•  

    Dette de sang (Kevin Wignall)

    Disponible sur Amazon

    Dette de sang (Kevin Wignall)

     

    Auteur : Kevin Wignall

    267 pages numérique (pdf)

    Thème : Thriller, policier

    *******

     

     

    Résumé :

    « Assise à une terrasse de café ensoleillée d’une petite ville de Toscane, en compagnie de son petit ami, Ella Hatto profite du calme estival et de la beauté des lieux. Son plaisir sera de courte durée, et l’inconnu qui l’observe de loin le sait très bien. Entraînée brusquement dans une spirale infernale qui vient d’emporter ses parents et son frère, Ella doit tirer un trait sur ses projets et ses rêves d’une vie normale. Si elle veut survivre, il lui faudra se montrer forte et impitoyable face à cet ennemi invisible. Avec l’aide de Lucas, un tueur à gages au passé trouble, pourra-t-elle assouvir sa soif de vengeance ? »  

     

     

    La bête du Bois de Boulogne (Christine Béchar)

    15/20

     

    Je remercie NetGalley pour cette découverte. Je ne connaissais ni l'auteur ni même la maison d'éditions. Un coup double pour un policier, thriller. 

     

    Ben, 17 ans, est dans sa chambre à écouter de la musique très forte dans son casque. Il pense à celle qui fait battre son coeur. Arrivera-t-il à se déclarer, ou bien va-t-il préférer faire croire que ce n'est qu'une amie ? Pour lui, le choix est vite fait, un homme entre dans sa chambre. Ben n'a pas le temps de prononcer le moindre mot : il est abattu. Personne ne bouge pour tenter de le sauver, son père et sa mère son déjà mort. Le meurtrier disparait sans laisser de traces. Seule rescapée de ce carnage ? Ella, la fille ainée, se trouvant en Italie, ignorant ce qui c'est produit. Jusqu'à ce qu'un homme tue devant elle deux autres et l'embarque elle et son petit ami dans les ruelles de la ville. Une menace place au-dessus de sa tête. Recommencer à vivre dans ces conditions n'est pas simple. Et si le seul moyen était de se laisser aller à la vengeance ?

     

    « - Je suis désolé pour le coup de fil.

    - C'est ma faute ; je n'ai pas été assez clair. Ce travail, ce n'est pas ce que je fais habituellement.

    - Je ne comprends pas. Qu'est-ce que vous faites en temps normal ?

    - Je tue des gens.

    Chris le fixa pour s'assurer qu'il ne plaisantait pas ; puis il sortit. Lucas ferma la porte à clé derrière lui avant d'aller s'asseoir dans le fauteuil. Il y a une chose qu'il savait maintenant ; tuer des gens était plus facile que de les protéger, de s'occuper d'eux, de créer un lien avec eux.  »

     

    Le livre est découpé en trois parties. La première, la chute est dure, la perte de sa famille, le fait de devoir suivre un inconnu, d'être à la merci de cet homme sans vraiment savoir de quoi sera fait son avenir. La seconde, la séparation, l'apprentissage de réussir à vivre avec tous ces éléments, de voir ce qui peut être fait. La troisième, la vengeance, le moment où plus rien ne pourra lui faire faire demi-tour.

     

    Une intrigue qui laisse pas mal de monde sur le carreau. Qui peut bien en vouloir à cette famille qui semble parfaitement "normale" si ce mot existe vraiment. Une famille meurt, une seule survivante parce qu'elle était en vacances avec son petit ami. Un garde du corps qui la suit pour la protéger. Un homme qui semble être tout sauf ça. Pourquoi son père a envoyé ce Lucas à ses côtés ? Se savait-il en danger ? Beaucoup de questions tout au long du récit, beaucoup de suppositions également. On a des doutes, on imagine, on n'imagine pas et puis on tombe des nues. L'argent est vraiment un moteur pourri. C'est l'escalade, autant dans les enchaînements qui tuent des personnages, que dans les émotions de Ella, notre "héroïne". Un suivi psychologique aurait été pas mal, plus approfondi dans son cas, après j'avoue que les médicaments n'est peut-être pas la solution. La perte d'un être cher est douloureuse, celle d'une famille complète devient destructrice. L'auteur a montré un personnage qui perd tout, ou presque tout et l'envoie dans une spirale auto-destructrice. Il n'y a plus que la vengeance en bouche. Et ce plat est terriblement glacé.

