• Clairs ou obscurs (Jean-Claude Ceccarelli)

     

     Clairs ou obscurs (Jean-Claude Ceccarelli)

    Disponible sur le site de la maison d'édition Sydney Laurent

     

    La lande (Seth Messenger)

    Auteur : Jean-Claude Ceccarelli

    105 pages papier

    Thème : Historique

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    Résumé :

    « Ce livre met en valeur les élèves des peintres de la renaissance italienne. Ils étaient élèves anonymes mais leur contribution à la réussite des grandes génies, a été considérable. Bien souvent ils donnaient leur touche pour finaliser et sublimer le travail de l’artiste. On ne peut imaginer les intrigues et parfois les haines qui se cachaient derrière tant de splendeur. Une vie licencieuse bien assumée, qui ferait passer nos contemporains pour des enfants de chœur. »  

     

    La bête du Bois de Boulogne (Christine Béchar)

    15/20

     

    Je remercie Pauline, ainsi que l'auteur Jean-Claude Ceccarelli pour cette découverte. Lorsque j'ai reçu le livre, je me suis dis qu'il était peu épais et que la couverture va parfaitement bien avec ce qu'il y a à l'intérieur. La chambre des géants est une magnifique œuvre à regarder, observer et chercher l'histoire qui lui conviendrait. Beaucoup sans nul doute. Clairs ou Obscurs, il est vrai que le passé reste souvent flou sans écrit, sans explications ni descriptif.

     

    L'auteur a décidé de faire de cette centaine de pages une suite de ces élèves connu ou non des peintres de la Renaissance Italienne. La première page m'a fait peur : la plupart des mots je ne les comprenais pas et puis dès la seconde page, ouf, ce n'était qu'une mise en bouche. La suite vient plus facilement. Il s'agit essentiellement du parcours de ces peintres et élèves en tant qu'artistes et autre. Ce "autre" comporte bon nombre d'éléments. La passion, la luxure, le devoir, chacun d'entre eux apporte ce petit quelque chose qui va se lier au prochain personnage.

     

    La peinture est importante, l'art est d'une manière générale décrite. La sculpture mais aussi la religion y sont présentées. Les personnages passent les uns après les autres avec des liens visibles. C'est telle une suite logique d'événements qui s’enchaînent sans laisser prendre son souffle. C'est ce que je reproche au texte, il y a peu de temps mort pour sortir la tête de l'eau. Autrement nous apprenons beaucoup de choses sur les façons de créations. Les sentiments sont exacerbés. La jalousie fait partie intégrante de chacun des processus de création : la fille la plus jolie, l’œuvre la plus magnifiée, la femme de l'autre qui attire ou inversement. Comment une œuvre devient un chef-d’œuvre ? Il y a tellement d'éléments, de regards, de jeux de pouvoirs... Une relation qui peut faire basculer dans un sens ou l'autre la balance.

     

    L'époque semble bien pire que la notre. Ce monde qui n'est pourtant pas si éloigné du notre montre des trésors de cachotteries, d'infidélité et autres petits crimes allant jusqu'au meurtre (et tentative au passage). L'infidélité semble primordiale. Ces ébats semble déclencher autant de catastrophes que de merveilleux. Si certaines de ces œuvres sortent de l'esprit de son créateur, il s'avère également que pour la plupart d'entre elles, il s'agissait de commandes spécifiques. L'auteur frôle la vie quotidienne de ces nombreuses personnes ayant existé sans rentrer dans les détails. J'ai souri en suivant l'histoire de ce matelot très connu qui a failli se faire manger alors que le bateau qui comportait un équipage complet a fait naufrage. Les laissant tous sans vivres. Ou cet homme qui trouve en la femme d'un riche propriétaire une amante accompli qui se voit attraper par ledit mari. Alors qu'il aurait dû perdre son nom, sa vie, c'est le cocufié qui se retrouve six pieds sous terre par un accès de rage canine dans la foulée.

