues, et plus les pages défilent plus nous apprenons qu’elle sait se servir de la magie des fées – bien entendu tout sera expliqué au fur et à mesure – a des dons de guérison, voire même un peu plus. C’est juste son âge qui me bloque un peu en comparaison de tout ce que je viens d’écrire et le fait qu’elle se retrouve à jouer de ses charmes pour obtenir des informations. Une dizaine d’années de plus aurait été plus judicieux, de mon point de vue. Par contre, lorsqu’elle se met à piquer des colères virulentes, là je la retrouve avec sa jeunesse et sa fougue. Dur de faire la part des choses.

    J’ai beaucoup aimé les Princes Hubert, Avelin et Adrien. Tous les trois semblent au départ des clones les uns des autres, mais lorsque nous apprenons à les connaitre plus, nous découvrons qu’ils ont tous une personnalité différente. Ils ont tous été éduqués de manière à savoir gouverner, mais l’un d’entre eux est plus dur envers lui-même, un autre est plus calme et tempéré, tandis que le troisième serait un humoriste dans l’âme sachant rester sérieux lorsqu’il le faut.

    Aubin, le frère d’Aila est intuitif, ingénieux et solidaire avec sa sœur. Il comprendra certains de ces choix, pas tous bien entendu, mais saura être une épaule en qui elle pourra compter. Tout comme d’autres combattants, mais nous les voyons moins, beaucoup moins. J’ai juste eut un souci avec l’un des prénoms de l’un de ces hommes, il s’agit de Pardon. J’aime beaucoup son caractère, c’est juste que l’appeler ainsi, pour ma part, il y a eut un passage où je n’ai pas compris à la première lecture, car le prénom Pardon se confondait avec le mot pardon et j’ai dû relire plusieurs fois ce passage pour être sur de comprendre qui était présent. Beaucoup d’autres personnages sont importants dans l’histoire et je n’en citerais qu’un seul de plus : la mère d’Aila. Bien que morte, elle fait beaucoup parler d’elle et a sut subvenir aux besoins de sa fille même par delà la mort. Une mère se retrouve toujours dans les cœurs de son ou ses enfants et ici nous en avons une preuve supplémentaire.

    J’ai beaucoup aimé les relations qui se sont crées entre les personnages, des amitiés fortes et solides pour la plupart. Des amours naissants qui restent stagnants et qui auraient probablement eut plus de poids si ceux auquel je pense se serait déclaré. Cela n’aurait peut être pas eut d’impact sur la suite des événements, mais les cœurs auraient été plus légers. Par contre je trouve dommage, mais je me dis que des explications seront surement dans la suite de cette saga, concernant certains personnages qui passent, comme quelques uns des combattants, mais que nous ne voyons plus. Ou encore quelques soucis dont je ne raconterais pas ici qu’Aila et ses compagnons auront, qui seront résolus très rapidement. Comme je l’ai dit au départ, je suis mitigée, car il y a énormément de passages que j’ai aimé, mais tout autant que j’ai trouvé long, sans description des lieux, sans savoir réellement où nous allions. Je ne peux pas reprocher de manque au niveau des actions, car il y en a un certain nombre qui font avancer la destinée d’Aila, mais j’ai également eut l’impression que les autres protagonistes étaient reléguées en second plan dès qu’ils commençaient à apparaitre un peu trop.

    Quelques mots pour finir avec ce premier tome, la couverture est très belle, la fée dorée ne ressemble pas vraiment à ce que j’ai lu, mais elle donne un aspect féerique et mystérieux, tout comme ces fées qui sont citées et que prenons plaisir à découvrir.

    De l’originalité dans l’histoire, des passages un peu trop long par endroit, mais une belle magie qui a réussit à m’emporter par moment. Une histoire de chevaliers entre autre, de différence entre les monarques et le petit peuple, mais surtout une distinction entre les divers royaumes. La fin est surprenante et malgré les petites choses qui m’ont déplus, je sais que dès que je le pourrais je retournerais dans ce monde, car il a ce petit quelque chose qui m’a donné envie d’y retourner pour en savoir plus sur la destinée d’Aila. Je croise les doigts pour qu’un vrai méchant fasse son apparition, car c’est ce qui m’a manqué également.

    Un extrait qui m’a fait rire, mais qui montre bien la fougue de la jeune femme et son caractère emporté :

    ‘Sur les conseils de la camériste, Élina, précise et efficace, emmaillota rapidement un chignon dans une résille, tandis que quelques mèches, artificiellement folles, s’échappaient sur les côtés en boucles lâches et élégantes. Éléonore choisit cet instant pour entrer :
    — Aila, venez vers moi… Vous êtes magnifique ! Je suis heureuse de voir que les tenues que j’ai retenues vous siéent à ravir ! J’avais raison de penser que vous valiez plus qu’une combattante. Il y a en vous plus de personnages que vous ne le croyez et peut-être certains dont vous ne vous doutez même pas… Vous ferez une promise tout à fait crédible pour Hubert.
    Aila se raidit.
    — Une quoi ?
    Immédiatement, Éléonore saisit qu’elle avait commis une bévue et se mordit brièvement la lèvre.
    — Je suis sincèrement désolée, je supposais que vous étiez dans la confidence…
    — Sa promise !
    D’un geste brusque, la jeune femme remonta sa robe, traversa la pièce en quelques enjambées et se présenta devant la chambre d’Hubert. Elle frappa pour la forme et ouvrit la porte avec fureur. Bouillant de colère, elle ne remarqua pas la surprise du prince quand il la découvrit, pas plus que les atours qu’il portait, dignes du rang qu’il tenait. Menaçante, elle avança vers lui, le forçant à reculer.
    — Votre promise ! Je suis votre promise ! Quand pensiez-vous me mettre au courant ? Juste avant de descendre du carrosse à notre arrivée, vous m’auriez lâché ce petit détail de façon anodine !
    — Aila, je vous en prie…
    — Votre promise ! Non, mais je rêve… Vous passez trois jours sans m’adresser la parole, vous m’affamez parce que, habitué à votre confort, vous oubliez que la nourriture s’achète ! Je vous sers de poupée que vous faites habiller et coiffer pour plaire à un coureur patenté ! Mais si vous voulez le séduire, allez-y donc tout seul, je vous refile ma robe et mes souliers vernis, vous lui ferez les yeux doux et papillonnerez des paupières derrière la dentelle d’un éventail. Moi, je renonce !
    — Aila, supplia Hubert une nouvelle fois.
    — Taisez-vous, je n’ai pas fini. Depuis que je suis née, je n’ai jamais été qu’une ombre aux yeux de celui qui m’a donné la vie. Alors, ne pas exister, je connais cela par cœur. Mais vous ! Vous m’avez choisie pour vous accompagner, je n’ai rien demandé, moi ! Et sûrement pas d’être avec vous ! De tous ceux qui ont suivi le même chemin que moi, vous êtes le seul à ne pas m’avoir jugée digne de votre confiance et cela, je ne vous le pardonnerai jamais, vous entendez ! JAMAIS !
    Hubert essaya de la retenir par le bras, mais, plus rapide que lui, elle s’échappa, retournant dans sa chambre. Il la rejoignit, tandis qu’elle s’asseyait devant son miroir, déjà occupée à défaire sa coiffure. Discrètement, Éléonore quitta la pièce avec sa camériste et Élina, refermant la porte derrière elles. »

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