• Le Mystère du Pont Gustave-Flaubert (Pierre Thiry)

     

    La bête du Bois de Boulogne (Christine Béchar)

    Auteur :

    314 pages papier

    Thèmes : Contemporain, fantastique

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    Service presse de l'auteur

     

    Résumé de l'éditeur :

    «   Ce récit évoque quelques impressions sur des personnages réels : Gustave Flaubert, Giovanni Bottesini, Rouen, le pont Gustave-Flaubert...

    Un grand écrivain, un compositeur de musique oublié, une ville normande, un pont levant peuvent-ils s'emmêler dans la même intrigue ? Giovanni Bottesini (1821 - 1889) et Gustave Flaubert (1821 - 1880) se sont-ils rencontrés ?

    Ce "roman", très imaginaire, où il est question : d'un vélo volé, d'un opéra disparu, du détective privé Jules Kostelos, d'une bibliothécaire portant le nom de Salammbô, du chat noir Charles Hockolmess et d'un rassemblement de vieux gréements à Rouen en 2017, apportera-t-il une réponse ? »  

    La bête du Bois de Boulogne (Christine Béchar)

    Nous sommes un (James G & Frédéric Gobillot)

     

    Je tiens d’abord à remercier l’auteur, Pierre Thiry pour m’avoir envoyé son livre en SP, avec une sacré dédicace de Charles Hockolmess :p

    Une fois le livre refermé, un mot a fait son apparition : déroutant. Déroutant dans le sens stupéfiant, inattendu, imprévisible, étonnant, imprévu, déconcertant et même bizarre. Ce sont tous les qualificatifs qui viennent se bousculer, tout comme les mots qui constituent cette œuvre. Parce qu’il en s’agit d’une, d’œuvre d’art je dirais même. L’auteur joue avec les mots, les mettant à la suite les uns des autres sans que nous rendre compte que nous avons avancé peu dans l’intrigue, mais les pages défilent très vite, malgré quelques répétitions.

    Au départ, nous sommes en présence d’un homme, Jules Kostelo, détective privé, qui lit tranquillement un livre chez lui. Nous avons toute la description de cet ouvrage, de la couverture aux gravures intégrées (d’ailleurs, rappelez-vous bien de ces gravures, car elles vont vous poursuivre tout au long du récit) et d’un coup, alors qu’il n’avait qu’une envie, c’était comprendre qui était ce fameux JL dont les initiales sont dans une des gravures, un coup de fil afin qu’il se dépêche de retrouver un vélo volé, celui du Commissaire Jeton. Oh rage oh désespoir, voici notre détective qui n’a qu’une envie, lui raccrocher au nez, mais il ne peut pas sans entacher la relation qu’il à avec cet homme des forces de l’ordre. Le vol aurait eut lieu sous le pont Gustave-Flaubert, à Rouen. A partir de ce coup de fil, les recherches vont se chevaucher l’une l’autre. Entre Jules Kostelo qui veut savoir qui est ce JL, sans oublier que Flaubert, Gustave de son prénom aurait écrit un autre opéra que Salammbô et le vol d’un simple vélo, qui ne l’est pas aux yeux du volé… l’intrigue va prendre de l’ampleur.

    « A force de rendre les objets familiers, l’habitude amène souvent à ne plus les remarquer. Nous trouvons quelconque ce qui est trop fréquent. A trop les voir, nous perdons la capacité de les contempler et d’admirer. Combien parmi nos contemporains, par exemple, regardent les lave-vaisselles qui ornent nos cuisines, sans réfléchir à tout ce qui ce que ces merveilleuses machines impliquent d’efforts, de patience, de passion, d’intelligence et tout ce qu’elles promettent de ressources et d’amélioration à l’humanité !... »

