• Le Requiem d'un soupir (Tiffany Schneuwly)

    La bête du Bois de Boulogne (Christine Béchar)

    Auteur : Tiffany Schneulwy  

    190 pages papier

    Thème : Contemporain, fantastique

      *******

     

    Résumé de l'éditeur :

     « Une inspiration... une expiration... un soupir...
    La vie de Mercedes se résume à cela. A 19 ans, elle souffre d'un asthme sévère et ne peut profiter de sa vie comme elle le souhaite.
    Voyant qu'elle passe à côté de toutes les expériences qu'elle devrait vivre durant son adolescence, une étrange petite fille va venir à sa rencontre afin de lui apprendre à profiter de sa vie.
    L'asthme est une maladie commune, mais pas moins grave pour autant. Découvrez l'histoire d'une jeune fille qui se bat pour survivre, pour soupirer son requiem...
     »   

    La bête du Bois de Boulogne (Christine Béchar)

    Yem ou le combat d'une femme (Gilles Milo-Vacéri)

     

    Avant toute chose, je tenais à remercier Faëries Légends pour l’envoi de ce livre (qui soit dit en passant à eut un mal fou à trouver le chemin de la maison, heureusement que mon cher facteur à pris sur son temps pour trouver ce colis). Mais je tiens à remercier l’auteure, Tiffany Schneuwly pour la dédicace, et surtout de l’avoir écrit. 

    Comme vous pouvez le voir, ce livre à eut le droit à ces petits cœurs, signes qu’il est un coup de cœur véritable pour moi. Pourquoi ? Pour un nombre de raisons impressionnantes qui vont vous être dévoilées tout au long de ma chronique.

    Commençons déjà par la couverture. J’adore ce vert, lumineux, laissant apparaitre comme une brume qui ferait que les deux personnes se trouvent dans un rêve éveillé. Elle représente plusieurs scènes du livre que j’ai aimé par leur douceur entre autre, mais aussi une fois compris qui étaient les personnages chaque détail a sont importance.

     Lorsque je l’ai enfin eut entre les mains, je me suis posé la question de savoir comment l’auteure allait nous présenter les événements. Tragique et morose, ou au contraire caustique et sarcastique ? Il y à de tout, sans pousser dans les extrêmes. L’histoire débute avec une jeune femme, tout juste 19 ans dont son asthme la pousse à aller à l’hôpital une fois de plus alors qu’elle était tranquillement en train de faire des achats pour son anniversaire. Cette maladie est apparue cinq ans plus tôt et même si Mercedes va tenter d’avoir un semblant de vie normale et obtenir un bonheur qu’elle n’ose espérer, elle devra vivre avec un asthme qui ne demande qu’à prendre le pas sur son corps. Elle va faire la rencontre d’une petite fille qui va la pousser à dépasser ces craintes et à vivre comme une adolescente, prendre à pleines mains cette vie et en faire qu’elle n’ait jamais de regret

    L’histoire est racontée avec juste la vérité, pas de faux semblants, pas de détours pour expliquer ce que Mercedes peut ressentir à chacun de ses pas. Il est impossible de ressortir indemne de cette histoire, de ce dire que c’est exagéré, parce que les mots sont tout simplement juste. J’ai beaucoup appris sur cette maladie qu’est l’asthme, il est vrai que beaucoup pense que ce n’est qu’un petit mal être qui vous empêche de respirer, un coup de médicament et plus rien, tout ira pour le mieux. Mais c’est faux, cela va mieux, certes, mais ce n’est pas juste un problème de respiration, c’est bien plus grave que cela. Nous pensons tous que respirer c’est naturel, lorsque nos poumons fonctionnent correctement, nous n’y pensons pas, mais lorsqu’il y à une défaillance quelconque, respirer fait mal, il vous bloque les muscles, vous fait mal dans tout le corps et peut aller jusqu’à l’irréparable. Sans oxygène, pas d’oxygénation du cerveau, plus de contrôles des muscles, pas d’oxygène dans le corps et il se meurt. La vérité peut faire mal, mais il fallait la montrer et quoi de plus beau que de voir une jeune femme qui va réussir à s’épanouir malgré la maladie ? 

    « La soirée se déroulait bien. Et, pour une fois, je parvins à en profiter en faisant abstraction de mon asthme. Je commençais même à me dire que les conseils de la gamine étaient bons à prendre et qu’il fallait sérieusement que j’arrête de me morfondre et de ramener à chaque fois ma maladie sur le premier plan. »