     

    J'ai beaucoup aimé le rôle de Ben, car même s'il est court, nous le retrouvons dans les pensées de sa soeur. Que serait-il devenu s'il avait pu vivre ? Ella a un comportement de soeur éplorée et en même temps elle ne cesse de se poser des questions sur lui, sur elle, sur eux deux. Est-ce qu'ils étaient proches ? Se connaissaient-ils vraiment ? Et l'éternel pourquoi ? Ella a une évolution phénoménale. De jeune femme aimante envers Chris, nous la voyons passer par plusieurs étapes. L'obligation d'apprendre à se méfier de tout le monde, de suivre son instinct, de prendre les choses en main, de décider, de perdre sa capacité à aimer. Ce n'est pas une évolution classique, la colère, la tristesse, la dépression, tout y passe et bien plus encore. Des plans se forment, des poursuites, des recherches ne cessent de lui tourner autour. Je suis restée sur ma faim dans le sens où j'aurai aimé lire un peu plus de descriptions au niveau du changement d'Ella. Sa vision des éléments est perturbée, elle change radicalement de caractère. La vengeance est un bon moteur, par contre j'aurai aimé plus de subtilités et de descriptions de ce côté.

     

    « On pouvait le lire dans son regard : la douleur du deuil avait cédé la place à une détermination aveugle. Ce basculement, il l'avait vu s'opérer trop souvent au cours de sa carrière, et il ne voulait pas être là pour voir le résultat chez elle. Il devait partir maintenant, pendant qu'il avait encore des raisons de le faire. Il prit un taxi et se rendit chez Dan à l'autre bout de la ville. Il le trouva en train de cuisiner quelque chose de compliqué, son arme à portée de main, près de la planche à découper. Cela le fit sourire de voir Dan... »

     

    Lucas est un personnage important. En dehors de ces meurtres, il y a également une partie de sa vie qui se dévoile. La fatigue qu'il peut ressentir, le fait de vouloir se mettre à la retraite. Et puis son nom, CE nom qui fait trembler les plus anciens. Il n'est pas grade du corps, pas de la façon dont il achève ses victimes, ses ennemis. C'est un tueur, reconverti, par choix ? Par obligation ? Par lassitude ? Toujours est-il que nous en apprenons plus sur lui, sur son passé, sur cette promesse faite qui le ronge. Il y a également Dan qui m'a surprise en un sens. Au niveau de la fin, c'est vraiment la surprise, il faut savoir décrypter ce qui s'est produit. Est-ce qu'il fallait vraiment en terminer ainsi ? Peut-être, peut-être pas, n'empêche, je ne m'y attendais pas du tout et c'est une bonne surprise. Nous suivons également des personnages secondaires qui prennent de plus en plus de place. Il reste l'oncle de Ella qui est marié, deux enfants, l'inspectrice qui la suit comme une ombre, ceux qui sont de près ou de loin des acteurs des meurtres de sa famille. Un petit mot sur Chris : je comprends tout à fait ses réactions : il n'est pas concerné comme il le désirerait, s'en veux. Il est jeune et entraîné dans une histoire pareille... Qui arriverait à suivre vraiment le mouvement ?

