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    La guilde des marchands de pluie, tome 2 : Avis de tempête (Robin Buisson)

    Disponible sur Amazon

    La guilde des marchands de pluie, tome 2 : Avis de tempête (Robin Buisson)

    Auteur : Robin Buisson

    290 pages papier

    Thème : Fantasy

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     Fait partie de la trilogie

    La guilde des marchands de pluie

     

    Résumé :

    « Aridia est à feu et à sang… Des batailles font rage partout sur le globe et menacent l’équilibre précaire que les royaumes étaient parvenus à instaurer. Tandis que Zeph est toujours dans le coma, l’empereur continue sa guerre éclair et fait tomber les villes de l’Alliance, une par une.
     
    Empêtrée dans sa lutte de succession, la Guilde des Marchands de Pluie n’est pas en mesure d’aider les Alliés à endiguer la déferlante impériale. Tout semble prêt à basculer…
     
    Mais l’empereur ignore qu’une force d’invasion, venue des Îles de Bois, s’apprête à fondre sur ses terres et pourrait redistribuer les cartes. Sans compter que d’anciennes alliances se réveillent et que de nouveaux pouvoirs émergent… Prêts à se jeter dans la mêlée…
    »
     

    La bête du Bois de Boulogne (Christine Béchar)

    La guilde des marchands de pluie, tome 2 : Avis de tempête (Robin Buisson)

     

    Bien, bien, bien. Me voila de nouveau avec cette trilogie et plus particulièrement le tome 2. Je remercie l'auteur, ainsi que la maison d'éditions pour cette suite qui est meilleure que le premier tome. Voilà, c'est dit, tout est là, il n'y a plus rien qu'à le découvrir ! OK, cela fait peu, je vais rallonger cette chronique, cela serait vraiment mesquin pour tout le monde de ne noter que quelques phrases et puis pouf, débrouillez-vous. Même si c'est tentant.

     

    J'avais hâte de retrouver les personnages, surtout Zeph qui, soit dit en passant en a déjà bien bavé dans le premier tome. Nous suivons les péripéties de chacun des personnages plus ou moins importants. Cela donne une sensation de mouvement perpétuel, impossible de souffler. Un sentiment d'étreinte, un sentiment de panique, le stress monte sans cesse. Plus les pages tournent, plus les pièces de ce grand échiquier se mettent en place. C'est à la fois amusant de les voir tous courir dans un sens ou dans l'autre pour tenter de sauver ce qui peut être sauvé et énervant car nous ne les suivons pas jusqu'au bout, de suite. C'est par étape. L'auteur s'amuse à nous emmener d'un point à un autre pour nous montrer ce qui se passe J-laguerreapproche !

     

    Chacun des personnages avance sur son propre sentier afin de le faire évoluer. Il va continuer de découvrir ses dons, ses fonctions, ses facilités pour venir en aide à son propre clan. Car c'est ce qu'il se passe. Il y a trois clans : ceux qui sont pour Amori II, ceux qui sont contre et enfin ceux qui sont pour le bien de la planète. Ce n'est pas une question de choix, mais de principe. Choisir la facilité ne fait pas partie du langage de la plupart des personnages, même si il y en a qui préfèrent oublier que les troupes de Amori II ont tués la plupart de leurs amis, pour se prosterner à ses pieds. D'une manière générale l'évolution des personnages est flagrante. Dans le premier tome, ils étaient tous plus ou moins contents de leur vie, de ce qu'ils faisaient. Les chasses aux tempêtes étaient prodigieuses, apportant un semblant de paix. Et puis deux gros pieds sont venus mettre le bazar dans leur petite vie plutôt tranquille. Ce n'était pas forcément non plus le paradis, mais chacun y trouvait son compte. Jusque là. Dorénavant, ils vont devoir évoluer, avancer, montrer leur compétences, en vouloir plus.

     

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    Qu'est-ce qu'une tempête de sable ? Des milliers, millions grains de sable qui, sous le vent avancent, vite, pouvant faire perdre leur repère, perdre de vue le but, la voie. Et puis ces petits grains inoffensifs ensemble peuvent donner lieu à un mur, une muraille prête à défendre ce qui se cache derrière. Un seul grain, ce n'est rien, un ensemble c'est ce qu'il faut pour faire bouger les choses. Zeph va apprendre énormément auprès du peuple des Lyfantins et des Roquiens. Son état stabilisé, il va se découvrir et chercher sa nouvelle voie. Le contact avec Hacim n'a rien de simple. Il faut combattre, apprendre, se défendre, apprivoiser. Hacim est cet homme qui est dur, froid mais présent pour son peuple. C'est ce qui leur vaudra de nombreux moments houleux, jusqu'à ce que Zeph doive faire un choix, forcé au départ, puis SON choix !

