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    Trois jours sans portable (Renzo Ardiccioni)

    Disponible sur Amazon

    Trois jours sans portable (Renzo Ardiccioni)

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    Auteur : Renzo Ardiccioni


    123 pages papier

    Thème : contemporain

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    Résumé :

    «  Début du nouveau millénaire, en Italie, pendant les vacances d'été. Les téléphones portables et Internet ont envahi le quotidien, au point que l'existence ne se vit plus que par écrans interposés. Dans cette frénésie, Davide vient d'avoir 50 ans, il travaille dans le marketing et a pris l'habitude d'utiliser trois lignes de téléphone. Pour se sevrer de son addiction, il suit les conseils de son médecin et tente alors de s'en passer. Au moins pendant trois jours... Trois jours sans portable, ça n'est pas la fin du monde ! Davide va donc essayer. Pendant cette période, il retrouve un vieux répertoire téléphonique et ressent alors une certaine nostalgie qui le pousse à appeler Lisa (depuis une bonne vieille cabine téléphonique). Il a connu cette femme trente ans plus tôt et a vécu avec elle une aventure passionnée. Lisa lui promet de le rejoindre en Italie. Mais, sur le quai de la gare, une surprise attend Davide... Ce récit s'apparente à une fable moderne. Ici, les destins s'entrecroisent dans un contexte géopolitique tendu sur fond d'intrusions sonores intempestives. Vous ne regarderez peut-être plus votre portable de la même façon ! »  

     

    La bête du Bois de Boulogne (Christine Béchar)

    Mère-fée (Cécile Ama Courtois)

     

    Je remercie Murielle, pour m'avoir proposé de découvrir ce livre. Je remercie également l'auteur, Renzo Ardiccioni pour la dédicace, ainsi que la maison d'édition qui me l'a fait parvenir. Un petit livre d'un peu plus de cent pages qui donne quelques leçons de... savoir-vivre ?

     

    Trois personnages se partagent le récit. Il y a d'abord Davide, 50 ans qui se pose de nombreuses questions et tombent sur le numéro de téléphone d'une ancienne "amie". Après avoir passé une visite médicale où des tremblements incontrôlables prenaient possession de son épaule (et même un peu plus) il écoute les conseils de son médecin : faire en sorte de ne plus utiliser de téléphone portable pendant au moins trois jours. Ensuite, nous avons Giulia, la fille de Lisa, qui vient le voir à la place de sa maman, pour visiter le pays, selon ses dires. Et puis il y a Maestro, un personnage énigmatique qui a beaucoup d'humour.

     

    « - Voilà le hic, Cantone.

    - Ils s'imaginent tous que Google, c'est Dieu !

    - Eh oui, Dieu sait tout.

    - Ils ont assassiné la poésie, Maestro.

    - Même elle, ils vont la chercher sur Google. Même elle, la poésie.

    - Autrefois, ils voyageaient et racontaient.

    - à présent, ils restent figés, hypnotisés.»

     

    Vivre trois jours sans portable est difficile pour Davide a tel point qu'il exige que les autres fassent de même. Alors qu'il pensait revoir une vieille amie, il se retrouve avec la fille de celle-ci. Une relation ambigüe entre les deux s'instaurent. Qui est qui pour l'autre ? Et puis il y a ce foutu téléphone qui se retrouve partout. Où qu'il aille, il y en a partout. Une vraie prolifération de ces petites bêtes-là. C'est drôle, il vaut mieux par contre ne pas tout prendre au premier degré, autrement on passe à côté de l'humour et du fait qu'il s'agit de réflexion sur le sujet. C'est assez perturbant au départ de voir comment l'auteur dépeint le téléphone. Il est vrai que certains pourraient l'avoir agrafé, imprégné dans la main, tandis que d'autres le regardent comme une bête curieuse.

     

    C'est une fable et j'avoue qu'il me manque des éléments. Que va-t-il se passer pour Lisa ? Giulia ? Davide ? Je n'ai pas réussi a ressentir quelque chose pour les personnages, par contre il y a une grande réflexion sur l'utilisation du téléphone. Bien ou mal, cet objet est autant utile qu'inutile. Il peut servir en cas d'urgence, mais aussi de rester connecter au monde. à contrario, il arrive à nous couper de ce monde physique. Je me suis posée la question de savoir si je tiendrais sans mon téléphone. Et c'est une très bonne question, pendant les vacances oui, en dehors, pas certaine de pouvoir. L'auteur est assez moralisateur, par chance, l'humour de Maestro relève le récit. L'écriture est fluide et amusante.

     

    Un récit court avec une idée fixe : le téléphone portable est-il un problème ou une solution ? Est-ce vraiment à cause de cet objet qu'il y a tellement d'événements qui posent des soucis ? Je ne suis pas certaine, par contre j'aime bien la vision de l'auteur, même si elle est un peu drastique. Chacun a sa vision des choses et celle du personnage de Davide est assez dure, comme s'il en avait peur. C'est probablement le cas. Une lecture rapide qui m'a fait sourire.

