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    Focus Littérature

     

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    Ravages #1 : après la fièvre la canicule (collectif d'auteurs)

    disponible sur amazon

    Auteurs : Collectifs

    144 pages

    Thème : Revue

     

     

    Résumé :

    « La revue Ravages fait peau neuve

    I - Dossier Canicule : depuis plusieurs années, chaque été, la canicule menace
    Avec des écrivains, des témoins, des chercheurs Ravages fait le tour du monde des canicules, de la désertification et des incendies qui se multiplient depuis 15 ans avec le réchauffement climatique. Comment elles affectent les corps, le travail, l'humeur, la compréhension, les émeutes, les colères... Comment elles multiplient les guerres... Comment les espèces parasites en profitent... Comment il fera demain à Paris la tempéture de Tanger... Comment elle accélère la prise de conscience du réchauffement fatal, détrône les politiques, influence les artistes...

    II - Un cahier spécial : ravages dans les têtes
    Les Engrenages : comment la sécheresse multiplie les violences, les migrations, le terrorisme et les guerres. Comment à force de dégrader les écosystèmes, nous avons libéré des virus létaux... - Les Éculés : les intellectuels boomers dans le déni cynique et la défense désespérée du statu quo - Les Chacals : les profiteurs de changement climatique, qui veulent contrôler les ressources, et leurs lobbies - Le " capitalocène " vs l'anthropocéne.

    III Joie Ravageuse
    Les Durs à Cuire : Extinction Rebellion, désobéissance civile, Sea Shepherd... - Les écosexuels : ils font l'amour dans et avec la nature - S'adapter au réchauffement : tous en hamac, des palmiers partout, la Riviera anglaise... - L'aérocène : l'avenir, voyager en ballon.

    Contributeurs :
    Ravages comporte déjà 10 numéros, parus entre 2008 et 2013. Le magazine revient en 2020 sous une nouvelle formule toujours orchestrée par Frédéric Joignot. Une vingtaine d'auteurs et de plasticiens venant de pays et d'horizons différents interviennent dans chaque numéro. Contribuent dans ce numéro : Margaret Atwood, Jared Diamond, Jean-Marie Durand  »   

     
     

    La bête du Bois de Boulogne (Christine Béchar)

    16/20

     
     
    Merci à Babelio ainsi que la maison d'éditions Massot pour la réception de ce livre. La couverture apporte déjà ce que nous avons subi et continuons de subir : la chaleur. Étouffante, destructrice, elle peut également être bénéfique. Bien entendu la température monte, le soleil n'est pas la seule source de ces effets que nous pauvres humains essayons de respirer.
     
     
    Avant toute chose, je ne connaissais pas du tout cette revue, qui apparemment existe depuis déjà pas mal d'années. C'est une occasion de mettre le nez dedans et de comprendre que cette façon de mettre la revue tel un livre est très sympathique. Le format est assez petit, en pages et en grandeur, il a pu aller dans tous mes sacs ! La couverture souple et lisse apporte un soupçon de douceur et de fraîcheur malgré le temps que j'ai eu en le lisant.
     

    Il y a un avant et un après la canicule, comment nous vivions (nous les êtres humains, les animaux, la flore) et comment nous allons nous adapter, car il est clair que la Terre n'a pas fini de nous donner des surprises.La preuve, nous sommes fin septembre et le soleil est toujours là, avec les shorts, les tong et le soleil plus bas qu'en été certes, mais bien présent et apportant une douce chaleur moins criminelle que d'autres malgré tout. Le résumé est largement suffisant pour savoir si on veut le découvrir ou non. Les thèmes sont nombreux et ne manque pas de faire sourciller plus d'un lecteur.
     

    Il ne s'agit pas d'un texte unique, mais d'une multitude d'écrits sur des phénomènes que nous avons déjà eu connaissance : les incendies de forêt qui sont criminels ou non, la surpopulation apportant un nombre de personnes au mètre carré bien trop imposant, l'industrialisation, l'envie de certains d'augmenter la production de pétrole par exemple et bien d'autres encore. Chaque texte apporte son lot de bon ou de mauvais. Même si le mauvais est plus important. Il est assez virulent et j'ai beaucoup aimé la façon dont les auteurs mettent en place les différents problèmes. Entre ceux qui se fichent royalement de l'écologie et produisent sans cesse de l'énergie à revendre, et les autres qui ne s'occupent pas de la faune et la flore pour obtenir encore plus de la Terre : l'effet de serres n'est plus un terme, c'est devenue une vérité. Une vérité qui fait mal et qui devrait donner matière à réflexion pour tout être humain : la Nature se rebelle, elle se modifie en fonction de ce que nous lui faisons subir. Un retour en arrière est peut-être possible ou pas, nul ne peut deviner si nous sommes déjà au point de non-retour.
     

    Les textes sont agrémentés d'illustrations, de photos mettant en scène certains phénomènes. C'est très intéressant de lire ce premier Ravages comme un documentaire, c'est ainsi qu'il faut le voir, même si à un moment donné nous sommes dans l'idée d'un futur de Marseille en 2050. Tout semble possible et en même temps l'impossible reste à notre portée. Comment notre, oui je dis notre, même si ce n'est pas mon idée, ou celle de celui qui va lire cet article, mais comment notre vie a pu se détériorer de cette manière tout en sachant que c'est de notre faute si nous en sommes arrivés là ? Divers pays tentent de trouver des solutions, de se donner les moyens de retourner la situation. Ces pays sont souvent ceux qui sont développés, ceux qui sot en voie de développement, il suffit de voir les photos pour comprendre que leur principal problème n'est pas cette canicule, mais la famine, d'avoir un toit sur la tête, etc.
     

    En conclusion, un texte qui permet de réfléchir et de se poser les bonnes questions sur notre potentiel avenir. Nous ne verrons pas le changement radical, mais nos enfants, les enfants de nos enfants risquent de subir ce que nous avons commencé.

     
    Extrait choisi :
      
    « Nous les humains avons besoin d'énergie pour mener toutes nos activités, et nous en utilisons des quantités particulièrement importantes pour transporter et soulever des tas de choses.
    Pendant des millions d'années d'évolution humaine, la force musculaire humaine a été notre seule source d'énergie pour le transport et le levage. Il y a environ 10 000 ans, nous avons commencé à domestiquer de gros animaux et à les harnacher pour tirer des véhicules, transporter des paquets et soulever des poids à l'aide de système de poulies et d'engrenages. Puis vint l'énergie éolienne pour la conduite des voiliers et, plus tard, les moulins à vent, et l'énergie hydraulique pour entraîner les roues à eau utilisées pour le levage, le meulage et la filature... »

     

    https://cdn.radiofrance.fr/s3/cruiser-production/2020/06/d5407a76-d1bc-4ee8-8435-8925d35e925f/250_97823803524430-6555366.jpg

     

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    Tsahan (Alex Parker)

    disponible sur amazon

    Auteur : Alex Parker

    295 pages

    Thème : Science-fiction

     

     

    Résumé :

    « Par-delà les grandes régions obscures et l’infinité de galaxies qui peuplent l’Univers, brille de toute sa splendeur l’étoile nommée Taah. Autour de la perle de lumière orbite Tsahan, une planète majeure au biome unique formant une épaisse forêt primitive. De ce miracle de la nature émane une abondance de microparticules invisibles à l’œil nu : le « Féeï ». Mortel pour toutes les formes de vie extérieures, celui-ci rend également inutilisable jusqu’à la plus pointue des technologies étrangères. Les Égyssiens, seuls véritables enfants de Tsahan, vivent dans la cité du « Dessous » et sont mystérieusement immunisés contre les microparticules. Toutefois, une zone vierge de tout Féeï émerge de cet océan végétal : les hautes plaines de Tarega, au sein desquelles ont élu domicile les Élestiens – désormais maîtres du « Dessus ». Chaque fois qu’Époq, l’un des soixante-dix-sept Élus désignés pour sauver son peuple, rejoint la cité du « Dessous », le blanc immaculé des cheveux de la plupart des habitants ne cesse de lui rappeler que le temps pour eux est dorénavant compté.  »   
     
     

    La bête du Bois de Boulogne (Christine Béchar)

    13/20

     
     
     
    Je remercie Alex Parker pour m'avoir proposé de lire son nouvel univers. J'avais déjà eu l'occasion de découvrir l'auteur avec un autre de ses livres que j'avais bien aimé (le premier tome de la Liturgie des anges) et c'est tout naturellement que j'ai accepté. La couverture est magnifique est montre une partie de cette planète, une partie insoupçonnée par la plupart de ses habitants, un véritable paradis pour ceux qui peuvent y aller sans craindre quoique ce soit.
     
     
     
     
    Tsahan est une planète qui vit, qui s'impose, qui essaye de survivre aux deux mondes qui s'affrontent. Un jour, un peuple est venu sur cette terre et a réussi à obtenir des secrets que les anciens n'auraient pas dû dire. Ces nouveaux arrivants sont devenus ceux du dessus, avec leurs propres règles, leurs façon de commander les autres et de réussir à prendre le souffle de vie des habitants du dessous. Quant à ceux d'en bas, ils sont obligés de les écouter, ne pouvant plus survivre avec une terre qui ne leur apporte plus rien. Les années ont passé tout comme les siècles et l'espoir semble être devenu juste un mot écrit sur un mur quelque part.
     
     
    Les descriptions de l'auteur sont pointues sur les lieux, la végétation, les liens entre les élus et les animaux. (Je parlerais des élus plus tard) Je ne me souviens pas avoir vu une seule faute dans le texte, une tournure de phrase bizarre, le texte est (sans entrer dans l'histoire) parfait à mes yeux. Les mots choisis sont imposants, laissant une grande part de complexité dans le texte. La plume est travaillée, les décors aussi. Le texte est complexe et je dois admettre que j'ai eu beaucoup de mal à entrer dans l'histoire. Du départ nous suivons Octavia qui voit sa mère mourir sous ses yeux. Le souffle de vie n'est pas arrivé à temps pour lui redonner quelques mois, voire quelques années de plus. Ce fameux souffle qui est au coeur du problème des deux mondes. Celui du dessus n'hésite pas à le marchander pour le récupérer en échange de nourriture, et ceux du dessous vont jusqu'à offrir celui des enfants pour tenter de survivre, devenant ainsi des sans couleurs. Des hommes, des femmes, des enfants dont la couleur des cheveux disparaissent pour être blanche.
     