    Mercedes prépare son bac, c’est sa dernière année. Elle peut paraitre faible par moment, mais intérieurement, elle qui ne veut rien montrer aux autres pour ne pas les entrainer dans sa souffrance, elle fait tout pour s’occuper d’eux et être aussi présente qu’elle le peux, surtout avec ses deux meilleures amies, Coralie et Alice. Mercedes fait office de tampon entre elles, même si elles s’entendent toujours très bien. Coralie est la plus réfléchie, tandis qu’Alice un peu plus fofolle, mais entre ces trois personnages, l’amitié est très forte, elles sont soudées comme les doigts d’une seule main. Le dévouement de l’une ou de l’autre pour chacune d’entre elles est sans condition. Il est émouvant de les voir si mature par moment, tellement plus adulte qu’elles ne le devraient et parfois les voir insouciantes, oubliant l’asthme de Mercedes comme si ce n’était plus qu’un lointain souvenir. J’ai beaucoup aimé la façon dont Arnaud à su lui redonner le sourire et faire qu’elle se sente mieux. C’est un jeune homme qui à prit le temps de la connaitre et non d’écouter ce qui pouvait se dire sur elle. Les émotions et sentiments partagés sont décrits si naturellement que j’ai eut le sentiment d’être à leurs cotés tous et de voir les regards de ceux qui ont peur d’approcher quelqu’un de malade. La pitié, le regard de ceux qui ont peur, ou même ceux qui ne pensent que ce n’est qu’une excuse pour ne pas venir en cours. Parfois j’ai eut des envies de meurtres, surtout en la personne de ce Monsieur Waeber qui lui ne mérite même pas un regard vu la façon dont il traite ses élèves.

    Je me suis énormément attaché à Mercedes, la suivant dans chacune de ses pensées, de ses gestes, étant heureuse lorsqu’elle avait enfin un rayon de soleil qui pouvait enfin lui apparaitre et triste lorsqu’elle allait mal. Il y à tellement d’émotions qui m’ont traversé, l’angoisse de savoir comment tout cela allait bien pouvoir se terminer, la joie, l’excitation, la révolte de voir que le malheur n’arrive pas qu’aux autres ; le destin, non content que Mercedes soit malade, le malheur va frapper de nouveau sa famille, comme s’ils n’en avaient déjà pas assez. Par moment j’ai pleuré, par forcément de tristesse, mais de joie de la voir heureuse, de me dire qu’elle avait enfin compris qu’il fallait qu’elle se réveille et profite de ces moments où tout va bien ou presque. La peur de se laisser aller, je pouvais la comprendre, mais qu’elle se laisse ainsi se mettre de coté toute seule non ! Et je ne remercierais jamais assez la petite fille qui m’a énormément fait penser à sa propre conscience.

     « Réfléchissant à sa question, je m’arrêtai et m’assis sur le bord du trottoir. La gamine s’installa à coté de moi. Est-ce que j’avais envie qu’Arnaud soit mon amoureux ? Je ne me l’étais jamais vraiment demandé et je me rendis compte qu’il serait peut-être bien d’y réfléchir. Arnaud était un garçon très sympathique. Il n’était pas du genre à faire la foire tous les soirs, il était bon élève et surtout, il avait des yeux noisette en amande plus que craquants. Que des points positifs ? Mais moi ? Est-ce que je lui plaisais ? Et, plus important encore, est-ce qu’il pourrait m’aimer avec mon asthme ? »

    Ce mélange de réalité et de fantastique léger me fait penser à ces films qui nous aident à mieux comprendre les choses, à ne pas tout voir en noir et à mieux affronter les événements futurs de notre propre vie. « Le Requiem d’un Soupir » m’a fait penser à tout ce que j’ai déjà vécu et survécu et que le plus beau reste à venir, il suffit de savoir ouvrir les yeux et de profiter du temps qui nous reste. Le témoignage de l’auteure à la fin ne fait que renforcer ce que j’ai ressenti. L’émotion n’est pas que le coté touchant de l’écriture, mais ce que chacun met à l’intérieur de ces mots. Cette tranche de vie de Tiffany qui nous donne accès à sa vie privé, à ce qu’elle-même à dû faire pour continuer à vivre, cette part d’elle-même ne doit pas être lue sans s’arrêter par moment et se poser à nous même des questions. Une question importante qui est, à mes yeux, primordiale serait la suivante : Que ferions-nous si cela arrivait à nous ou notre entourage ? Allons-nous fuir ou rester, mais rester par pitié ou rester parce que nous voulons aider ? Je suis déjà passé par là et je sais ce que cela fait. ? Dans un cas comme dans l’autre, nul ne peut juger une personne qui va rester pou partir, parce qu’il ne saura peut être pas l’endurance qu’il faut et la force pour faire ce choix. 

    Un petit mot pour ce qui suit, un court texte mettant en avant une maladie dont je n’avais jamais entendu parler, le syndrome d’asperger, apparemment proche de l’autisme, qui lui est plus connu. Il y à beaucoup de tendresse dans ce passage très court, mais très beau. 

    S’il faut retenir une chose dans ce livre, c’est toutes les émotions qui se mélangent, la manière dont l’auteure nous dévoile beaucoup sur cette maladie qu’est l’asthme sans utiliser de mots savants de grands médecins qui ne nous serviraient à rien, mais en usant de mots simples. La sincérité de cette histoire, sans oublier l’attention avec laquelle l’histoire est racontée en font à mes yeux un très bon livre. Encore merci pour m’avoir permis de découvrir ce petit bijou et j’espère qu’il aura retenu l’attention de beaucoup de lecteurs.

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  • Commentaires

    2
    Samedi 15 Février 2014 à 19:53

    Merci miss, je m'occupe de leur cas à tous dans la semaine

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