     

    « Un duel à la manière des voyous romains fut mis en place à la va-vite. Les deux hommes devaient s'affronter à l'épée, que le peintre maniait aussi bien que le pinceau. Le voyou aguerri au combat de rue prit vite le dessus. Â deux reprises, il blessa légèrement son adversaire à l'épaule. Contre toute attente, alors que l'on ne donnait pas cher de la vie du peintre, il réagit avec un geste magistral et élégant. D'un coup d'épée que personne n'avait vu venir, il transperça l'aine de son adversaire, qui s'écroula sur le sol durci par le soleil. Pour montrer à tous les malfrats présents qu'il appliquait la loi du milieu face à l'insulte, avec la pointe de son épée, il découpa soigneusement les deux testicules sous les cris de douleur... »

     

    L'auteur ne mâche pas ses mots et use à satiété d'image fleurissante, utilisant les pinceaux et leurs maniements pour certains actes. C'est beaucoup plus joli, harmonieux, et délicat de glisser certaines scènes de cette manière. Ce petit livre a énormément d'indications, de descriptions sur ces fameux élèves. Je dois avouer que je ne m'attendais pas à cela. C'est à la fois une bonne et une moins bonne surprise. Suivre ces hommes et femmes sans entrer vraiment dans leur vie m'a manqué, c'est comme les survoler et pourtant le texte est riche. Nombre de personnages voient leur vie changer avant, pendant ou après une création.

     

    Cette Renaissance supprime le voile que certains pourraient avoir : la beauté d'une œuvre cache parfois de l'horreur. La passion est ressentie entre les lignes de ces pages et aussi ce que ce passé nous a laissé. L'histoire de ces hommes et femmes qui ont crée ce que nous pouvons encore découvrir dans de magnifiques lieux est très intéressante à découvrir ou redécouvrir. Des secrets sont dévoilés. Si nous connaissons certains artistes, d'autres sont totalement inconnus et c'est à la fois amusant et instructif de les suivre durant un laps de temps court. Je pense à cette jeune femme obligée de se travestir pour avoir une chance d'être reconnu en tant qu'artiste.

     

    En conclusion, ces quelques instants dans le passé nous emporte bien au-delà de ce que je pensais. C'est à la fois drôle et tragique de lire la vie dissolue de ces artistes qui bien que reconnus pour leur art à notre époque, ont eu du mal à l'être à la leur. Il ne fallait pas qu'un pinceau pour s'en sortir. Il devait y avoir également des armes bien plus... puissantes.

     

     

    Clairs ou obscurs (Jean-Claude Ceccarelli)

     

     

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  • Commentaires

    12
    Samedi 16 Novembre à 09:32

    Ni le genre du livre, ni la couverture ne me tente ... Je ne m'aventurerais pas dans ce livre. frown

      • Samedi 16 Novembre à 13:40

        Aucun soucis, un prochain peut-être :)

    11
    Mardi 5 Novembre à 09:47
    Satine's books

    J'aime beaucoup ce que tu en dis ! :) 

    C'est vraiment un livre que j'aimerai avoir dans les mains. 

      • Mardi 5 Novembre à 21:12

        Merci beaucoup, il a été très intéressant à découvrir !

    10
    Jeudi 31 Octobre à 11:22
    La couverture est chouette. Ça a l'air sympa en tout cas.
    9
    Jeudi 31 Octobre à 10:49

    Un livre que je dois également lire, j'attends toujours que la poste me le "rende" lol En tout cas, ce que tu en dis, me plaît beaucoup donc j'ai hâte qu'il arrive !

      • Jeudi 31 Octobre à 11:59

        Il est tout petit, ils sont gentils de le garder grrrr

        bonne future lecture !

    8
    Vampilou
    Mercredi 30 Octobre à 17:34
    Ah oui, la couverture est sublime ! En revanche, ce n'est pas spécialement pour moi...
      • Jeudi 31 Octobre à 11:58

        C'est assez particulier, cela change de ce que je lis habituellement surtout :)

    7
    lheuredelire
    Mercredi 30 Octobre à 17:13

    Merci pour la découverte :)

      • Jeudi 31 Octobre à 11:57

        Pas de quoi, si je peux rendre service xD

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