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    En fait, c'est le rêve du chien (Joseph Kochmann)

    Disponible sur Amazon

     

    Le sanctuaire de Nienor, braconnage à Saline (C. Nouvel, L. Major)

    Auteur : Joseph Kochmann

    247 pages numérique (epub)

    Thème : Policier, satyrique, inclassable en fait

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    Résumé :

    « Lectrices, lecteurs,
    La quatrième de couverture que vous avez sous les yeux n’est pas comme les autres.
    Bien sûr, je pourrais vous exposer les prémices de notre récit ; l’étrange enquête de l’inspectrice Chloé Barkouaf, teckel bipède aigri, et de son assistante Polygon Sobarf, chihuahua tremblant, sur le meurtre du pauvre John MacGuffin, chat et alcoolique de son espèce.
    Je pourrais brièvement m’exprimer sur leurs péripéties au cœur d’Inspiterre, monde aussi merveilleux que fou, de leur traversée au cœur du sombre Royaume Traisuspé, de l’étrange Mont Croquant, de l’inaccessible Jungle Élitiste…
    Je m’abstiendrai cependant car, voyez-vous, ce roman cache un terrible secret.
    Un rebondissement qui pourrait, à jamais, changer la face du monde…
    » 

     
     

    La bête du Bois de Boulogne (Christine Béchar)

    18/20

     

    Merci à Joseph pour cette nouvelle lecture déjantée. Qu'est-ce que cela fait du bien de sortir des policiers (que j'adore, hein, il ne faut pas oublier) mais dans l'humour complètement décalé. Joseph est un auteur à part qui n'hésite pas à en faire des tonnes, de tomber dans l'excès. Est-ce pour nous faire réfléchir encore plus ou au contraire nous enfouir dans un trou et recouvrir de terre ? Je pense que notre chihuahua de l'enquête en serait bien capable !

     

    Un chat a été tué à Animaville, ville où ne vivent que des chiens. Qu'est-ce qu'il était venu faire par ici ce sale chat de , pardon ce gentil chat venant de Traisuspé ? Envoyé en tant que diplomate, John MacGuffin était là pour maintenir les liens entre les deux "villes" dans la paix et l'harmonie. Mouais, chat, chien, c'est rare qu'ils s'entendent... Mais ici, pour l'auteur oui, c'est apparemment le cas ! Tout n'est qu'apparence, il faut se souvenir que ce n'est que le rêve du chien. Et par conséquent, lorsque deux chiennes doivent quitter Animaville pour en savoir plus sur le meurtre d'un chat à Traisuspé, je n'aurai pas vu cela comme le rêve d'un chat !

     

    Ce livre est à lire à haute voix, siiiiiiii, il le faut ! Les bestioles et surtout leur nom, les lieux, tout est bon à prendre, il faut les dire à haute voix. J'espère déjà que dans le résumé que j'ai écrit juste au-dessus vous l'avez fait. Sinon il faut y retourner et lire la bouche ouverte. Faire des sons et s'écouter. Ce petit aparté noté, il va falloir maintenant rentrer dans le détail. Est-ce bien nécessaire ? Parce qu'il faut l'avouer, il y a des moments où nous nous demandons où nous allons. Les rêves sont si sympas lorsque c'est nous qui sommes aux commandes. Pour le coup, ce n'est pas le cas. Entre deux, le lecteur tente par tous les moyens de prévenir l'inspectrice Miss Barkouaf que c'est le rêve du chien, mais elle se réveille trop vite, ou la migraine passe ou bref, on peut toujours tenter de lui dire, elle doit probablement n'en avoir rien à faire. Hum, mon visage montre un aspect énigmatique sur la façon de faire pour cette chronique. Comment rester dans la "normalité" alors que d'une manière générale j'ai un peu de mal à l'être ? Que nenni, pour ce livre je vais passer outre et faire à ma sauce.

     

    Une enquête avec à la tête deux chiennes, Chloé Barkouaf le teckel et Polygon le chihuahua. Et tous les codes d'un bon policier, limite pour un scénario (pour le listing que je vais mettre, je ne donne qu'un exemple, mais le livre en est bourré ! ) : 

    - Les rebondissements, avec la façon dont le roi Vraiman Traisuspé annonce qu'il veut que les deux chiennes reprennent l'affaire en main, alors que Chloé le dit dans le même temps,

    - Un méchant saumon qui perd un indice qui pourrait les mettre sur la voie, tout en lançant un clin d'oeil bien visible de tout le monde,

     

    « L’inspectrice saisit la feuille qu’on lui tendait, perplexe, la lut, puis baissa les yeux, observant tour à tour le médecin légiste et le défunt.
    — Pardon, mais… On n’est pas censé obtenir ça une fois le cadavre envoyé chez vous ? demanda-t-elle, déconcertée. Et puis, d’ailleurs, qu’est-ce que tu fais sur le terrain ? Et comment t’as appris tout ça aussi vite ?
    Ekspo Zission leva un sourcil, dévisageant sa supérieure comme si celle-ci lui avait demandé pourquoi le ciel était gris. Polygon tapa dans ses pattes en souriant.
    — C-C’est marrant, fit-elle, ça me rappelle un rêve que j’ai fait hier soir : il n’y avait pas la moindre logique. »

     

    - la logique dans toute sa splendeur, avec les éléments qui sont déjà là, avant même qu'on ne les cherche,

    - les effets dramatiques,

    - les suspects à foison qui sont mis en avant sans trop savoir pourquoi eux et pas d'autres,

    - le piège qui se referme sur les flics,

    Vous en voulez encore ? Oui... non, allez encore un peu, juste pour le fun. Il faut savoir réfléchir dans le non-sens, dans la recherche que ce qui semble "normal" ne devrait pas être là. Lorsque vous avez trois personnages qui se nomment Ham, Stern et Dame, voilà, voilà. Quand je vous dis qu'il faut le lire à haute voix, il faut m'écouter un peu. L'auteur s'amuse avec des mots comme le twist, le foreshadowing, monsieur est anglophone. Pas de panique, il s'amuse à nous donner les explications, nous pauvres petits lecteurs qui même s'ils ont pensé avoir trouvé, c'est forcément pas ça ! Qu'est-ce que c'est drôle de le voir tenter de prendre tout ce qui doit y avoir dans un policier et le mettre ici, tel un fourre-tout. Un brin humoristique, (enfin plus qu'un brin), une touche de jemefousdelagueuledecequisecasseleculaécrirecethème, parce qu'avouons-le, nous n'en rigolerions pas autant.

     

    Côté personnages, ils sont là et cela fait une sacrée animalerie : loup, louve avec des enfants à qui il faut donner à manger, les pauvres petits, poissons, porc, hamster... Oui trois petits points je ne vais pas redire ceux d'au-dessus et les autres. Il faut savoir garder un peu de suspense ! Même si cela n'a ni queue ni tête, imaginez un peu le topo : mettez des "humains" à la place des animaux lorsque vous le lirez et là, je peux vous garantir que là vous comprendrez qu'il y a une véritable histoire derrière tout cela (enfin si vous avez du mal avec les chiens).

     

    Il y a donc beaucoup de jeux de mots, de sujets lourds qui passent tout seuls grâce à l'humour omniprésent dans le texte. Des évidences dans des décors différents, des surprises et des intrigues qui se suivent et ne se ressemblent pas. Lourdeur, crétin, idiot, imbécile, les personnages ne sont pas en reste de mots doux et tendres entre eux. Tiens le singe au requin, à moins que ce ne soit l'inverse, le requin aux singes. Tout cela n'a ni queue ni tête, c'est comme la confiture, moins on en a plus on l'étale... Mais non, voyons, ici, c'est la confiture aux cochons que l'on donne. Absurdité, incohérence, honnêteté et en fait, c'est... c'est... et voilà la migraine de retour. On est bien mal barré là !

     

    « Bien décidé à les décrypter, il posa ses petites lunettes marron sur son museau, ordonnant aux deux chiennes de se taire.
    — R-Regardez comme il est précis ! s’exclama Polygon. I-Il arrive sur les lieux, sort son matériel, cherche les indices, en tire des conclusions…
    — Oui, le boulot qu’on était censées faire depuis le début en fait, s’énerva Chloé.
    — C-C’est tout de même une aubaine qu’il était sur place. Grâce à lui, on va enfin pouvoir clore l’affaire.
    — Et comment peux-tu affirmer que ce n’est pas lui le coupable ?
    Le chihuahua eut un mouvement de recul, outrée.
    — M-Miss Barkouaf… C-C’est un héros tout de même !
    — Ça ne veut rien dire. »

     

    Mais si, tout est là, sous nos yeux, sam branche et vous ? Humour décalé, métaphore en veux-tu en voilà, personne n'est mis de côté. Il y en a pour tous les goûts. C'est le rêve du chien et vous y croyez encore là ? Le destin. Ce chemin que beaucoup aimeraient pouvoir contrôler alors que ce n'est qu'une simple idée, une vague idée de ce que notre avenir lou(p)foque pourrait devenir. Le cliffhanger n'est pas le dernier mot de cette fin de l'histoire. C'est un tout, un complet pas comme le riz, mais pas loin, car au moins le riz on le mange. Le script, ce scénario qui est tout sauf normal. Qui a osé mettre des parfaits crétins dans ce récit ? Une Trilogie doit en être la cause et je me demande quel personnage a bien pu venir foutre le bordel là-dedans ! En parlant de cette trilogie, voici le lien, si cela intéresse un quelconque lecteur, à savoir que j'ai adoré le deuxième et que le 1 et 2 peuvent être lus dans le désordre. Par contre, prendre le lecteur pour un débilos... hum, cela ne passera pas avec mouaaaaaaa ! Je ne lis pas la fin de l'histoire avant ni même vérifie la table des matières, non je ne fais que regarder le nombre de pages qui me restent et là, je sais que c'est un mensonge ce fameux chapitre qui dis que c'est le dernier qu'il n'est pas le dernier. Nanmého et puis quoi encore ? mdr. De toute manière Miss Chloé le dit bien : Votre histoire ne tient pas debout.

     

    La fin est dans le même twist que le récit. Je n'entends rien, je ne vois rien, je ne dis rien, cela vous rappelle quelque chose ? Il est clair que ma "chronique" ne ressemble à rien, que je parle au lecteur (alors que je ne le fais... jamais, je crois bien) Il faut bien comprendre que le vide sidéral ressenti par l'un des "personnages" est compréhensible. Une fois que tout est terminé, que tout est dis il ne reste que l'ennui de se retrouver seul.  C'est du miaou gratiné. J'ai hâte de découvrir chien chaud, quatre saisons qui sait, peut-être que cette future histoire serait aussi... passionnée ? 

     

    - En fait, c'était le rêve du chien, du chat, de la souris, du hamster, de,

    - ouais bah c'est bon, on a compris que c'était son rêve ! Va dormir maintenant il est tard !

    Vous l'aurez compris, il n'y a pas de rêve sans lecteurs prêts à suivre le rêve d'un auteur qui a envie de nous embarquer dans une histoire bien à lui.

     

     

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    Disponible sur Amazon

     

    Le sanctuaire de Nienor, braconnage à Saline (C. Nouvel, L. Major)

    Auteur : C. Nouvel, L. Major

    160 pages papier

    Thème : Jeunesse

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    Résumé :

    « La princesse Nienor a créé le Sanctuaire, un refuge qui recueille et protège les animaux des Terres Emergées en danger. Lorsque son ami, le capitaine Colson, lui apporte dans les cales de son bateau un mâle lainross, une tragédie se produit... Nienor et ses compagnons sauront-ils vaincre la cupidité et la violence humaine ? » 

     
     

    La bête du Bois de Boulogne (Christine Béchar)

    17/20

     

    Merci à Margot des éditions Mage pour cette lecture. Le livre a été lu par quelques préadolescentes lors de la colo où je suis animatrice l'été, puis par moi. Les filles étaient plus intéressées que les garçons. Ce n'est pas bien grave, car la colo c'est surtout pour faire ce qu'ils désirent et donc: le foot était en première ligne.

     

    Ce qui a plu à tout le monde, c'est la carte du départ. Ainsi nous pouvons suivre les aventures en regardant où les lieux se trouvent, puis le bestiaire qui est en fin de livre. Les illustrations sont très sympathiques, colorées et ne surchargent pas le livre. Bien au contraire, en plus l'écriture est celle spécifique pour les dyslexiques, une écriture plus arrondie.

     

     

    Nienor est la princesse qui n'en fait qu'à sa tête dans le bon sens. Elle déteste les robes et préfère mettre de vieux vêtements pour travailler dans le Sanctuaire. C'est un lieu qu'elle a créée afin de recueillir les animaux qui sont en difficultés voire en voie de disparition. Alors qu'elle attend un nouvel animal qui doit arriver par la voie des mers, ce dernier lui est déposé bien mal en point. Il doit être remis sur pied avant de pouvoir intégrer le sanctuaire. Malheureusement, il a une belle corne et la cupidité des humains est sans limites. Nienor et ses amis vont devoir tout faire pour sauver l'un d'entre eux et trouver les responsables.

     

    Les filles étaient en colère, contre les trafiquants. Je me suis même demandé ce qui se passait dans la chambre, mais au final elles étaient juste tellement dans l'histoire qu'elles ne se rendaient pas compte que nous les entendions un peu trop. Rien de bien méchant d'ailleurs. S'il y en a une qui avait découvert celui qui était à l'origine de tout cela, les deux autres non. Une question est apparue : est-ce qu'il y aura une suite ? Elles ont beaucoup aimé découvrir les illustrations des animaux qui sont évoqués et qui ressemblent à certains des animaux que nous avions pu voir dans un zoo. Je pense que la morale de l'histoire est bien passée auprès d'elles. Ah oui, j'allais oublier une chose : les loups. Nous avons fait du chien de traineaux (si, si, en plein mois de juillet dans une ferme exprès) avec des huskys qui ont plus ou moins du sang de loup en eux, elles (ainsi que les autres enfants) ont pu les approcher, voire les caresser pour certains. Elles ont bien compris le caractère de Noir et Blanche : celui d'être domestiqué, mais pas trop, l'instinct sauvage est toujours présent. Il faut donc bien faire attention.

     

    « Blanche et Noir s'impatientaient. Les beaux discours d'accord, mais après que la jeune fille leur aura donné leur ration de viande ! Les préoccupations tarabiscotées des humains, très peu pour eux. Dans leur esprit animal, une seule chose comptait à cette heure : ils avaient très faim.

    - Je dois nourrir mes deux sauveurs, dit la princesse. Je pense les laisser au Sanctuaire pendant quelques semaines. »

     

    Nous découvrons les lieux, le fameux Sanctuaire au travers des animaux qui y vivent et des humains qui y travaillent. Il s'agit d'un havre de paix où les animaux doivent apprendre à vivre. C'est un terrain inconnu qu'ils ne connaissent pas, mais une fois les limites trouvées et la sensation d'être chez soi, ils sont en osmose avec les éléments. Les humains sont au service de ces bêtes, parce qu'ils le veulent bien. Nienor est une princesse pas comme les autres. Elle s'occupe de nettoyer le foin des animaux, leur donne à manger, joue avec eux et à pour animaux de compagnie deux loups. Elle est prévoyante, courageuse, téméraire, pourtant lorsqu'il arrive ce qu'il arrive à son nouvel animal, elle s'effondre et baisse les bras. Elle se retrouve à la limite de la déprime et va jusqu'à broyer du noir. Par chance, Calen est toujours présent pour la remonter et lui montrer qu'il ne faut jamais baisser les bras.

     

    Une histoire qui est pleine de rebondissements et de sentiments en tout genre. Le bonheur de voir un nouvel animal arriver qui va donc avoir une nouvelle vie et donc une nouvelle chance. La détresse/tristesse/rancoeur/colère de voir ce que l'homme est capable de faire pour de l'argent. L'appréhension de ne pas trouver le coupable. La peur de ne pas réussir à sauver ceux qu'on apprécie. La joie de comprendre ce qui s'est passé et ainsi de montrer du doigt le mal fait. La tristesse de la perte. L'auteur a su mettre des mots simples sur des sujets qui sont toujours d'actualité. Les défenses d'éléphants qui sont récupérées de manière tout sauf légales, la peau des crocodiles, les fourrures pour des manteaux, l'Homme ne sait pas s'arrêter. La phrase "L'Homme est un loup pour l'Homme", convient parfaitement ici. Une enquête qui ne dure pas longtemps, mais qui a ce qu'il faut pour attirer les préados. Des héros, hommes et femmes, des animaux et surtout des loups comme compagnons, un Brin qui sait ce qu’il veut et a tout fait pour faire partie de l'équipe. Il y a aussi des navires, des "Pirates", des commandants, des pêcheurs. Un mélange de personnages qui donnent envie de suivre leur aventure.

     

    « Calen passa derrière Nienor, s'accroupit, saisit fermement les bras de son amie. Il la releva.

    _ ça suffit ! la coupa-t-il sèchement. N'oublie pas, je suis un soldat. Un soldat d'Elmerodd ne se rend jamais ! Au Sanctuaire, rien ne t'arrête, tu n'as peur de rien, tu es infatigable. Un pas à la fois ! Direction, la Capitainerie.

    Le ton brusque de Calen agit sur Nienor comme un aiguillon. La jeune fille se frappa la poitrine deux fois du poing droit et récita comme une promesse la devise d'Elmerodd :

    _ Jamais ne cède !  »

     

    L'écologie est très importante, tout comme la place de chacun dans la nature. La patience est aussi un point qui ressort souvent tout comme la ténacité. Il faut savoir tenir bon quelque soit la façon dont le vent souffle et ne pas toujours écouter les autres. La preuve, Nienor aurait fait ce qu'on lui avait dit, elle n'aurait jamais pu trouver les coupables. Avec un peu de réflexion, tout est possible, il suffit juste d'y croire pour réussir.

     

    En conclusion, une très belle histoire qui plaira à la majorité des lecteurs. J'ai été conquise par les illustrations qui sont en parfaite adéquation avec le texte qui lui-même est entraînant. Une très belle découverte et je rejoins les filles, est-ce qu'il y aura une suite ? Ou d'autres aventures avec ses personnages ? Parce que sincèrement, nous aimerions bien continuer avec Nienor et ses compagnons. 
     

    Lectures/Avis en cours

     

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