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    Dreamology (Lucy Keating)

    Disponible sur Amazon

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    Auteur : Lucy Keating

    322 pages numérique (epub)

    Thème : jeunesse

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    Résumé :

    « Et si le garçon de ses rêves était bien réel ? Depuis son enfance, Alice mène une double vie. La vie réelle, où elle habite seule avec son père... et sa vie en rêves ! Toutes ses nuits sont peuplées d'aventures extraordinaires, de voyages, de rencontres, et surtout d'un garçon de son âge : Max. Au fil des années, ils sont tombés fous amoureux et Alice ne pense qu'à se coucher le soir pour le retrouver. Mais le jour de sa rentrée au lycée, Alice voit Max. En chair et en os. Le garçon de ses nuits existerait-il vraiment ? »  

     

    La bête du Bois de Boulogne (Christine Béchar)

    Dreamology (Lucy Keating)

     

    Je n'avais pas décidé de découvrir ce livre de suite, mais suite à une invitation d'une lecture commune avec Mellysbook, je me suis lancée dans l'aventure, juste entre deux zombies. Et je dois dire que je me suis amusée avec la miss. Le résumé est plutôt sympa, il donne envie d'en savoir plus sur cette histoire de rêve. Et le fameux Max qui serait réel ? Hallucination ou tout n'est qu'un rêve ?

     

    Alice (au pays des merveilles ?) vit dans un monde réel vraiment pas top et un monde des rêves parfait. Toutes les nuits depuis aussi longtemps qu'elle s'en souvienne vit un véritable conte de fée avec Max. Ses rêves sont colorés, étranges, magiques, à la limite du lapin blanc dans son terrier. Alors qu'elle est obligée de déménager pour suivre son père, elle découvre dans sa nouvelle école son rêve en chair et en os : Max est bien là. Le hic ? C'est que lui semble ne pas la connaître. Alors qu'il semble avoir une vie bien à lui, Alice a toujours du mal à savoir où elle en est. Des rêves communs c'est très sympa, amusant et surtout nous avons l'impression de ne plus être seul.

     

    « – Je suis désolé. (Il s’avance comme pour me toucher, mais se ravise.) Je ne peux pas recommencer à vivre dans mes rêves, Alice. J’ai bossé trop dur pour forger ma réalité.
    – Même si tes rêves se tiennent juste devant toi ?
    Ma voix est aiguë et éraillée. Je suis à deux doigts d’éclater en sanglots.
    Max se contente de secouer la tête.
    Sans rien dire, je me penche pour gratter la tête de Jerry afin que Max ne voie pas mes yeux pleins de larmes. Ça doit être à ça que ressemble une rupture, pour les gens normaux dans une relation normale.
    Max semble comprendre. Sans attendre de réponse, il lance :
    – On se voit au lycée.
    Et il rebrousse chemin vers sa voiture, me laissant là le cœur brisé. Cette fois, il n’a pas dit « À très vite ». »

     

    Alice n'a plus que son père, sa mère étant partie depuis des années pour suivre sa passion, ses rêves. Ils vont vivre dans la grande maison de sa grand-mère avec trop de pièces qu'il en faut des interphones entre les pièces. Bien que sa mère ne s'occupe plus d'elle (ni de son père par ailleurs), elle a une vie plutôt simple et aisée. Une bonne école, peu de pression et on peut la comprendre de vouloir rester dans ses rêves. Max a des parents riches qui ne s'occupent de lui que lorsqu'ils y pensent. Il a des années qui ont été sombres pour diverses raisons. En bref, des adolescents qui sont un peu caricaturés. Mon préféré c'est Oliver, un personnage secondaire que l'on voit de plus en plus. C'est un adolescent qui est joueur, vif et qui déride Alice. Il a du pep's à revendre et un passé avec Max. Et puis il y a Sophie, la meilleure amie d'Alice qui vit à New York qui est toujours présente en cas de pépins.

     

    On voit assez souvent le père d'Alice qui a du mal à se connecter à la réalité, attendant toujours le retour de sa femme. Les personnages secondaires prennent une place importante dans la vie de Max et Alice. Des soutiens, des piliers pour les plus jeunes, des plus déjantés dans les adultes, à se demander comment le monde tourne. C'est un peu le monde à l'envers. Une situation qui plairait à beaucoup plus jeunes que moi, c'est certain. Et puis, la plume de l'auteur est fluide, il y a pas mal de descriptions au niveau des rêves qui nous plongent dans cet univers sans soucis.

     

    « Lorsqu’il s’en va avec son Segway, je le suis des yeux. Il manque heurter une vieille dame sur le trottoir. Tel un noble du XIXe siècle, il s’écarte pour la laisser passer et s’incline poliment en lui souhaitant un bon après-midi. La dame lui rend un sourire ravi. Oliver lui fait un clin d’œil.
    Si je savais ce qui est bon pour moi, si j’étais quelqu’un d’autre, je tomberais amoureuse de lui. Pour son sens de la répartie, pour son charme et pour son côté aventureux. Pour la façon dont il me regarde et dont il n’a pas peur de dire ce qu’il veut. Malheureusement, je ne suis pas quelqu’un d’autre : je suis moi. Malheureusement, je ne peux pas ignorer le fait que Max Wolfe existe dans le monde réel. Et malheureusement, du coup, personne d’autre n’a aucune chance avec moi. »

     

    Je m'attendais à bien plus que ce que nous avons entre ses lignes. Alice rêve de Max et ce dernier est bien dans ses rêves, le vrai Max, pas juste une illusion. Les explications sont dures à croire. L'intrigue est trop succincte pour être crédible. Nous apprenons comment ils en sont arrivés là sans pousser réellement dans leurs vrais problèmes. La façon dont la situation évolue part un peu dans tous les sens. Par moment je me suis demandée si Alice n'était tout simplement pas dans un rêve perpétuellement, ou encore dans un asile (tant qu'à faire) Il faut dire aussi qu'avec le professeur loufoque qu'elle rencontre il y a de quoi se poser des questions. Il ne manque plus que la reine de cœur pour couper les têtes dérangeantes dans ce récit.

     

    La base est intéressante, une histoire de rêve commun qui met en place deux adolescents. La morale de vivre sa vie dans le monde réel au lieu de rester dans les rêves c'est sympa, mais elle arrive bizarrement. Les explications sont le véritable problème, ainsi que trop de romance. C'est trop léger à mon goût, trop "jeunesse" et le côté scientifique est gâché par les détails de Petermann, et de tout ce qui va avec. "Tout ça pour ça ?" résume très bien ma pensée.

     

    Avis de Mellysbook : (en attente de son lien)

     


     

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    Projet Cornélia, tome 1 : Afflictions (Denis Labbé)

    Disponible sur Amazon et Séma diffusion

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    Auteur : Denis Labbé

    300 pages papier

    Thème : Fantastique

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    Fait partie de la duologie

    Projet Cornélia

     

    Résumé :

    « Un mois après le déclenchement de l’épidémie, la Lorraine et le reste de la France ne sont plus qu’un champ de ruines où quelques personnes tentent de survivre.

    Au milieu d’un monde qui s’effondre sous la poussée de hordes d’errants, Cornélia et Jean-Michel partent à la recherche de leurs proches.

    Mais cette Grande-Mort qui sévit et des bandes de pillards font tout pour les en empêcher.

    Entre atrocités, rencontres improbables, découvertes macabres et fous rires, les deux amis vont passer par toutes les émotions et croiser des gens surprenants, attendrissants ou inquiétants. »  

     

    La bête du Bois de Boulogne (Christine Béchar)

    Projet Cornélia, tome 1 : Afflictions (Denis Labbé)

     

    Lorsque je suis allée faire un petit tour à Val'joly en famille, j'ai passé un petit moment devant le stand Séma. OK je mens un peu, j'ai passé un looooooooooong moment devant ce stand pour plein de raisons dont une : les nouveautés de Denis. Ayant adoré la trilogie "les errants", sachant qu'il y avait comme qui dirait une suite (sans pour autant être obligé d'avoir lu la trilogie pour comprendre), j'avais hâte de retrouver une partie des personnages : Cornélia et Jean-Mich'. Comme dis juste au-dessus, Denis a fait en sorte que le lecteur puisse démarrer avec cette duologie sans passer par la case "les errants". Il y a assez de détails pour comprendre. Mais, car il y a un mais, avoir en main les autres livres est très intéressants, car on a vraiment le début du comment tout cela arrive en pleine action. Mais c'est tout. Ils peuvent donc être lus indépendamment.

     

    Bref, passons à Projet Cornélia, le prénom de l'une des "héroïnes" de l'histoire. Pour ceux qui ont lus "les errants", nous nous demandions où elle était passée. Nous la suivons donc avec Jean-michel dans un périple pour retrouver leurs amis, leurs famille, un semblant d'humanité. Malheureusement pour eux, rien ne va (en même temps, la Grande Mort est partout, s'insinuant sous la peau, dans la moindre parcelle d'épiderme de tout vivant). Du départ, nous savons qu'ils ont quitté le groupe sans le vouloir et se retrouve pour une aventure dangereuse à deux. Ils ne sont pas forcément très amis, n'ont pas les mêmes idées et pourtant il va leur falloir continuer sur une route qui ne dit rien qui vaille. Entre les mauvaises surprises et les embûches, ils ne sont pas au bout de leur peine.

