• Joe Basianga, tome 1 : l'ultime sacrifice (Patrick Armerding)

     

    Joe Basianga, tome 1 : l'ultime sacrifice (Patrick Armerding)

    Disponible sur Amazon

     

    Le sanctuaire de Nienor, braconnage à Saline (C. Nouvel, L. Major)

    Auteur : Patrick Armerding

    540 pages papier

    Thèmes : Policier, espionnage

    *******

     Fait partie de la série

    Joe Basianga

     

    Résumé :

    « « Tout petit déjà, je m’étais rendu compte que j’avais un don : le pouvoir de paralyser toute forme de vie rien qu’en la touchant. Le seul souci pour moi résidait dans l’apprentissage de son contrôle après avoir été témoin de ce qui allait devenir le plus profond traumatisme de mon existence : l’assassinat de mes parents le jour de mes neuf ans ».

    « Joe Basianga, l’ultime sacrifice », est le premier tome d’une trilogie mêlant espionnage, action, amour, humour, politique et aventure. Cette fiction policière relate l’itinéraire d’un ex-tueur à gages de la CIA doté d’un pouvoir hors du commun, vouant une passion sans bornes pour James Bond, fermement décidé à mettre ses talents au service du bien de l’Humanité.
    » 

     
     

    La bête du Bois de Boulogne (Christine Béchar)

    16/20

     

    Merci à Patrick Armerding pour la lecture de son livre, je pense que j'ai eu le sourire durant une bonne partie de la lecture grâce à lui.

     

    Rielle, je suis Gab Rielle (désolée, je me devais de la faire celle-là !) Joe Basianga aurait pu s'appeler Jason Bourne ou encore Jack Bauer, mais il a décidé de ressembler à son héros : James Bond. JB pour les intimes, JB pour les initiales qui sont toutes les mêmes, donc je fais forcément tache à ce moment. Qu'importe l'ivresse tant qu'il y a de la folie ! Joe est un tueur, mais pas n'importe lequel. Il a la classe, le parler de James... Allez, arrêtons de dire n'importe quoi, oui il adore le concept de James Bond, avec la panoplie des DVDS de chacun d'entre eux. Que ce soit Sean Connery ou un autre acteur, il est à fond dans le rôle qu'il se donne. Et l'auteur lui apporte le scénario sur un plateau. Espionnage, action, amour, humour, hors du commun... tout est là indiqué dans le résumé et tout est vrai. Si vous avez déjà vu un films sur cet espion et que vous avez aimé, alors vous ne pourrez qu'aimer Joe. Il est drôle, parle beaucoup et surtout c'est un monstre dans tous les sens du terme (que ce soit dans un lit ou dans une salle de torture).

     

    Joe est un homme qui a vu mourir ses parents, nous avons des flashbacks de ce jour où il a pris une balle, le laissant pour mort alors qu'il n'était pas encore un adulte. Entre deux actions, nous découvrons son caractère, sa façon de penser, son don qui lui attire autant de bon que de moins bon. Il a appris à s'en servir, il est capable de braquer une banque sans arme, de bloquer un homme ou une femme dans une certaine position avant de l'assommer de paroles et enfin de donner une mort. Cela s'apparente à une agonie, une torture tant elle est lente et laborieuse pour celui qui écoute et sait qu'il va y passer là, incessamment sous peu.


    « — Pourquoi Dieu a-t-il choisi de mettre un être aussi vulgaire sur ma route ?

    Avec beaucoup de précautions, Joe pose sa carafe sur la table et prend son couteau. Il effectue deux pas en arrière, et subitement il se retourne en faisant semblant de le lancer dans sa direction, mais reste figé dans une de ses postures préférées.

    — Aaaaaaaaaaaaah ! Mais tu es dingue ! J'ai bien cru que tu allais me planter !

    — Ha ha ha ha ! Donc le Gun Barrel Roger Moore te fait pour... Pourtant, son style paraît moins surprenant que celui de Sean...

    — Tu me fais chier avec ton James Bond. Grandis un peu ! Au moins, lui, il m'aurait fait l'amour avant de m'interroger. Je serais allongée, certes menottée, mais sur le lit d'un hôtel cinq étoiles : un vrai palace, pas un trou à rats humide et étouffant sous une montagne. »

     

    LA folie guette, le rôle est écrit pour obtenir un oscar ! Joe est celui qui tire les ficelles. Il y a un passage où il sait qu'il y a un homme à sa poursuite, pourtant il prend le temps de s'amuser sur son lit pour rebondir dessus avant de fuir par les égouts. Je me suis amusée tout au long de la lecture. Un peu comme lorsque je regarde un James Bond. Il faut dire que je ne les prend jamais au sérieux et par conséquent, je ^passe un très bon moment. C'est plus un comique à la base, suivi d'un espionnage, c'est tout à fait ce que j'ai pensé en terminant ce premier tome. Il est dans le même style, avec quelques lourdeurs parfois dans un nombre incalculable de descriptions, mais c'est ce qui fait le charme d'un JB. J'ai plusieurs passages en tête qui sont un peu à rallonge et que j'ai adoré. Je pense à la toute première scène avec le petit moustachu bloqué qui doit l'écouter parler durant de longues minutes avant d'y passer, ou encore dans le fin fond du trou de la France avec son histoire de vin. Pauvre Olga qui doit se le coltiner, mais en tant que lectrice j'ai bien rigolé de l'imaginer se poser autant de questions sur sa santé mentale que sur la question de "quand vais-je mourir si ce n'est par l'ennui ?"

     

    C'est LE personnage principal et ce sont les autres qui gravitent autour de lui, exactement comme l'espion qu'il veut être. Tueur froid, il n'a pas de pitié lorsqu'il doit appuyer sur la gâchette. Est-ce un genre qu'il se donne ou au contraire son esprit qui en a déjà trop vu qui frétille avec l'autre côté du monde dit normal ? Que sais-je, toujours est-il que c'est fascinant de le voir réagir différemment d'un "héros" traditionnel. Il n'est pas parfait, il pourrait être surnommé un rat d'égout vu le nombre de fois où il y passe pour fuir. C'est fascinant de le suivre et de tenter de comprendre certains de ses raisonnements.

     

    « Le capitaine Lombart semble furieux vu qu'ils ont perdus la trace de Joseph. Il est exaspéré, car une fois de plus, il les a ridiculisés dans les catacombes. Il est remonté parce qu'à chaque fois que le président décroche son téléphone pour l'appeler, c'est pour le menacer de le virer s'il n'obtient pas de résultats probants. Ses équipes restent en alerte maximale et il ne souhaite qu'une seule chose : que cette satanée Olga Krochenko sorte de son coma. Il est attablé à son bureau, mangeant une soupe chinoise au poulet vermicelle, en étudiant les conclusions du rapport des cataflics. Il semble à la recherche du moindre indice qui peut lui donner une piste. Il regarde sa montre. Il est 19h30 passé. » 

     

    L'écriture est donc fournie, les descriptions ne sont pas en reste. L'histoire tient plutôt bien la route, il manque la James Bond Girl. J'avais pensé la voir en certaines d'entre elles, peut-être qu'au final elle apparaîtra vraiment au tome suivant ? Dans tous les cas, j'ai beaucoup aimé apprendre à le connaître, à le voir interagir avec ceux de son passé. J'ai facilement imaginé les lieux, les personnages, les situations. C'est tout à fait dans la lignée des JB. Je me dis que ce livre pourrait très bien devenir un nouveau film de notre espion préféré ou non. L'arrachage d'ongles m'a fait mal par contre, yeurk, je crois que lorsqu'il s'agit de ce côté de la torture, j'ai du mal. Autant découper des morceaux ne me dérange pas, mais là c'était un peu juste pour ma part. Trêve de plaisanterie, il y a de tout dans ce premier tome même des brins d'amitié, fragile certes, mais ils existent, ainsi que la confiance.

     

    Il y a une grande partie sur la politique, Joe vient d'un pays en guerre et qui l'est toujours. Les présidents, rois et autres personnes au pouvoir se croient tout permis. Il faut intervenir. Rien n'est simple, tout est encore à prouver. Le jeu de pouvoir s'apparente à un jeu de massacre. c'est à celui qui aura la plus grosse, mais ils ont déjà tous perdus d'avance, mdr. Il y a beaucoup de relations publiques, d'hommes et de femmes de l'ombre. Les pays semblent ne pas voir les plus petits gens, Joe compte remuer la merde et il le fait bien. Je n'ai pas beaucoup parlé de son don, il s'intègre parfaitement bien avec le déroulement de l'histoire.

     

    En conclusion, Joe est un personnage très intéressant. Un peu loufoque sur les bords, un vrai James Bond dans l'âme, il a le premier rôle dans ce film qui se déroule rapidement telle une course-poursuite sans fin. D'ailleurs, le final nous laisse sur les dents. Le don de Joe est bien présent, par contre je trouve qu'il est de trop. Ce personnage est bien assez charismatique et dangereux sans cela. Une très bonne lecture dans son ensemble qui vaut tous les James Comique Bond du monde !

     

     

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  • Commentaires

    2
    Lundi 7 Octobre à 16:42
    wolkaiw

    Contente de lire que tu l'as un peu plus apprécié que moi ;) Je confirme que la première scène est très loooongue et donne bien le ton en ce qui concerne Joe!

      • Lundi 7 Octobre à 18:54

        Elle est longue, mais elle m'a éclaté ! Cela donne l'ampleur du personnage du départ et tu sens bien qu'il est impossible à arrêter xD

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