• Don Juan ou la passion d’un mythe (Charlène Willette)

     

    Don Juan ou la passion d’un mythe (Charlène Willette)

    Auteur : Charlène Willette


    148 pages format ebook

    Thème : Erotique, fantastique

    *****

    ATTENTION

    Pour public adulte

    4ème de couverture :

    «  Une femme de notre époque décide de se glisser dans la peau de Marie Tudor et de prendre le plus célèbre des amants : Don Juan. « Alors, pourquoi Marie choisit-elle Don Juan ? Parce qu’il est le plus insaisissable des fripons ! Le plus détestable des hommes ! Le plus macho des amants ! Mais aussi le plus séduisant des Roméo ! » Pour le trouver, elle organise un gigantesque casting en vain. C’est donc à partir des dix mâles les plus séduisants qu’elle va le créer et jouir avec lui des plaisirs de la chair, se confronter à lui, mais également à elle-même. »

    Liens de Sang Tome 1 (Callie J. Deroy)

    Don Juan ou la passion d’un mythe (Charlène Willette)

    Je remercie Serge, des éditions Artalys pour l’envoi de ce livre. J’avais eu l’occasion d’en parler avec l’auteur au salon fantastique en coup de vent, mais je n’avais pas tout suivi, je dois l’avouer. En le lisant, je dois dire que je comprends mieux ce que l’auteur m’a raconté, il faut être dans le livre pour l’interpréter au mieux.

    Nous débutons avec une femme de notre époque, qui va devenir Marie Tudor, une de ces femmes exceptionnelles dont on n’oublie pas le nom. Devenir est bien le mot, car d’un sortilège, elle va retourner dans le passé, d’où le côté fantastique de l’histoire, pour débuter. Elle est en quête de son Don Juan, celui qui la fera vibrer sexuellement. Il se doit d’être parfait, physiquement, sachant manier les coups de reins, mais avoir aussi de la prestance, un charisme, des pensées et des paroles qui seraient sensées, l’homme idéal en quelque sorte, un mythe, tout le monde en parle, mais personne ne l'a jamais vu :p  Après avoir réclamé à corps et à cris des hommes, elle s’amusera à jouer un rôle et leur fera en jouer un également. Se pensant dans un concours de beauté, aucun d’entre eux ne se rendra compte de ce qu’elle leur fait, ni même ce qu’ils risquent. Elle aura également le retour du bâton, et bien fait pour elle, mdr. Les dix derniers ne seront pas au bout de leur peine, car avec ces hommes, un seul va être crée pour son plaisir. Un soupçon du créateur de Frankenstein que j’ai beaucoup apprécié, un peu de magie et le tour est joué.

    Ce que je peux dire, c’est que l’on m’a bien prévenu que c’était un érotique, donc là-dessus, pas de problème, je veux dire, je n’en suis pas fan, mais l’auteur écrit très bien, je dirais presque trop bien pour une histoire érotique, mais après chacun ces choix. Ce livre n’est pas que de la luxure, il y a beaucoup de sentiments, de questionnements, de doutes, de demandes, de remise en questions qui font un livre complet. Sa plume est bourrée de métaphores, de culture et j’ai appris quelques mots (merci mon gentil dictionnaire de m’avoir aidé). J’ai eut cette impression de retourner dans le temps, avec les dialogues, la manière précieuse pour certains de laisser les mots voguer au travers d’une pièce, entendant les musiques entrainantes à mes côtés.

    Concernant les personnages, Marie est une femme qui sait ce qu’elle veut et fera n’importe quoi pour l’obtenir, quitte à passer le pacte avec le diable lui-même, ce qui n’est pas loin d’ailleurs. J’ai adoré le moment où elle se retrouve dans la pièce en bas de ce château, menant ces expériences pour obtenir l’homme parfait. Ce Don Juan qui sera le sien, pas celui d’une autre, cet être unique qui se dévouera corps et âme à cette personnalité effrayante parfois, calculatrice à d’autre, mais surtout passionnée dans tout ce qu’elle entreprend. Cet « homme » est LE Don Juan de chaque femme. Celui que l’on reconnait à son sourire en coin, ses regards langoureux, sa moue séductrice et ses mains baladeuses. Mais ici, il se doit d’être à Marie, mais est-ce que cela sera le cas ?