     

    En conclusion, une enquête doublée d'une vie d'un ancien tueur qui ne fait pas dans le détail. Pas de gore, juste de l'efficacité. L'histoire est rapide, franche, directe avec quelques flottements au niveau de la fin surtout, un peu plus de détails auraient été apprécié. J'ai aimé suivre Ella dans ce parcours atypique et Lucas dans une reconversion qui aboutira peut-être à une suite heureuse.


     


     

    Défis sur Fb Logo Livraddict babelio Vous pouvez me retrouver : Vous pouvez me retrouver :

     

     

     #ChallengeNetGalleyFR

     

    Partager via Gmail

    3 commentaires
  •  

    Le sauveur (Thierry Jaëglé)

    Disponible sur Amazon

    Sorry not sorry (Hélène Caruso)

     

    Auteur : Thierry Jaëglé

    313 pages numérique (pdf)

    Thème : Science-fiction

    *******

     

     

    Résumé :

    « Depuis toujours Thomas entend des voix qui lui répètent inlassablement le même message. « Il est le Sauveur de l’Humanité ». Le drame ayant frappé sa famille et sa vie compliquée ne le prédestinent pas à ce rôle. Et pourtant, c’est lui qui a été choisi. Lorsque les visiteurs déclencheront leur plan macabre, il s’y opposera avec de faibles moyens. Ils se révéleront bien plus grands que Thomas ne le pressent. Tout en le refusant, le jeune trentenaire va vite comprendre qui le guide dans ce combat à remporter absolument. Hélas, les forces qui s’opposent à lui sont aussi puissantes que celles qui le soutiennent. Parviendra-t-il à sauver l’Humanité ? Ce troisième roman trouve ses origines dans les deux premiers. Le Sauveur raconte l’histoire extraordinaire de Thomas, fils de Nicolas et Florence (Histoire d’hommes) et réincarnation d’Alexandre (Sur le Parcours d’Emi). Le personnage est un modèle de résilience, car être choisi lui a déjà coûté cher et lui coûtera à nouveau. Sa psychologie en est et en sera fortement marquée. Mais avant tout, dans cette extraordinaire aventure, le premier combat à gagner sera sur lui-même. »  

     

     

    La bête du Bois de Boulogne (Christine Béchar)

    14/20

     

    Je remercie l'auteur pour m'avoir proposé de découvrir ce titre par le biais du site simplement. Le résumé appelle de la science-fiction, tout comme le thème et je me suis rendu compte un peu tard qu'il était une "presque suite" de deux autres titres. Le résumé indique juste que le personnage principal est l'enfant d'un couple d'un tome et bref, tout le monde sait lire ce qui est juste au-dessus, pas besoin de le répéter.

     

    Thomas entend des voix depuis très très longtemps. Il vit avec sans vraiment savoir d'où elle provient. La voix commence à prendre de l'ampleur et l'oblige en quelque sorte à devenir le sauveur de l'humanité. Lorsque débarque des personnages prêts à tout pour détruire la terre il va devoir être fort pour aider le peu d'hommes et de femmes encore en vie à survivre. Entouré de ses amis et de nouveaux compagnons, l'aventure commence. Elle ne sera pas de tout repos car lorsqu'il s'agit de sa propre vie ou de celle de ses proches il faut pouvoir faire les bons choix.

     

    « Janvier 2035, extinction annoncée.

    Six mois s’étaient écoulés depuis le commencement des gazages. Les expéditions s’étaient enchainées à un rythme régulier. Des camps, des bourgs et plus rarement des cités rejoignirent l’Alliance apportant matériels, ressources mais peu de survivants. La dernière estimation, couvrant un territoire allant des côtes Catalanes jusqu’à Monaco, recensait l’existence de moins de deux mille personnes. À partir de ce décompte approximatif, l’ampleur de la catastrophe était mesurable ; les pertes humaines étaient abyssales. Comme si cela ne suffisait pas, comme si le déclin devait être inévitablement accompagné d’un sournois silence, les diffusions de la sécurité Nationale s’étaient interrompues. « Voici une absence annonciatrice d’une fin proche », redoutèrent ses derniers auditeurs attachés à cette propagande. »

