• Erenn 2, Le Fétiche (Emily Musso)

    La bête du Bois de Boulogne (Christine Béchar)

    Auteur : Emily Musso  

    308 pages papier

    Thème : Fantastique

      *******

     Fait partie de la trilogie

    Erenn

    d'Emily Musso  

    Résumé de l'éditeur :

     « Quand Charline retourne en Irlande et s’empare de la pièce maîtresse d’une troublante conspiration, elle découvre un monde occulte où des créatures sont prêtes à tout pour accomplir leur mission.

    Quand une quête caresse l’inhumanité, des valeurs comme l’amitié et l’amour ont-elle encore leur place ?

    Charline ne pourra se fier à personne ni même à son âme-sœur devenue son plus grand danger.

    Seule la légende guidera ses pas vers la lumière : celle provenant du fétiche convoité par les hommes, adulé par les fomoires, peuple de la mer, et défendu par les dieux.

    Les âmes dévorées par l’ambition peuvent-elles encore être sauvées ? »   

    La bête du Bois de Boulogne (Christine Béchar)

    Yem ou le combat d'une femme (Gilles Milo-Vacéri)

     

    N’ayant pas lu le premier volet de ce qui sera une trilogie, cela importe peu, car je me suis très bien trouvé dans ce tome 2 sans avoir l’impression d’être perdue, bien au contraire. L’auteure donne des explications pour qu’un lecteur comme moi puisse ne pas être isolé en chemin, ce qui est très appréciable. J’avais lu très rapidement la quatrième de couverture et comme le décor se trouvait être en Irlande, un pays que j’ai très envie de découvrir un jour, sans compter qu’il y avait une histoire de quête, de danger, d’amour aussi, même si le romantisme ne fait pas forcément partie de mes préférences, je dois dire que ce n’est pas la prédominance de ce livre, ce qui m’arrange je l’avoue. Il faut aussi avouer que la couverture donne une très grande part de mystère, qui, une fois le livre lu dans son intégralité, est décrypté, mais cela n’entache en rien que cette couverture est tout simplement magnifique. L’harmonie des couleurs, le sens du mystère, ne pas voir le regard des personnages, mais les imaginer et bien plus important que de tout donner, surtout qu’un regard est si vite changeant ! 

    L’Irlande, un pays qui fait rêver beaucoup de personnes et lorsque j’ai plongé dans ce livre, il n’y à pas d’autres mots pour décrire la façon dont je l’ai dévoré (malheureusement en deux jours, j’étais bien obligé de dormir à un moment donné), j’avais la nette impression de voir le décor s’établir sous mes yeux. Les descriptions de ce pays font tellement réelles qu’à chaque fois que je tournais une page, les détails se formaient devant moi. Il en ait de même pour le deuxième monde, celui des Fomoires. Je trouve admirable la facilité déconcertante avec laquelle l’auteure à sut donner autant de détails sans alourdir le texte, sans donner des longueurs à l’histoire, sans que je me sois demandé une seule fois quand est-ce que tout cela allait s’arrêter ! C’est un point que j’ai vraiment apprécié, les mots sont recherchés, tout comme le vocabulaire et le fait qu’il y à beaucoup de recherches sur la mythologie Egyptienne entre autres, sans oublier le folklore Irlandais et Celtes, les prophéties… Aimant énormément tout ce qui se rapporte à la mythologie d’une manière générale, j’ai été conquise. 

    Le livre se découpe en trois parties distinctes, la première étant axée sur la recherche du fétiche, la seconde sur le que devons-nous en faire et la troisième, non je vous laisse le lire pour le découvrir par vous-même. L’histoire ne se déroule pas uniquement dans le monde des humains, mais aussi celui des Fomoires et ce qui est très bien fait, c’est la manière dont on passe d’un monde à un autre sans que cela ne m’aie perturbé aucunement, il y avait comme une suite logique de savoir comment en parallèle, les personnages avancent. Entre la vie de Kanan et celle de Charline, moult événements sont appréhendés et donne un rythme assez rapide. Une fois que les bases sont bien posées, les enchainements se font de plus en plus vite, jusqu’à ce que les dénouements arrivent, un à chaque fin de partie, ce qui amène un autre rebondissement. L’alternance entre la vie de Kanan et celle de Charline montre aussi bien les similitudes que les différences des deux mondes, que se soit au niveau des émotions, que des actions, bien que celui des Fomoires serait qualifié de plus rude, j’en ai des doutes au final. 

    Du coté de Kanan, l’amitié est un vain mot, ne servant qu’à donner des illusions aux esclaves. Leurs corps est différents selon comment les hommes et femmes sont nés ou devenus Fomoires. Se battre, être le meilleur, être celui qui sera en haut de cette échelle quasi alimentaire, seuls les traitrises sont de mises et la loyauté bannie. Roi, guerriers, esclaves, Fergal, Aron, Gwen, Ciara tous ces personnages secondaires sont présents, sans oublier Banshee… Ils feront de sa vie et de celle de ses faux compagnons un enfer digne de ce nom. La vie humaine de Kanan, avant de devenir ce qu’il est dorénavant était sombre, orphelin de mère, dénigré, battu et oublié par son père, il c’est forgé un caractère alcoolique et drogué, habitant chez sa grand-mère qui à fait ce qu’elle à pu pour l’aider à s’en sortir. Une jeune femme, Ava va intervenir et devenir celle qui touchera son cœur le plus profondément. Ce n’est qu’un début, la disparition de la jeune femme, la transformation de Kanan, toute sa vie ne sera que blessures, trahison et sombres desseins.

    « Le royaume de Fomorian était une île au large des côtes irlandaises, plongée dans le brouillard et l’obscurité, où le soleil n’était plus qu’un douloureux souvenir. » 

    Du coté de Charline, ce n’est que douceur et tristesse combinée. Elle à des amis sur qui compter, j’ai pu le constater avec Serena et Emilio, entre la première plus exubérante et croquant la vie à pleine dent et le deuxième qui me semble très intéressé par Charline. Dans ce tome elle va murir entre les premières pages et suites aux divers événements, elle va beaucoup apprendre ET prendre sur elle-même. J’ai eut le sentiment qu’elle sortait de son statu de femme-enfant, pour embrasser pleinement sa condition de femme, avec les aléas de la vie, mais également dans le sens où des décisions seront à prendre et se sera à elle de faire ses propres choix. Le trio est soudé, avec leur propre caractère, leur manière d’appréhender les choses, leurs passés communs, leur regard portés sur le futur incertain. En court de route, j’ai juste trouvé dommage de ne plus voir ses amis, car même s’il s’agit de l’histoire de Charline, je trouvais cette complémentarité intéressante. Mais une fois le livre terminé, j’avais complètement occulté le fait qu’ils n’étaient plus présents jusqu’au bout.

    « Il faut que tu saches que tout au long de cet éprouvant mais incroyable éveil, j’ai compris une chose : le pire ennemi de l’homme est son propre reflet. Les Fo­moires, les Originels et ceux conditionnés par Nédé, ne sont que les clones de leurs vices amplifiés. »

    La rencontre entre Kaven et Charline n’est pas traditionnel, sachant que l’un comme l’autre ont grandi et sont devenus bien plus qu’un simple Fomoire et une simple humaine. Un personnage secondaire tient une place importante, même si ce n’est pas le GRAND méchant loup, il est, à mon avis, celui qui apporte beaucoup aux autres personnages. Il est d’une certaine manière lié à presque tous les personnages, traversant les siècles, les mondes sans que cela ne l’affecte. Il s’agit du druide noir Nédé. Cet homme à une quête de pouvoir si importante, tel un besoin insensé d’être celui qui voudrait tenir tous dans le creux de sa main. Il est capable de sacrifice et de destruction bien plus importante que la plupart des opposants. 

    J’en viens au principal sujet/personnage de conversation dans le livre par Charline et la plupart des autres personnages : Adrian. Cet être est vraiment bien travaillé, il est complexe, autant dans ce qui fait de lui un homme humain, Fomoire, Dieu ? Ses actions ne reflètent pas toujours ce qu’il dit ou pense et l’inverse arrive régulièrement, il est maître dans l’art d’exploiter les autres et retourner n’importe qui. Il sait se montrer charmant, charmeur, attirant sexuellement, pour dans la seconde qui suit être l’homme à abattre, froid, malfaisant, indéfinissable. Adrian est un homme à multiples facettes et c’est ce qui déstabilise l’héroïne et moi-même je l’avoue. Comment détacher le vrai du faux ? Voila une question à laquelle il à été dure de répondre et puis il à suffit d’une page bien précise pour comprendre, mais elle ne se trouve pas au début du tome. Le passé de cet homme est dans la même lignée que la plupart des personnages de ce livre : la noirceur les embaume tel un linceul, les laissant dans un monde sans espoir.

    « Il était un solitaire, cynique et mystérieux, mais il soulevait l’intérêt et l’affection du peuple irlandais qui ne voyait en lui que grandeur. C’était d’ailleurs précisément ce qui lui permettait de sortir la tête des ténèbres. »

    « Sa fo­lie peut prendre n’importe quelle forme. De la rage meurtrière à l’insensibilité. Un être dénué d’émo­tions et de compassion qui cherche sans cesse à at­teindre le sentiment de liberté par la souffrance. Pas seulement la sienne d’ailleurs mais surtout celle des autres. » 

    Des rebondissements qui interviennent alors que je ne m’y attendais pas le moins du monde, me posant milles questions sur est-ce qu’il dit vrai ou n’est-ce encore qu’une machination ? Et c'est quoi la CEA, ce qui sera expliqué rapidement. Jusqu’au bout je me suis faite baladée par l’auteure, que se soit avec Kaven qu’avec Adrian, ou même Ava, Maeve, Gwen, Ciara… J’ai beaucoup appris sur les parents de Charline, et le petit plus que j’ai trouvé, oui encore un, ceux sont les dessins qu’il y à dans le livre. Il n’y en à pas beaucoup, mais elles représentent parfaitement ce qui est écrit au-dessus. Logique, me direz-vous, mais il faut tout de même que se soit pensé et pour cette fois, c’est bien pensé ! 

    Je vais m’arrêter là, d’une part parce que je ne vais pas vous dévoiler la fin, même si sur certains passages j’ai bien cru que j’allais verser ma larme, qui à été retenue de justesse. Larmes de joies, larmes de peine, il faudrait être insensible pour ne pas ressentir le moindre sentiment envers Erenn, pardon Charline et ses amis/ennemis ! Et d’autres part parce que je n’aurais encore que des compliments à faire. Deux petits points négatifs, à la page 95 Adrian est devenu Adian et le livre est trop court, mais je reste sur une idée que la suite risque d’être prometteuse – Il fallait bien que je trouve un point négatif tout de même. Je remercie de tout cœur les Editions Rebelles de m’avoir permis de découvrir cette auteure sous la forme d’un service presse et je sais que je vais me laisser tenter par le premier tome rapidement. (Enfin une fois que mes finances arrêterons de se cacher, mdr)

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  • Commentaires

    1
    Lundi 27 Octobre 2014 à 17:40

    humm ça a l'air intéressant ! mais je veux lire le tome 1 avant :p 

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