    J’ai beaucoup aimé La Tisbé et je dois dire que je n’ai pas été surprise de savoir qui elle était réellement. Le yin et le yang était bien présenté. Mais à toute chose bénéfique qui se crée, il y a automatiquement son contraire qui apparait, d’où mon manque de surprise. Je voyais déjà où l’auteur voulait en venir et puis certains gestes se répétaient.

     « Dans le château rôde une créature néfaste. Où que nous soyons avec Don Juan, elle nous épie et chaque fois que je veux la piéger, elle disparaît dans un bruissement à peine perceptible, comme s’il s’agissait d’un battement d’ailes. Ce qu’elle veut, c’est Don Juan. C’est une redoutable rivale qui est toujours là où l’on ne l’y attend pas. C’est également un dangereux prédateur qui nous observe secrètement et sans jamais se montrer. Aux aguets, elle nous espionne et est à l’affût de la moindre faiblesse que je pourrais montrer. Je sais qu’elle attend le moment propice pour apparaître aux yeux de mon bien-aimé. J’avais tout de suite vu dans le regard de La Tisbé une convoitise manifeste à l’égard de mon homme. Jusqu’ici, j’ai pu le protéger de l’appétence de la belle, avec tout l’acharnement et l’entêtement dont je dispose. Mais, je sais que, malgré tous mes efforts pour le maintenir à l’abri des charmes tentaculaires de la soubrette, la vraie rencontre entre les deux est inévitable, et il m’est impossible de le surveiller plus longtemps. Sa longue chevelure noire bleutée comme celui du plumage du corbeau ainsi que ses yeux noirs et ses griffes acérées sont tous les atours de cet oiseau de mauvais augure pour séduire cet homme à femmes.
    Je lâche prise et je laisse faire le destin. Mais d’une manière un peu malsaine, je veux être au premier rang et être le témoin en direct de la trahison de mon amant. Je sais que la souffrance que je vais endurer sera la même que si j’absorbais un violent poison que j’avalerais par petites gorgées. »

    Alors me diriez-vous, mais pourquoi juste du bronze ? Je vous vois venir en me disant c’est de l’érotique, tout simplement et bien non. J’ai beaucoup apprécié les divers passages, par contre, il y a quelques pages (de la 51 à la 65) qui m’ont donné envie de régurgiter. Pourtant je ne suis pas une pauvre petite fille qui s’émeut pour quelque chose, surtout lorsque l’on voit ce que j’aime. Mais le scato, c’est un phénomène qui commence à sortir dans les livres et je suis au regret de le dire, mais cela me dégoute. Alors l’expliquer dans un livre érotique, le lire si explicitement, j’ai jeté ma tasse de thé directement dans l’évier. Traitez-moi de petite nature si vous le voulez, mais c’est un point auquel je serais intransigeante. Pour moi, l’acte sexuel en lui-même peut aller loin, mais passé ce niveau, ce n’est plus un acte de luxure pour ma part et y trouver un certain bien-être (je parle des personnages je précise) m’a rebuté. Un autre point m’a quelque peu ennuyé, c’est le fait que Marie ne cesse de se poser des questions, mais régulièrement les mêmes. Comment faire pour le garder, l’avoir pour elle, est-il amoureux, entre autre.

    La fin est par contre adorablement anti-contes de fées et j’ai adoré ! En bref, une bonne lecture, beaucoup d’imagination de la part de l’auteur, pas mal de mélanges littéraires qui aurait été mieux jugé de ma part sans la partie scato. Comme je dis toujours, chacun ses gouts et je ne juge personne, ceux qui aime, tant mieux ils seront servis :)

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