     

    Une histoire d'élu, de celui qui est choisi par une voix intérieure. Une histoire particulière où se mélange la science-fiction à une lutte entre le bien et le mal. Le monde est joyeux, tranquille, ou haineux, il est tel qu'il est. Avec ses attentats et la guerre qui n'est pas loin. Lorsque le gaz est lancé, ceux qui sont dehors tombent comme des mouches. Impossible de ne pas voir, sentir ces morts par milliers, voire plus. Thomas entraîne dans son sillage sa compagne Alaïs et son ami Julian dans un périple où tous ne s'en sortiront pas indemne. Les extraterrestres attaquent pour une raison que l'on ignore.

     

    L'écrire est plutôt fluide avec un rythme rapide. Il n'y a pas de hachures ou de coupé dans les phrases, c'est très agréable. Le monde entre dans le chaos, les événements s'enchaînent. De nombreuses questions sont amenées au fur et à mesure et certaines trouvent des réponses. Thomas est vu un peu comme le messie une fois que tous ont décidé de le suivre, ce qui est rapide. Au vu de tout ce qui se passe, il est clair que les survivants ont besoin d'une personne sur qui compter. Il n'est pas de l'armée ou d'un quelconque système, il dessine, ou plutôt il écrit les paroles de BD tandis que Alaïs et Julian dessine. D'ailleurs cette BD a une grande importance, mais chut, ne racontons pas tout !

     

    « Face à cette autorité militaire au pied d’argile, se gargarisant d’un pouvoir imaginaire, la résistance s’organisait. D’autres communautés semblaient vouloir s’émanciper en organisant sciemment la diffusion de ces photos. Je n’en étais pas à l’origine. Des poches de résistances existaient bien ici ou là, mais sans mon soutien ou celui de mon rival, leurs chances de survie étaient nulles. Thomas devait-il chercher à s’en rapprocher ou au contraire à s’en écarter ? Personne n’abordait ces sujets relevant de sa responsabilité. »

     

    Ils vont rencontrer plusieurs personnages qui vont les suivre, les menacer, vouloir les tuer ou les aider. Maria, Paulo, Pierre et tant d'autres. Comme dans toute hiérarchie, il y a toujours ceux qui sont bien à leur place et ceux qui aimeraient être plus hauts. Sans oublier les fanatiques, les traîtres et les adorateurs. Le récit est complexe dans le sens où la voix nous parle, nous raconte le récit tout en suivant les gestes des protagonistes. Les combats ne font que commencer et ne sont pas prêts de s'arrêter. Il ne cesse de voir les humains mourir. Plus nous avançons dans le texte et plus les gens disparaissent.

     

    Je ne m'attendais pas à ce qu'il y ait cette notion de bien et de mal de cette manière. Je ne dirais pas que cela m'a déplu, juste que je n'ai pas été emballée. Autant une attaque extraterrestre avec l'ensemble de ce que l'auteur nous explique m'amusait et me donnait envie d'en savoir plus, autant la façon dont est présentée la voix m'a refroidie. J'ai terminé l'histoire sans avoir l'engouement espéré. Par contre ce qui est bien dans cette histoire c'est que l'auteur nous pousse à nous questionner, non pas sur l'existence ou non d'un ou plusieurs être(s) suprême(s), ni même s'il existe une autre forme de vie ailleurs, mais plutôt sur tout ce que nous vivons actuellement et le potentiel futur qui pourrait exister. La fin est particulière, d'où ce questionnement également. En conclusion, j'ai aimé le côté science-fiction, moins le côté voix intérieure qui combat le mal.

     

     


     

    Défis sur Fb Logo Livraddict babelio Vous pouvez me retrouver : Vous pouvez me retrouver :

     

     

    Partager via Gmail

    2 commentaires


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique