• L'interview d'Ena Fitzbel

    L'interview de Lola T.

    L'interview d'Ena Fitzbel

    Un grand merci de bien vouloir m’accorder du temps pour répondre à mes questions. Avant de plonger au cœur de tes écrits, peux-tu nous dire qui tu es en dehors de l’auteur ?

       De formation scientifique, je travaille comme ingénieur dans un grand centre de recherche. Je suis maman de trois enfants de 18, 16 et 13 ans.

       J’habite dans le sud-ouest de la France, mais mon imagination n’a pas de frontières.

       J’ai deux passions : l’écriture et les langues étrangères dont je ne cesse de parfaire l’apprentissage ; toutes deux me permettent d’ouvrir des portes vers les autres.

     

    Comment t’es venu cette idée d’écrire ce mélange fantastique/science-fiction ?

       À l’origine, Un manoir pour refuge est un rêve éveillé que je faisais souvent. J’avais bâti un manoir dans ma tête ; j’en connaissais tous les recoins. Je me réservais des instants dans la journée pour m’y réfugier en pensée. Il y avait un petit quelque chose de « fantastique » dans l’attrait qu’avait ce rêve sur moi. Le côté science-fiction vient d’un scénario qui me plaisait beaucoup.

     

    Quel a été ton parcours afin d’arriver jusqu’à la publication de « Un manoir pour refuge »? Et d’ailleurs qu’est-ce qui t’a poussé à vouloir l’éditer ?

       J’écris des poésies depuis mon adolescence. Saint John Perse m’a beaucoup influencée. Mais très vite, je me suis sentie prisonnière d’un format trop étroit pour abriter mes histoires. Je dois vous dire que j’adore m’inventer des histoires ! Elles m’aident à échapper au monde réel. Lorsque j’ai achevé la rédaction d’« Un manoir pour refuge », j’ai souhaité le proposer à la lecture par le biais de l’édition.

     

    Pourrais-tu, pour les lecteurs qui ne connaissent pas ce que tu écris, donner un aperçu et ainsi leur donner l’envie d’en savoir plus ? (Que se soit par le biais des personnages, de l’histoire, par le moyen que tu souhaites ;) )

    Extrait de Un manoir pour refuge :  

       « …À des miles à la ronde s'étend la verte prairie. Ici et là, des fleurs jaunes et violettes disputent le terrain à quelques troupeaux de moutons. Seule une route goudronnée vient troubler la quiétude de cette lande vallonnée. Elle mène droit au manoir. Mais à mesure qu'elle s'en approche, elle se recouvre de bosses qui secouent le véhicule. Puis la mélodie celtique se met à grésiller, et Édouard éteint la radio.

       — Si je puis... attirer l'attention de... mademoiselle, dit sa voix hachée par les soubresauts de la voiture, nous ne pouvons... pas continuer notre programme... musical. Nous... ne captons plus les stations.

       Tant mieux ! se réjouit Elsa intérieurement. Je commençais à en avoir marre de cette flûte criarde.
       — C'est... regrettable, lui répond-elle dans un ultime élan pour braver les cahots imposés par la route de plus en plus raboteuse.

       — Si je puis... vous agréer, mademoiselle, poursuit le chauffeur aux sourcils broussailleux et au regard de jais, je lui proposerais... volontiers un disque de musique... celtique.

       — Oh ! Je ne voudrais... pas vous... importuner, réplique-t-elle avec appréhension. Vous risquez... de l'endommager avec... toutes ces secousses.

       — Si je puis... ajouter... mademoiselle fait... montre d'une grande... sagesse...
       Ouf ! Sauvée !... »

     

    Lors des premières ventes, quel a été ton ressenti ? As-tu toujours les mêmes émotions même encore maintenant ?

       J’étais très heureuse, mais maintenant je me suis détachée du roman : j’estime qu’il ne m’appartient plus. D’ailleurs, j’ai déjà l’esprit occupé par le scénario de mon troisième roman. Je viens de terminer un second roman : « Des packs d’eau pour l’Afrique » qui est une sorte de romance comique pour adultes.

     

    Quel est le personnage qui t’as donné le plus de facilité à écrire et inversement, celui qui à été le plus dur ? Et pourquoi, bien entendu. 

       J’ai adoré faire vivre Gianluca, mais ses « belgicismes » m’ont demandé beaucoup de travail. Il s’agissait de ne pas « déraper » ! Les ressentis de Mila ont été pour moi les plus faciles à écrire : elle me ressemble beaucoup, par certains côtés.

     

    Quelles sont les scènes qui t’ont donnés le plus de fil à retordre et celles qui, au contraire, se sont révélées facile à écrire ?

       Les passages qui mettent en scène de nombreux personnages sont ardus, puisque je dois constamment être sur mes gardes pour ne pas les laisser dans un coin. En fait, rien n’est jamais facile à écrire : il faut toujours veiller à ne pas céder à la facilité.

     

    Des avis sortent régulièrement dès qu’un livre parait, que penses-tu de tout cela ? Comment gères-tu les divers avis qui en découlent ?

       Les avis et les chroniques constituent un véritable baromètre pour l’auteur.

     

    Une question qui me tient à cœur : Puis-je espérer une suite pour « Un manoir pour refuge » ? Car je dois dire que la fin me laisse sur ma faim, mdr et surtout est-elle déjà programmée ? L’as-tu commencé ?

       En fait, Un manoir pour refuge est un livre qui n’attend pas de suite. Par contre, sur les conseils de beaucoup de chroniqueurs, j’ai ajouté aux nouvelles impressions papier (dès le début avril) et sur les Ebook) un dernier chapitre qui met en scène Mila et son petit ami (Qui est le petit ami ? Ah, je ne peux pas le dire sans risquer de « spoiler » la fin à ceux qui ne connaissent pas encore l’histoire.)

     

    J’ai cru comprendre que tu avais d’autres projets, un livre pour adulte. Peux-tu nous en dire plus ?

       Comme je le disais plus haut, je viens de terminer l’écriture d’un roman pour adultes, Des packs d’eau pour l’Afrique (sortie en fin 2014), où une jeune fille charmante mais un peu trop idéaliste est contrainte de faire un trajet en voiture avec le directeur adjoint de l’entreprise où elle travaille. Ce dernier, beau, jeune et arriviste, a répondu à une annonce de covoiturage que les collègues de la jeune femme ont déposée pour lui faire une mauvaise farce. Il s’attend à voyager à bord d’une Land Rover ; la jeune femme conduit une vieille 405 qui tracte une caravane pleine de packs d’eau destinés aux Africains. La suite, vous l’imaginez, risque d’être rocambolesque.

       Il est actuellement en béta-lecture, avant de passer à la correction.

     

    Je te laisse les mots de la fin ;)

       Sans trop en dévoiler, je puis vous parler de mon troisième roman (dont le scénario est prêt). Il est dans le genre fantastique/fantasy, et destiné aux adolescents et aux jeunes adultes. Je pense en commencer la rédaction dans le courant du mois d’avril.

     

    Merci d'avoir répondu si vite (renvoyé le jour-même), plus rapide que Captain America (^^). Savoir qu'il n'y aura pas de suite au manoir, mais qu'il y aura un supplément dans les prochaines parutions m'intéresse (youpi, danse de la joie!!!) J'avoue que ton prochain livre, Des packs d'eau pour l'Afrique me tente beaucoup ! En tout cas, très bonne continuation, je te suivrais avec grand intérêt !

    Pour ceux qui ne connaissent pas encore son premier livre, vous pouvez le retrouver sur beaucoup de plateformes de ventes et lire mon avis en cliquant sur la photo. Pour retrouver Ena Fitzbel : c'est ICI !

     

     

    « La nuit n'est pas forcément bonne conseillère !Les Ombres Brumeuses, Livre 3 (Céline Mancellon) »

  • Commentaires

    2
    Vendredi 11 Avril 2014 à 19:37

    De rien wink2

    1
    Vendredi 11 Avril 2014 à 19:24

    merci

     

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