    Je me suis posé la question régulièrement de savoir, mais où l’auteur nous embarque ? Non pas que je m’ennuyais, mais je me demandais si le vélo serait retrouvé. Par qui ? Où ? Et comment ? Le pourquoi viendra par la suite également, mais cette histoire aurait été insipide et ennuyeuse si nous n’avions pas eut tous ces détails sur la vie de ce Gustave Flaubert et de tout ce qui l’a entouré. Que se soit le mot plagiat qui revienne régulièrement, et je ne parle pas du livre en lui-même ou de l’auteur, mais bien de ce qui se passe dans le livre, l’histoire du pont en lui-même et son nom, comment il l’a eut, combien de fois détruit, renommé. Une simple histoire de vol de vélo et nous voila emmené dans un monde où l’histoire n’est pas qu’un simple mot…

    J’ai beaucoup aimé les personnages, tous sont si différents et font parties intégrantes de ce livre. Mon préféré est incontestablement le chat qui m’a fait une très belle dédicace miaou : Charles Hockolmess de son petit nom. Il fait des rêves exquis et ses élucubrations en tout genre donnent plus de détails et de légèreté en même temps. La relation entre Salammbô et Jules est une relation de passionné envers la lecture, leur première nuit m’a semblé inoubliable, intéressante et totalement inédite. Vous trouverez d’autres personnages du nom de Georges Astulf, Berualf Vetusga et Fulbert Astaguve, mais également Napoléon, Christophe Colomb, Gustave Flaubert et Giovanni Bottesini bien évidemment, sans oublier Graziella, une jeune femme qui rêve des planches. Il n’y à pas que ceux-là, beaucoup vont faire leur apparition, sans compter le lieu qui change. Nous ne restons pas à Rouen, nous naviguons sur les flots dans l’Armada de Christophe Colomb, la découverte du Mexique par exemple. Je ne m’attarderais pas sur les protagonistes quels qu’ils soient. Tous ont des qualités et des défauts qu’il vaut mieux découvrir, parce que je risquerais de vous en dire de trop.

    « Le vaisseau amiral avait fait escale dans l’île de Matinino (l’île des femmes aujourd’hui La Martinique) Christophe Colomb avait enbarqué, outre une provision de sucre, épices, rhubarbe en abondance, une passagère au charme piquant, une belle étrangère au charme troublant. Qui était-ce ? C’était une jeune fille toujours très élégante. Sa manière exquise de se vêtir était toujours suivie de tout le monde… »

    J’avoue que j’ai été un peu perdu entre qui rêve, qui pense, qui bouge, mais à part ce sentiment au niveau de qui fait quoi dans les livres de ce roman, j’ai aimé la façon dont toutes les histoires se sont enchainées, imbriquées même pour ne former que celle de ce mystère à résoudre. Je ne connais pas parfaitement Flaubert, ou plutôt sa biographie, j’ai lu quelques unes de ses œuvres comme Madame Bovary ou encore l’éducation sentimentale, reprit dans ce livre par ailleurs, mais je me dis que si j’avais eut un professeur comme Pierre Thiry, j’aurais probablement bien plus apprécié mes lectures. La véritable vie de Gustave Flaubert est décrite, mais est-ce vraiment la réalité ? Où commence l’imagination ? Dans tous les cas, on ne peut qu’apprécier le fait que les recherches sur Flaubert soient énormes, travaillés à tel point que l’impression d’être à ses cotés durant son voyage était plus que réel.

    Sachez tout de même que le vol du vélo n’est qu’un prétexte, même minime pour vous embarquer dans une aventure digne de Gulliver. Pas d’enquête policière au premier, ni même au second plan. Il s’agit pour ma part d’un bon moment de détente, où le rêve et la réalité se rejoignent afin de former cette fusion entre les lettres et la musique, entre la soif de connaissance et les égarements de l’esprit. N’empêche, avoir un chat noir pareil, ce n’est pas donné à tout le monde :p

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  • Commentaires

    2
    Jeudi 21 Janvier 2016 à 21:31

    J'ai lu et chroniqué Sansonnets, un cygne à l'envers de Pierre Thiry sur mon blog et ta critique me donne envie de découvrir cette oeuvre là aussi ! Merci du partage ! 

      • Jeudi 21 Janvier 2016 à 21:36

        De rien, et contente qu'il te plaise, bonne future lecture :)

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