• BRI : Les formes de l'ombre (Philippe Deparis)

     

     Résumé 

     

    « « D’un geste de la main, l’effrac annonce qu’elle est prête. Je serre à pleine main l’épaule gauche de l’opérateur qui se trouve juste devant moi, il en fait de même avec l’opérateur devant lui, et ainsi de suite jusqu’en tête. Tout le monde est prêt. Les gars respirent fort. Djamel, en passant plusieurs fois sa main rapidement de haut en bas devant son visage fait signe à Sam qu’elle doit baisser sa visière, ce qu’elle fait immédiatement.
    _ L’effrac, quand vous êtes prêts pour la porte, on lance l’assaut.»
    Seb, Martial, Djamel, Fabien, Lucas et Samantha font partie de la BRI, l’unité d’intervention de la PJ parisienne. Ces six policiers partagent un métier passionnant, risqué mais surtout très prenant. Entre interventions, entraînements et vie de groupe, la routine n’existe pas dans ce service d’élite surtout quand Nicolai Novic et Sebastian Sdarise, deux dangereux criminels décident de passer à l’action en éliminant leurs rivaux...
    Un polar haletant et plus vrai que nature écrit par un ancien opérateur de la BRI.
    »   
     

     Ma chronique 

     
    Je remercie la tour Babelio ainsi que la maison d'éditions Mareuil pour cette découverte.
     
     
    Le résumé est clair et précis, l'auteur est un ancien de la BRI (Brigade de recherche et d'investigation) et nous offre un quotidien que nous ne connaissons pas forcément et dont nous ne soupçonnons pas le moins du monde, si nous ne sommes pas dans la place d'une manière ou d'une autre. Si je dis ces derniers mots (enfin si je les écris) c'est tout simplement parce que j'ai eu l'impression de voir certains faits que nous faisons nous-même, pas avec de fusils non. Le nous, ce sont les membres de la Fédération Française de Sauvetage et de Secourisme dont je fais partie. Les entrainements sont importants pour ne pas perdre la main, la cohésion d'équipe, les différents statuts, les échanges avec d'autres équipes et les moyens mis à disposition, par exemple dans le cas d'un dispositif (exercice d'envergure) suite à un attentat dans un aéroport. Il doit y avoir une cohésion d'équipe et de groupe pour que cela fonctionne et l'auteur nous montre que les 80 est un groupe soudé dans la vie professionnelle et privée.
     
     
    C'est un premier roman, mais j'espère qu'il y en aura d'autres par la suite. J'ai suivi le quotidien de ces hommes et femmes qui sont exceptionnels dans tous les sens du terme. Ils doivent être sur le pont H24 pour notre protection. Car il s'agit bien de cela : la protection des civils qui ne se doute pas de la moitié de ce qui se passe réellement. Paris est une ville de lumière, adulée par les touristes, mais pour ceux qui y vivent, le danger est dans chaque bouche d'égout, derrière chaque coin sombre. Sébastien, Martial, Djamel, Fabien, Lucas et Samantha sont opérateurs à la BRI dans le groupe 80, l’unité d’intervention de la police judiciaire parisienne. Nous apprenons d'abord à les connaître, par une fiche d'identité pour chacun d'entre eux avant de plonger dans le récit. 5 hommes et 1 femme qui ont chacun des aptitudes qui se complètent. Seb est le chef de groupe, celui par qui tout passe, vie privée comme vie professionnelle. Il est le garant d'un groupe soudé, mais il n'est pas seul : les cinq autres font également leur taf. Tous ont un vécu, un passé, un avenir incertain pour certains, pour d'autres la voie est tracé. Le courage ne manque pas, le soutien infaillible, même si entre Martial et Lucas un léger contentieux s'est instauré, qui ne durera pas plus cela. L'équipe, c'est tous les membres : personne à la traîne, personne en danger, tous soudés.
     