     
    Un combat entre les deux mondes dur, difficile, allant jusqu'à tuer pour obtenir leur dû ne laisse pas indifférent. Nous suivons donc Octavia, qui va découvrir autre chose, un monde à part, celui des élus. Ils sont différents de part un certain nombre d'éléments. Les élus sont capables de beaucoup de choses, de voir au-delà, de se connecter avec la nature et bien d'autres encore. Et puis il y a également ce Féeï, un moyen de protection de ceux d'en dessous qui est à la fois une bénédiction et une malédiction. L'un ne va pas sans l'autre dans cette histoire, à quelque chose de bon, un malheur survint. Le fait de récupérer le souffle des voleurs apporte paix aux Egyssiens (ceux du dessous) et mauvaises nouvelles aux Elestiens (au dessus donc). Epoq est un des élus, nous le savons de suite et capable de grandes choses. Il est une sorte de chef des élus, une poignée d'hommes et de femmes qui se battent pour leur peuple.
     
     
    Epoq, Cassion, Octavia, Tiko sont prêts à tout, ou presque pour obtenir gain de cause contre les sages, les Révocateurs, le Primo. Des personnages qui se battent pour leur cause, qu'ils pensent juste chacun de leur côté. Aucun des deux ne regarde réellement ce qui peut se passer une fois le souffle repris ou volé. Il faut vivre d'une manière ou d'une autre et les conséquences même connues ne peuvent pas être ignorées longtemps. La planète risque de se rebeller et elle va nous le prouver au fil du temps et du récit. Rean est le Primo, celui par qui il faut passer pour atteindre les fameux sages, celui qui est le garant de la sécurité de son peuple Elestien. Il est très présent dans le récit et apporte la part de mystère qui entoure un autre personnage.
     
     
    L'échange entre les deux peuples est risible dans le sens où ceux d'en dessous n'ont le droit à quasiment rien. Deux mondes qui s'affrontent sans cesse. La technologie est très présente au dessus alors qu'elle est inexistante en bas. Le fameux Féeï empêche ce qui n'est pas "nature" de descendre. C'est une guerre des nerfs qui s'ajoute à celle de l'humain journalière. Les fameuses vagues donnent un peu d'espoir, mais pour combien de temps ? Ce progrès semble de trop pour les uns qui ne cessent de vouloir plus, toujours plus et même au-delà de l'imaginable. L'impensable semble être de mise, les sages sont au-dessus de tout soupçon et pourtant... pourtant il se trame des événements que nul n'aurait pu prédire. Est-ce que vivre sans cette connaissance serait mieux ? Seuls les personnages peuvent nous le dire. C'est l'arc et ses flèches contre une machine de guerre, un Robin des Bois des temps modernes qui à un côté sombre qu'on en peut pas nier.
     
     
    En conclusion, l'écriture est vraiment travaillée, malheureusement trop pour moi. Trop de descriptions des lieux, le début est très lent pour mettre en place les personnages, ce qui se passe vraiment et le pourquoi cela se passe ainsi arrive tardivement. Je n'ai pas réussi à ressentir quelque chose pour les personnages qui ne sont pas détaillés en comparaison du décor. Le récit est riche en événements, en action, en scènes particulières. Je ne m'attendais pas à une histoire si complexe où je me suis perdue, je dois bien l'avouer. Je pense être passée à côté de pas mal de visions de l'auteur et je le regrette sincèrement.

     
    Extrait choisi :
      
    « Rean vient de franchir les limites, il le sait, parce qu’aucune décision émanant des hautes autorités ne doit être discutée sans un motif valable. Mais il n’en a que faire, il est persuadé d’être dans la vérité.
    —        N’oublie pas que nous sommes la tête du bras armé d’Élest, notre peuple tout entier compte sur nous ! enchérit Elun.
    — Tu as raison ! Nous ne pouvons nous laisser aller à ce genre de considérations, même à l’abri des oreilles indiscrètes…
    Devant cette réponse pleine d’ironie, le cœur du Révocateur oscille entre contrition et emportement.
    —        Crois-tu franchement que les Élus auraient pitié de nous s’ils pouvaient nous dépouiller sans mesure ? Ils nous craignent parce qu’ils ne peuvent nous atteindre, c’est aussi simple que cela !
    Entre crainte et espérance, les deux collègues se posent aux abords de la piste d’atterrissage afin d’y admirer le va-et-vient des vaisseaux spatiaux.
    —        Nous avons ici élevé une ville de lumière, si loin de nos racines, elle renvoie pour nous l’image de la perfection. Or, si on la regarde de plus près, Élest révèle soudain sa part sombre, prononce Rean à mi-voix, dans un élan d’inspiration.
    —        Qui peut se targuer d’être parfait ? »

     

    Tsahan (Alex Parker)

     

     
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