     

     


     

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    Mère-fée (Cécile Ama Courtois)

    Disponible sur Amazon

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    Auteur : Cécile Ama Courtois


    80 pages papier

    Thème : nouvelle fantasy

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    Résumé :

    «  Hélène, jeune fille aussi complexée qu'introvertie, est plongée comme d'habitude dans la lecture d'un de ses contes de fées favori, parfaitement indifférente à tout ce qui l'entoure. Sa mère, excédée par son attitude, émet à voix haute le souhait qu'elle s'en aille pour de bon vivre dans le "monde enchanté" de ses livres !
    À compter de cet instant, l'existence grise et routinière d'Hélène va brusquement prendre un tour insensé. Fées en voie d'extinction, chats qui parlent et elfes sexy, c'est de la fiction tout ça… non ?
    Mère-Fée est un conte pour adultes.
    »  

     

    La bête du Bois de Boulogne (Christine Béchar)

    Mère-fée (Cécile Ama Courtois)

     

    C'est lors d'un salon fantastique fait avec la miss que je me suis procurée cette histoire. À force de parler avec Cécile, je me suis dis qu'il fallait que je découvre sa plume. Elle a une manière bien à elle de parler de ces récits. Je me suis penchée sur celui-ci. Un brin de féerie, sans cadavre. (C'est un petit truc entre nous) La couverture est plutôt sympa et une fois terminée on comprend d'où vient cette scène.

     

    Hélène adore lire, tant et si bien qu'elle vit dans ces histoires sur papier. Installée confortablement dans un fauteuil, sa mère "déprime" de la voir ainsi. Pas de petit ami, pas de sortie, il ne faut pas forcément avoir tout cela pour vivre, mais pour sa chère maman, sa fille ne vit pas, elle végète. Elle émet le souhait d'envoyer sa fille de l'autre côté, afin qu'elle comprenne que la faërie n'est pas si bien que cela et revienne dans le monde réel au plus vite. Oui, mais voilà que le souhait se réalise. Et Hélène se retrouve en plein cœur d'une histoire où les fées, elfes et autres créatures vivent leur dernier instant. si la jeune femme n'accepte pas une solution proposée, la magie va disparaître et ce monde avec.

     

    « Elle avait certainement dû fermer les yeux à un moment ou à un autre, bien qu'elle n'en eût aucun souvenir, parce que lorsqu'elle les rouvrit, le soleil se levait et elle était allongée sur un épais matelas de feuilles et de fleurs. Elle ne se rappelait rien entre cet instant de fin d'après-midi, où Puck avait coupé court à leur conversation ubuesque en lissant son oreille avec sa patte, et cette aube radieuse qui la trouvait fraîche et reposée comme jamais. »

     

    Une histoire simple, courte et enchanteresse. Qui n'a jamais rêver de traverser le miroir pour arriver dans un autre monde ? Sauf qu'il faut bien se rendre compte que si Hélène ne fait rien, tout disparaîtra. Une malédiction, un amour réel, de nombreux obstacles, la jeune Hélène est dans l'obligation de réfléchir à tout cela. Continuer à vivre dans une réalité où la magie n'existe pas, ou risquer sa vie pour un monde qui n'est pas le sien ? Cécile met des bâtons dans les roues des personnages. Une Hélène qui est vindicative, méfiante, n'ayant aucune confiance en elle, sans oublier qu'elle ne s'aime pas. Elle déteste son physique et préférerait devenir invisible. Sa rencontre avec un elfe, Prince Enor, s'il-vous-plait ! débute sur des chapeaux de roues. Il est terriblement séduisant, mais le reste ne va pas avec. Obligé de faire partie du plan pour sauver son monde, il va montrer son côté je-n'aime-personne-et-je-m'en-porte-pas-plus-mal d'une manière terriblement efficace. Courage, ténacité, quelques dragons pour aider à aller sur la bonne voie, trois jours pour se décider. C'est quoi trois jours pour découvrir tout un royaume ? Justement, il peut s'en passer des choses.

     

    Claire, la maman de notre héroïne va vivre des instants de doutes, de désespoir d'avoir perdu sa fille et il n'y a pas que cela. Une partie de son passé est dévoilé et on ne peut que se poser des questions sur ce qui s'est passé, il y a une vingtaine d'années. Encore un peu de mystère. La fin est totalement différente de ce que j'avais pu imaginer. C'est mignon (oui, j'ai osé l'écrire !) De l'humour, il y en a, sans compter le sarcasme piquant.

     

    « Vous aurez sans doute remarqué qu'à aucun moment le fameux dragon n'essaya pas de griller ses brochettes avec son lance-flammes intégré? C'est parce que ça aussi, c'est un truc pour faire vendre du papier. En vérité, les dragons ont bien assez de dents et de serres pour faire peur à tout le monde, sans avoir besoin d'en rajouter une couche. Bref... »

     

    J'ai beaucoup aimé le caractère des personnages principaux. Ils ne foncent pas directement dans la facilité, mettant des barricades pour éviter de souffrir. Je ne connaissais pas du tout la plume de Cécile et je dois dire que je l'aime beaucoup ! (en tant que personne, mais son écriture est magique !) C'est cela, elle a une écriture magique, avec un langage un peu soutenu qui donne à l'histoire une envie d'en avoir plus. Un peu de romance, beaucoup de magie, un soupçon de persiflage. J'ai passé un bon moment de lecture.

     

     


     

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