     

    « Alors que je finis ces lignes, l'émotion m'étreint à nouveau. Pour la première fois, je m'étais rendu compte que les zombies ne représentaient pas la pire menace en ce monde, et que l'Homme restait son plus dangereux prédateur. Finalement, la Grande Mort n'était qu'un élément perturbateur dans notre bataille contre nous-mêmes. À force de nous entretuer, nous n'avions plus un unique front, mais de multiples foyers que nos actes contribuaient à alimenter. Comme nous n'avions pas retrouvé nos amis, nous poursuivîmes notre route vers Nancy, sans pour autant trouver la moindre trace d'eux. Mais cela nous prit des semaines. »

     

    Cornélia nous raconte ce qu'elle a vécu avec Jean-mich' depuis cette séparation forcée. On ne peut pas dire que c'est tout beau tout rose, c'est même limite déprimant par moment. À deux, c'est très différent. Il n'y a plus l'effet de groupe, plus de contraintes, plus de réflexions, de fatigue aussi. Il faut rester en mode veille plus souvent. Et puis la conversation n'est pas le fort de Jean-Michel, alors pour Cornélia c'est aussi difficile de ce côté qui avait un soutien infaillible avec Marion. Deux personnages qui ont leur caractère et qui savent en jouer. L’auteur les met souvent en position de franche camaraderie, mais aussi taquin dans le bon sens du terme, ou tout simplement lançant des piques à l'autre. Les bons moments se font beaucoup plus rares, par contre ils sont liés d'une manière admirable. La confiance est forte, extrêmement forte entre eux. Il n'y a pas d'amour entre eux, pas dans ce sens-là, mais une très forte amitié, si je peux le dire de cette manière.

     

    L'instinct de survie peut faire des choses dont le dégoût pourrait apparaître, ou est déjà là. Mais c'est cet instinct de survie qui les renforce physiquement surtout. Car le mental en prend un coup à chaque pas effectué vers une possible liberté. Le monde dans lequel nous suivons les personnages principaux devient de plus en plus durs. Une guerre aurait fait moins de ravages, quoi que... les morts se comptent par milliers, les rues sont désertes, de la rébellion dans tous les sens, des armes partout même dans les mains d'enfants, des militaires qui ne savent plus où donner de la tête et une Grande Mort qui est particulièrement malfaisante...

     

    Les humains, enfin ceux qui sont encore vivants sont capable d'agir de manière très différente. Il y a ceux qui aident, ceux qui sont résignés, ceux qui prennent sans rien demander, ceux qui donnent en échange de procédé plus que douteux... L'Humanité à bien du soucis à se faire, un véritable retour en arrière pour certains. La fameuse nature humaine dans toute sa splendeur. Quant aux zombies, ils sont vraiment particuliers avec toutes leur caractéristiques différentes (Je laisse le soin aux lecteurs de faire une tonne de découverte !)

     

    Cornélia et Jean-Michel vont se confronter à toutes sortes de personnalités. Les attaques permanentes, les vérifications et surveillances constantes, le danger met dans leur ventre une peur. L'auteur ne leur laisse pas de répit, en même temps il s'agit d'un récit fait par Cornélia et par conséquent, certains passages douloureux ne sont pas forcément relatés. Ce sont ses émotions que nous avons en plein visage, avec ses doutes, ses coups de mous, son peu d'espoir de s'en sortir, ses moments de folie. Le fait de n'avoir que Cornélia en personnage qui raconte leur histoire me laisse avec une envie de découvrir encore plus Jean-Michel. Il est très secret, a du mal à s'ouvrir. Par contre il a un passé qui les aide énormément. Son cœur semble être mort par moment. Ces deux personnages ne vivent pas de la même manière et nous le ressentons très bien. Tous deux ont des méthodes pour éviter de ressentir ce qui se passe afin de ne pas devenir complètement fous ! Avec ce que nous avons, nous savons déjà qu'il s'agit d'un périple difficile pour de nombreuses raisons. Prendre une vie est un choix qui permet de rester en vie.

     

    « Il me prit par la main et m'aida à faire les premiers pas. Puis, il défit son sac à dos, enleva son anorak, le plaça sur mes épaules et me tira sur la chaussée. La douleur qui m'étreignit me donna un coup de fouet qui me fit revenir à moi. au vrai moi. À la combattante que j'étais devenue. Je remontai la fermeture éclair, sans m'occuper de la bosse que formait le katana dans mon dos. J'avais besoin de chaleur, pas d'esthétisme. Puis, j'accélérai le pas, en parvenant à me mettre au rythme de celui de mon ami qui avait rajusté les bretelles de son sac et s'y accrochait fermement. Je me rendis compte qu'il ne portait qu'une petite chemise bien inutile étant donné la température en baisse.

    - Tu n'as pas de pull ? lui demandai-je.»

     

    La fin de ce tome 1 nous laisse avec beaucoup de questions sans réponses. L'arrivée d'une nouvelle dans ce duo promet également des moments mémorables, car je pense qu'elle va rester un bon moment avec eux, contrairement à certains qu'ils ont dû laisser de côté. Je suis contente également d'avoir revu Eric quelques instants, mais comme Cornélia, qui va rester en vie une fois que cette Grande Mort va réussir à être éradiquer, si cela arrive un jour, bien entendu. Je comptais attendre un petit peu avant de débuter le tome 2, mais non impossible, j'attendais de terminer d'écrire ma chronique pour l'attaquer, chose faite !

     

    En conclusion ? Un monde tombé aux mains de zombies peu commodes, un auteur qui s'amuse à mettre ses personnages dans des situations extrêmes, une question de survie et une sacré dose d'action et de courage. Allez, je fonce lire la suite !

     


     

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