     
    Gérer un tel groupe n'est pas évident, il faut du tact, une grande gueule aussi, avoir les oreilles partout, être diplomate. Seb démontre de très grandes qualités, mais derrière lui il a une vie de famille qui roule plutôt bien. L'équilibre, la stabilité, il n'y a que cela qui peut permettre d'être à 200% dans ce métier. Faire partie de la BRI c'est faire aussi des sacrifices, mais le rendu est quasiment magique. Savoir que la population dort tranquillement parce qu'ils ont réussi leur inter est un cadeau qui n'a pas de prix. Seb est un peu le "père", celui qui doit jongler avec les caractères de ces hommes et femme dans son équipe, qui est incomplète pour l'instant, mais je ne désespère pas de voir une suite, surtout vu la fin de ce tome. Martial, Lucas, Sam, Fab et Djamel sont de joyeux lurons et ils en ont autant besoin qu'ils ont raison. Leur métier est dangereux, il ne faut pas se leurrer, personne ne joue avec des armes de cette façon. Les exercices les soudent les uns aux autres, ils ont une confiance absolue dans chacun des membres de ce groupe. Sans cette confiance, ils ne seraient pas tous en vie. Il n'y a pas d'échec, juste des remises à niveau. Les missions sont diverses et variées, s'approchant plus que souvent du terrorisme.
     
     
    Depuis des années, nous sommes sous le coup de vague de terrorisme qui aurait pu être pire si ces hommes et femmes de tous groupes confondus n'avaient pas été là. Dans ce récit, nous les suivons et nous comprenons que tous les moyens sont bons pour arriver à la fin de la mission, de manière à ce que les autres soient stoppés et eux en un seul morceau. Courses en voitures, en moto, à pieds, caméras qui les guident, la cohésion est plus grande que le groupe : elle est avec tous les services. Savoir s'entourer est très important pour la survie. Tous sont plus ou moins des boutes-en-train, des hommes et femmes qui usent de cette façon de parler pour décompresser, souffler, amoindrir ce qu'ils vivent au quotidien. Ils n'ont que très peu de temps mort, je repense à un passage avec Sam qui prend un verre avec un potentiel et tombe sur un des types que son équipe suit. Ni une ni deux, elle envoie les infos. La vie privée est combinée à la professionnelle de manière naturelle pour eux tous.
     
     
    De l'autre côté de la barrière, nous suivons Novic et Sdarise, deux serbes qui ont un travail bien frauduleux, mais qui ne se sont pas encore fait chopper. Le premier est le chef, tandis que le second voudrait évoluer. Pour autant il n'aura pas besoin de faire quoi que ce soit pour le détrôner, Novic est doué pour se faire mal tout seul. Nous observons les faits et gestes de toutes les petites frappes qui vivent un peu partout, ainsi que nos deux (ou trois avec JG) qui marquent leur territoire. Les quartiers sont ceux d'une orange dont l'un d'entre eux aimerait bien avoir tout pour lui. Les jeux dangereux démarrent avec deux meurtres en pleine rue. Une guerre de territoire est en place, un trône à récupérer, des partitions de tous les côtés afin de fuir la case prison, au pire il suffit d'avoir la carte Maître Karem pour en sortir plus vite. Ils sont organisés, dangereux, Sdarise est doué, il ne s'amuse pas à se montrer, il reste dans l'ombre. Le fait qu'il soit si paranoïaque le garde en vie et loin des flics.
     
     
    Le jargon (vocabulaire) est le leur, si vous avez un doute, il suffit de suivre l'annotation en bas de page pour comprendre de suite. Le fait d'avoir la vue de Seb, leur chef est plus complète dans le sens où il est lié à son groupe, à celui des autres de la BRI, mais également d'autres services. Le matériel est très bien décrit, nous laissant imaginer comment ils font pour pouvoir porter autant sur le dos, d'où les entraînements réguliers (physique, armement, psychologique) Rien en peut être laissé au hasard. L'humour est présent rendant des actions plus légères. Cette "famille" est attachante, vivante, vibrante, nous ne pouvons que frémir en même temps qu'eux lors des inters. Il faut bien admettre que le stress monte facilement en suivant les scènes, comme si nous y étions. Petit bémol, lorsque les personnages font des bonds, il manque souvent le "d". Le récit est quasiment un coup de cœur et s'il ne l'est pas c'est juste pour la fin qui nous laisse un gout de manque. C'est net comme point final d'où le fait que je croise les doigts pour qu'une suite voit le jour, rien que pour savoir à qui va aller ce casier rouge !
     
     
    En conclusion, J'ai adoré suivre en direct le quotidien de ces hommes et femmes de l'ombre, ceux que nous ne voyons pas et qui sont présents en cas de danger. C'est dynamique, entraînant, avec de nombreuses descriptions qui rend encore plus vivant le récit. Impossible de s'en sortir indemne, cela fait beaucoup réfléchir à ce qui existe vraiment. Les personnages sont vivants et cette cohésion est unique. Vivement le prochain ! (Comment ça je force l'auteur ? xD)
     
     

     Extrait choisi :  

     

    « Je repense à mes propos. Les gars connaissent les risques du métier mais il est intéressant d'en prendre conscience, de les souligner régulièrement. Entre l'inter de ce matin et l'exercice, la journée a été enrichissante pour tout le groupe. Je sais que j'ai besoin de phases comme celle-ci pour faire évoluer et progresser mon équipe.
    Après avoir remercié chaleureusement les organisateurs, les gars discutent avec les autre services présent ur place. Il est toujours instructif d'échanger avec la CSI, le service général et les services de secours.

    L'équipe a reconditionné le matériel et l'armement, il est temps de prendre le chemin du retour. Certains somnolent, d'autres dorment profondément à l'arrière des véhicules. On arrive au service en fin d'après-midi, reposés par la sieste du retour. Avant de terminer cette longue journée, tous les opérateurs nettoient les fusils d'assaut d'entraînement. Ces fusils étant équipés de la même manière que les 416, ils peuvent les configurer rapidement selon leurs souhaits ; lampe, laser, poignée, etc.
    Il est primordial de s'entraîner avec le matériel utilisé en opération. Quelques années auparavant, lorsque les HK 416 ont remplacé les HK G36, il a également fallu changer les fusils d'entraînement. Les 416 reprennent une base de fusil d'assaut de type Colt. Le calibre est le même (du 5,56 x 45 mm OTAN), il n'est pas en polymère, comme son prédécesseur, et offre vraiment un plus en matière de manipulation beaucoup plus intuitive que le G36.
    »

     

     BRI : Les formes de l'ombre (Philippe Deparis)

     

    « Dans ma boite il y a... #275Mareuil Editions »
    Partager via Gmail

  • Commentaires

    10
    Kim
    Mardi 27 Juillet à 13:41

    Pas pour moi je pense^^

      • Samedi 31 Juillet à 13:28

        Tant pis, se sera un autre dans ce cas ;)

    9
    Mardi 27 Juillet à 10:41
    Satine's books

    La thématique me semble intéressante ! Merci pour ton avis ! 

      • Samedi 31 Juillet à 13:28

        Pas de quoi,heureuse que cela te tente :)

    • Nom / Pseudo :

      E-mail (facultatif) :

      Site Web (facultatif) :

      Commentaire :


    8
    Mardi 27 Juillet à 00:05
    Pourquoi pas, c'est tentant de découvrir la BRI par le biais d'un roman =)
    7
    Vampilou
    Lundi 26 Juillet à 20:19

    Ça a l'air intéressant, mais pas pour moi...

      • Samedi 31 Juillet à 13:24

        Dommage, pour moi elle fût enrichissante comme lecture :)

    6
    Lundi 26 Juillet à 13:23

    Ca m'a vraiment l'air intéressant !  Je suis pas une fan du genre mais il me dit bien !

      • Samedi 31 Juillet à 13:23

        Il passe super bien. J'espère que tu aimeras !

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :