• L'Indé Panda n°11 (Collectif)

    L'Indé Panda n°11 (Collectif)

     Résumé 

     

    « 5 ans ! 5 ans déjà que nous vous faisons découvrir de nouvelles plumes indépendantes.

    Pour ce onzième numéro, notre comité de lecture a sélectionné dix nouvelles très différentes. Quels que soient vos goûts, vous serez comblés.

    Si vous êtes un fidèle de L’Indé Panda, vous reconnaîtrez certains noms. D’autres paraissent pour la première fois et c’est un réel plaisir de constater l’engouement constant que suscite notre magazine.

    Dans tous les cas, vous passerez un excellent moment en notre compagnie. Le seul risque ? En vouloir plus ! Ça tombe bien, chaque auteur vous présente l’un de ses textes à l’issue de sa nouvelle.

    Sommaire :

    Gynécée Adélie – Meryma Haelströme
    Putain de cafetière – Valéry Bonneau
    Le syndrome des abysses – Catherine Lamour
    Petite femme – Élisabeth Barthélémy
    Apprivoiser le Temps – Bastien Pantalé
    Dormir seul – Marie Meyel
    Carolina – G. E. Froideval
    Un diamant à l’état pur – Cindy Costes
    Le futur Goncourt – Benoît Toccacieli
    Halloween – Pascale Noger
    »      
     

     Ma chronique 

     
    Je remercie l'Indé Panda pour m'avoir proposé une fois de plus la lecture de leur nouveauté.
     
     
    Un recueil de nouvelles d'auteurs indépendants (comprenez auto-édité aussi) qui offrent une parcelle de leurs mots. De quoi mettre en appétit ou du moins de connaître la plume de ou des auteurs concernés. J'aime bien les nouvelles lorsqu'il s'agit de découvrir la plume, par contre je suis souvent frustrée : la plupart du temps je ressens un manque et c'est le cas pour certaines, mais pas toutes. Toujours est-il que j'ai pris plaisir à découvrir une partie des auteurs dont je n'avais jamais entendu parler et de lire d'autres récits de ceux que je connais déjà. 10 nouvelles pour 10 auteurs, de quoi être apprécié par un maximum de lecteurs.
     
     
    Avec Gynécée Adélie de Meryma Haelströme, nous plongeons dans une dystopie où les hommes et les femmes ne vivent pas ensemble. Deux soeurs qui vont devoir affronter leur grand-mère d'une manière particulière. 16 ans, un âge où tout va changer pour la plus jeune. Une année où Olympia va devoir faire des choix et suivre son coeur plutôt que rester esclave d'une société où la liberté est plus que compromise. C'est avec cette nouvelle que l'on comprend le sens du mot frustration ! C'est tel un prologue qui nous tient en haleine et qui nous laisse avec la question de savoir comment tout cela va se terminer ! Qui n'a jamais rêvé d'un bon café le matin alors que nous sommes pressés ? Patric aimerait bien en boire un s'il n'y avait pas cet écran qui l'en empêche. Cette Putain de cafetière semble ne pas vouloir donner d'elle-même devant un homme qui n'arrive pas avec ce que la société fait de mieux (?) l'avancée technologique. C'est un récit qui prête à sourire, mais qui arrive aussi à nous faire prendre conscience que la technologie c'est bien, mais nous ne sommes pas tous adaptés pour l'appréhender au mieux.
     
     
    Devenir autre et plonger dans l'océan jusqu'à la fin de ses jours ? Tout est possible avec Lenno qui grâce à l'argent qu'il a accumulé suite à de nombreuses missions devient presque un poisson. Jusqu'à ce que le fameux syndrome des abysses le prenne aux tripes et l'entraîne dans un monde insoupçonné. Une aventure originale qui n'hésite pas à décrire les sentiments de ceux qui n'aiment pas être entourés de monde. Petite femme est un hommage à tous ces enfants, adolescents, jeune fille qui vont voir leur vie changer par une personne. C'est une vision qui fait froid dans le dos, mais qui apporte plus que la compréhension des gestes : celle des sentiments et de ce que cela comporte. L'amour inconditionnel d'une mère pour son enfant, l'amour émerveillé de l'enfant envers la mère et puis cet amour impossible qui détruit tout sur son passage, qui fait naître des larmes et étouffer des pleurs.
     
     
    Apprivoiser le temps m'a perdue, je me suis demandé où l'auteur voulait nous emmener. Tant que Dormir seul m'a fait penser que la roue tourne et le hamster coincé entre les barreaux de sa cage ne s'étire pas. Il ne voit pas que ces conséquences sont les actes qu'il a commis et par conséquent il n'est pas près de dormir seul, enfin... peut-être... La violence des femmes est un sujet sensible qui a su être mis en évidence en étant du côté du bourreau. Les intentions sont claires et l'évidence de la supériorité qui est bien mise en place. Penser être le meilleur ne va pas l'aider, bien au contraire ! Une décision radicale qui ne sera pas sans conséquence. Carolina ne m'a malheureusement pas entrainé dans son sillage : une femme qui raconte bien des choses dans une nouvelle m'a paru bien de trop.
     
     
    Un diamant pur est un récit très court, mais intense qu'il faut découvrir. Deux personnages qui ne cessent de se chamailler pour de nombreuses raisons qui sont touchantes. Le futur Goncourt est tiré de l'imagination du personnage central. Les surprises sont évidentes et la fin reste dans la logique de l'histoire. Enfin nous terminons avec Halloween (ma fête préférée) où une jeune fille ne veut absolument pas rentrer chez elle à cause de sa belle-mère qui lui pourrit la vie depuis trop longtemps. Enfin belle-mère, il s'agit de la seconde femme de son père. Les conflits sont nombreux, les menaces aussi, mais la fin risque d'être joyeuse, pour l'un des deux personnages.
     
     
    En conclusion, un recueil regroupant 10 textes divers et variés. De nombreux thèmes douloureux mis en évidence amenés de en douceur, sans heurt, avec des mots justes et simples. Certains récits m'ont quelque peu perdu, mais la plupart donne envie de découvrir la plume des auteurs dans des histoires plus longues.


     Extrait choisi :   

     

    « Moi, qui naviguais en solitaire depuis si longtemps, je ne me suis pas reconnue. Je pensais être une femme forte et indépendante. Ma soi-disant force est devenue courant d’air. Mon château de cartes s’est écroulé face à ce prince que je croyais charmant, devenu maître de tes ténèbres.
    La première fois où c’est arrivé, je n’étais déjà plus celle que tu chérissais si fort.
    Très rapidement, la partition de notre vie, si bien réglée, a changé. Deux qui s’écrivent trois.
    Au début, il était gentil avec nous, avec toi. Je n’ai pas senti la menace.
    Puis, l’insinuation. Il a commencé à me trouver vieille. Je ne l’ai pas vu venir. Il disait qu’à l’inverse, tu commençais à devenir une femme. Une petite femme. »

     

    Couverture de L'Indé Panda n°11 par Collectif

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  • Commentaires

    10
    Mardi 19 Octobre à 09:29

    Je vais passer mon tour :(

    9
    Kimysmile
    Mercredi 13 Octobre à 11:04

    Pas pour moi ^^

    8
    Vampilou
    Mardi 12 Octobre à 09:19
    Aimant beaucoup les nouvelles, ça me plaît forcément !
    7
    lheuredelire
    Mardi 12 Octobre à 00:18

    Pour cette fois je passe mon tour

      • Mardi 12 Octobre à 19:40

        Pas de soucis, il y en a tout plein de différents :)

    6
    Lundi 11 Octobre à 21:35
    Ça fait une éternité que je n'ai pas lu un numéro de l'Indépanda ! Ça donne bien envie d'en ouvrir un - mais peut-être pas ce numéro, à voir.
      • Mardi 12 Octobre à 19:40

        Oh oui, il y en a déjà pas mal hein :) Faudra que j'en lise d'autres aussi ^^

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