     

    Il y a un autre personnage que j'ai beaucoup apprécié, il s'agit de Edouard Mérios, général en chef d'Era. Dans chacun de ses mots, il y a énormément d'émotions. Toutes ses pages sont pour Diane. Il a un profond respect pour elle, se bat pour elle et leur peuple. Il est réfléchi, prêt à tout pour gagner cette guerre. Les tactiques, il en connaît un rayon et fait tout ce qu'il peut pour sauver ses hommes. Car en tout bon général qu'il est, il sait qu'il y aura des pertes, mais il préfèrerait que se soit de l'ennemi. C'est un homme qui n'est pas forcément de pouvoir, il n'aime pas ce mot, c'est un guerrier et n'aime pas être mis sur un piédestal, ce qui va changer. Il comprend les choix de Diane, il les comprends même si son coeur lui fait toujours mal. Le respect n'est pas un vain mot pour lui. Où qu'il soit, ses pensées vont pour elle. Où qu'elle soit, il ne l'oubliera pas si vite. À chaque fois que je vois son nom au-dessus d'un chapitre, je sais que je vais ressentir de la peine, de la joie et aussi un grand stress pour cet homme qui se bat corps et âme.

     

    Les batailles sont de plus en plus dures. Les espions reprennent du service. Les enjeux politiques grandissent. Nous découvrons de nouveaux peuples, avec des us et coutumes différents. Cette différence qui n'est pas sans rappeler notre propre monde où les étrangers sont vus, perçus autrement. L'ennemi grandit ses rangs. Ce que les alliés font peut également poser des problèmes de conscience. Je n'ose imaginer la folie, car elle est déjà en place. Imaginez un avant-bras autour d'un cou pour pouvoir avancer sans être vu. Ce passage n'est-il pas pure folie ? Tous les moyens sont-ils bons pour obtenir gain de cause ? C'est la différence entre les dirigeants qui veulent aller jusqu'au bout et les soldats qui se posent des questions. Est-ce bien nécessaire ? Il y a et il y aura toujours des questions sur les choix d'autres humains. Joran est de ceux qui ne se posent plus de questions, il va vers l'avant.

     

    Afin de gagner une bataille, car ici la guerre n'est pas loin, mais pas encore prête, il faut user de grands moyens. Je pensais avoir tout lu, l'auteur a pourtant réussi à aller encore plus haut. Physiquement et.. bref vous l'aurez compris il y a encore des surprises et de taille. Les personnages ainsi que moi, petite lectrice, qui ont été surpris. Même ce mot me semble trop petit en comparaison de ce que j'ai pu ressentir. Mon coeur s'est serré à maintes reprises, il a vécu au travers des différents endroits les batailles, les chemins de croix à parcourir, mais aussi les joies quand enfin quelque chose de bon semblait arriver. Je me suis forcée à prendre mon temps pour le lire, car je sais que le tome 3 n'est pas encore paru et également je n'avais pas envie de quitter ce monde.

     

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    Ce monde qui est différent du notre sans pour autant l'être autant. Les besoins de la planète sont au cœur des préoccupations d'un certain peuple. Un peu comme dans notre époque. Ce monde crée de toutes pièces par l'auteur me fascine. Il est à la fois ancien et nouveau. Ancien par les trafics, les contrebandes par bateau et nouveau par des navires qui volent ? Je ne donne qu'un exemple, il y a bien d'autres choses à découvrir. Alors lorsque je lis certains passages, je peux distinguer des lieux. Les descriptions aident énormément à dessiner les lieux, à voir les traits de ces hommes et femmes se poser sur le papier entre les lignes.

     

    En conclusion, que dire de plus ? Je pense que tout est dit... Quoique, il y a Mirma Ment, ce personnage qui doit se battre doublement. Elle est une femme et fait partie des hauts dirigeants. Après toutes les épreuves du tome 1, elle doit faire face à de nouveaux obstacles et pas des moindres. Elle est courageuse et prête à tout (ou presque, car elle ne cherche pas à tuer), quitte à ternir son bonheur. Je lui reproche juste de ne pas avoir pris le temps - même si c'est ce qui lui manque le plus - pour son coeur. C'est une cassure nette qui risque de faire des dégâts. Donc EN CONCLUSION, je vous recommande chaudement de découvrir cette trilogie !

