• Il neige sur Encelade (Olivier Moyano)

    Il neige sur Encelade (Olivier Moyano)

    Auteur : Olivier Moyano 

    197 pages papier

    Thème : Fantastique

      *******

    4ème de couverture :

    « Après avoir survécu au meurtre de sa mère, Steven est placé en institution et confié aux bons soins de Sylvère Murat. Une relation particulière s’établit peu à peu entre le psychologue et son patient de quatre ans, obsédé par le mystère du « chat qui s’allume », dernières paroles de sa défunte mère. Cependant, au fil des sessions, le thérapeute décèle dans l’ombre du garçon un énigmatique inconnu qui parle au nom du petit. L’étrangeté de ce phénomène atteint un point de non-retour le jour où l’enfant disparaît sans laisser de traces.

    Pour Sylvère, le lien n’est pas pour autant rompu. Au contraire, une série d’inexplicables coïncidences vient le renforcer, poussant le psychologue à mettre sa vie routinière entre parenthèses afin de partir à la recherche de Steven.
    Mais ce qu’il trouvera au terme de son voyage sera au-delà de toute imagination…
    Avec ce roman aux accents Murakamiens, Olivier Moyano nous offre une fiction empreinte d’onirisme où l’on apprend qu’il n’est jamais trop tard pour trouver sa place.  »  

    La bête du Bois de Boulogne (Christine Béchar)

    Il neige sur Encelade (Olivier Moyano)

    Un livre de plus des éditions du Chat Noir et je peux dire qu’ils sont toujours dans la qualité des textes : écriture, contexte, histoire… J’aime beaucoup la couverture, belle, mystérieuse, lumineuse – un éclat de lumière dans la nuit – et un titre qui va très bien avec l’histoire, même si la quatrième vous plonge dans un monde différent de ce que j’ai pu penser. 

    Du départ, je me suis demandé s’il n’y avait pas un souci avec les mots, il manque les i... Mais en fait, en continuant la lecture, je me suis rendu compte que c’était tout à fait normal et le pourquoi vient très très rapidement. Lorsque j’en ai parlé à l’auteur, au salon fantastique, il m’a sourit et indiqué qu’il y avait eut un certain laps de temps entre le début et la fin de cette intrigue. Je comprends maintenant la différence entre les deux parties, je dirais, du livre. Steven, un petit garçon de quatre ans vient de perdre sa maman, tuée par son mari. Il se retrouve dans un institut où Sylvère Murat, un psychologue travaille pour aider les enfants à reprendre pied dans la réalité et grandir normalement. Le dialogue sera parfois dur, parfois d’un seul sens, mais un jour, Steven va montrer une deuxième personnalité inattendue. Il va disparaitre et à partir de ce moment, la vie de Sylvère va devenir un simple arrêt sur image. La recherche de cet enfant va emmener le psychologue aux confins de son identité, de sa propre manière de voir et de comprendre les événements. Mais surtout il va se retrouver, tout simplement.

    Même si le livre n’a pas de partie proprement dite, il est coupé en deux. La première représente en majorité la relation entre le psychologue et le jeune enfant. Les termes sont assez pointus du côté de l’adulte. L’enfant quant à lui est obsédé par une phrase et un chat qui s’allume. Un côté sombre apparait, à la manière du docteur Jekill et Mister Hyde. Je dois avouer que j’en ai eut des frissons, si petit et déjà des problèmes plus gros que lui. C’est si soudain, rien ne pouvait amener à cette situation, rien n’indiquait qu’il y aurait ça ! Steven disparait sans qu’aucune trace et à partir de ce moment, la seconde partie débute. Il s’agit d’un voyage, celui de Sylvère. LE voyage qui va l’amener au bout du monde, enfin presque. Il va faire la rencontre de plusieurs personnes, dont Lucie, Encelade, luciférine, Antonio, Ronan, qui vont lui faire découvrir le monde par leurs propres yeux.

    J’ai beaucoup aimé les deux côtés. Ce que l’on voit lorsqu’il s’occupe des enfants et sa vie, enfin celle qu’il va prendre en cours de route. A un moment donné, j’ai eut l’impression qu’il n’avait plus son destin en main, suivant un chemin tracé pour lui, l’amenant à Ménin. Il va se reprendre, ayant des sensations qui le guideront à Lucie. Cette jeune femme, à part son quoi qui m’a énervée dans les premiers temps puis sourire est pleine de vie. J’ai aimé lire les passages avec elle. Elle à toujours une histoire à raconter et ce qu’elle apporte dans le livre est phénoménale. Par contre avec le Professeur Mitsuhimato, je dois avouer qu’il y a un passage où j’étais légèrement perdue dans les termes employés avec « la Matrice ».

    Je regrette juste le fait que tout va très vite, un peu comme un road trip en accéléré. Beaucoup de rebondissements, au moins on ne s’ennuie pas. La disparition de l’enfant est soudaine et ensuite ? Ensuite je me suis demandé si et surtout quand nous allions le revoir. Dans quelle circonstance également. Je pensais que nous allions suivre l’enfant, alors qu’en fait non, créant ainsi une petite frustration. Mais elle est largement compensé avec ce que Sylvère va découvrir et nous montrer.

    En bref, il s’agit d’un roman qui est différent de ce que j’ai pu déjà lire. Une histoire douce dans le fantastique, où les rêves font partis intégrante de la réalité. Pas de violence, même s’il y a du mouvement. Ce n’est pas un livre où vous trouverez des combats et des morts par dizaine, au contraire tout est plus sous-entendu. Un peu de fantastique, un peu de thriller psychologique, beaucoup d’exploration de soi et de sentiments. Le côté rapide de l’histoire m’a juste empêché de m’attacher à la plupart des personnages, mais cela n’entache en rien l’intrigue. Au contraire, je suis contente d’avoir pu découvrir la plume de cet auteur, il ne vous reste plus qu’à vous laisser tenter.

    Un extrait que j’ai beaucoup aimé :

     

    « … Depuis combien de temps était-il présent ? Assis, penché en avant, il avait les mains jointes, les avant-bras reposant sur les genoux, vêtu d’un vieux pantalon de toile grise, des chaussures en cuir marron, une chemise à carreaux. Ses yeux sombres enfoncés au fond des orbites me fixaient. Des yeux terribles. Bon dieu qu’elle frousse !...

    …Etait-il toujours visible, avait-il disparu, s’était-il fondu dans cet homme ? Je restai pétrifié sur ma chaise avant de me lever pour m’enfuir dans le couloir. Ma dernière livraison de cet homme hurlant était l’image de son visage comme emprisonné dans un miroir circulaire reflétant son cri en le répercutant, déformé à l’infini. Adossé contre le mur, la porte restée ouverte, je constatai que les cris avaient cessé aussi brusquement qu’ils étaient apparus. Tremblant comme si j’avais pris une douche glacée, j’étais retourné piètrement dans mon bureau pour… »

      

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