     

    « ...Diane, je jure que tu es apparue à cet instant ! Me rappelant mon serment de protéger notre peuple !

    - à la garde ! Avec moi !!!

    Alors que les impériaux grimpaient la dune à grandes enjambées, ma garde et moi-même nous détachâmes de la ligne et fonçâmes tête baissée vers les soldats ennemis en criant à pleins poumons !

    - Pour Era !

    Le choc fut rude, notre maigre contingent, mais formée de soldats d'élite, rentra dans la ligne impériale en dévastant tout sur son passage. Les impériaux furent surpris par cette contre-attaque et mirent quelques secondes à réaliser... Puis ils refermèrent leur ligne sur notre faible bataillon. Je voyais notre groupe se faire happer. Un ennemi tenta de me fendre le crâne, j'eus le temps de parer son coup à l'aide de mon bouclier avant de frapper d'estoc, le transperçant. Je retirai mon arme dans une gerbe de sang et fauchai d'un grand mouvement circulaire le bras d'un soldat prêt à abattre un de mes hommes...»  

     

    La guilde des marchands de pluie, tome 2 : Avis de tempête (Robin Buisson)

     

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    Minuit écartelé (Benoit Martin)

    Disponible sur Amazon

    Minuit écartelé (Benoit Martin)

    Auteur : Benoît Martin

    140 pages papier

    Thème : "poésie"

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    Résumé :

    «  Des sacrilèges inondent la cathédrale où j’avance. Filles et garçons avec la langue s’embrassent, les couples s’ignorent, les enfants tonitruent. Les prêtres saluent, langoureux, les notables aux écharpes vives sur les manteaux sombres. Leurs cheveux gris ont connu le peigne, et, pour certains, encore un peu de gomina. Des chignons stériles se penchent vers des enfants qui continuent de pleurer face aux grimaces des corps abîmés par le temps. Des enfants asservis promènent leurs aubes au milieu de la nef, comme des putes ou des vestales déflorées. Dans le chaos discordant, j’ai avancé mes insolubles. J’ai marché comme l’aveugle vers des choses qui ne sont pas à comprendre. »
     

    La bête du Bois de Boulogne (Christine Béchar)

    08/20

     

    Je ne sais pas à quoi je m'attendais, mais probablement pas à ce que j'ai entre les mains.

     

    Lors de la masse critique de Babelio, je me suis laissé tenter par ce petit livre. Il n'est pas bien grand en nombre de pages et je vais être honnête, j'en suis bien contente car j'ai eu un mal fou à le terminer. Déjà le côté poésie n'est absolument pas pour moi, je ne me sentais pas capable de l'apprécier à sa juste valeur. Je ne lis pas de poésie. D'accord, ici ce n'est pas tout le livre, mais il y en a une bonne partie, ce qui m'a rebuté.


    Il y a beaucoup de photographies dont je n'ai pas forcément compris le sens. Pourquoi sont -elles présentes ?


    Certains paragraphes débutent par une date, un titre, une idée. J'ai perdu non pas du temps, car découvrir un nouveau récit est toujours intéressant d'une manière ou d'une autre, j'ai perdu dans le délai. Je devais rendre cet avis hier au grand maximum, mais je ne savais pas du tout comment écrire ce que j'en pensais. C'est pourquoi c'est avec regret que mon avis sera court.

     

    Je ne peux pas nier que l'auteur a travaillé, a usé de vocabulaire et tenté de créer son propre monde.

    Malheureusement pour moi je n'ai pas réussi à y entrer. Je ne devais probablement pas faire partie du public concerné par ce type de texte.


    Je remercie Babelio ainsi que la maison d'éditions qui m'a transmis ce livre par voie postale.

     

    « Dans la nuit forte et solide les dominantes bruissaient. L'air impalpable était rempli de ces choses ténues et fébriles, aurifères, que l'on aperçoit si rarement dans l'intérieur des hommes. Oiseaux frêles au pépiement plus légers encore qu'eux, dans les brutalités redondantes des cités de métal et de pierre. Par intervalles, les dominantes du jour éternel bruissaient, dans le bloc compact et sombre du noir de la vie, dans les omniprésences de la nuit. »  

     

    https://www.babelio.com/couv/CVT_Minuit-ecartele_9930.jpg

     

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