• Le sorcier de Passe-Chanes (Christophe Rosati)

    Le sorcier de Passe-Chanes (Christophe Rosati)

    La bête du Bois de Boulogne (Christine Béchar)

    Auteur : Christophe Rosati

    370 pages papier

    Thèmes : Fantasy

      *******

    Service presse de l'auteur

     

    Résumé de l'éditeur :

    «   Les enfants de l’orphelinat du manoir de Passe-Chanes sont privés de leurs loisirs favoris à cause d’une panne d’électricité. Contraints de veiller à la bougie et ne sachant comment tuer le temps, ils demandent à Granpa, le châtelain de l’ancienne demeure, de leur conter une histoire. Cette nuit orageuse amènera le vieil homme à leur dévoiler un pan de sa vie. Une révélation qui ira bien au-delà de ce qu’ils imaginent : demeure aux multiples secrets, cuisine spectrale, conseil de sorciers, chats qui parlent, créatures mortelles et territoires chimériques ouvriront les portes d’un univers dont ils ne soupçonnaient pas l’existence. Grandir, acquérir le pouvoir et la connaissance lorsqu’on est un adolescent impétueux a un prix que Marzin, le jeune héros de ce conte, ne va pas tarder à percevoir, à ses dépens. »  

    La bête du Bois de Boulogne (Christine Béchar)

    Nous sommes un (James G & Frédéric Gobillot)

     

    Quelques précisions :

    Merci à www.fan2fantasy.fr d’avoir proposé ce service presse et accepté ma demande en tant que Chroniqueuse pour ce roman, sans oublier James G. O'Leary leur attaché de presse stagiaire, 

    Si vous désirez commander ce livre, il est disponible à cet endroit : http://fan2fantasy.fr/?p=2682, mais il sera également disponible lors du salon du fantastique en Beaujolais le 16 et 17 novembre 2013.

    Le résumé/4ème de couverture est un simple résumé, il ne sera peut-être pas ce qu’il y aura sur la 4ème de couverture officielle, tout comme la couverture en elle-même.

    Je savais que ce livre parlais de fantasy, le titre m’a donné envie d’en savoir plus et je ne regrette absolument pas le fait de m’être proposé pour faire partie des personnes qui le lirait dans un premier temps. La préface de Yoann Berjaud donne le ton sur ce qui va se dérouler par la suite, ni trop longue, ni trop courte.

    L’histoire démarre par un vieux monsieur, surnommé Granpa, le propriétaire des lieux, qui, un soir où l’électricité va faire faux bonds au manoir de Passe-Chânes, va raconter une histoire de sorciers… Les enfants, des orphelins qui ne font que passer leurs temps sur des jeux vidéo, sur les écrans de télévision, vont se retrouver happés dans une histoire formidable. Cela aurait pu être une simple histoire, mais non, bien au contraire, elle retrace la vie d’un jeune garçon du prénom de Marzin vivant il y à de cela quelques années qui va arriver dans ce même manoir et vivre non pas un conte de fées, mais bien une réalité différente, tel Alice aux pays des merveilles qui découvre que tout n'est pas rose dans ce monde surprenant. Ce jeune garçon de presque quatorze va arriver au manoir d’une manière peu conventionnelle, surtout lorsque l’on gratte entre les lignes histoire de comprendre pourquoi "ils" en sont arrivés là, mais Marzin va découvrir, nous allons découvrir au travers de ses yeux le monde qui l’entoure et qui semblait comme endormi.

    Je suis rentré dans l’histoire très facilement, m’imaginant être avec les autres enfants autour de Granpa, un simple feu derrière nous, plus de lumière, uniquement la lueur des bougies. L’ambiance est vraiment très bien décrite, les détails sont impressionnants de vérité, sans compter la manière dont les choses sont dites. L’auteur prend un grand soin à montrer les gestes, les réactions, de chacun naturellement, sans fioritures. Tous les détails sont là pour une raison bien précise, donnée au fur et à mesure. Les pages défilent, l’histoire avance rapidement, pas ou plutôt très peu de temps mort et des personnages qui apparaissent au gré des mots sans que cela alourdisse les événements.

    « A la lumière du jour, le hall ne semblait pas moins sinistre. La pièce était couverte de tentures sombres, de tapis élimés. Les tableaux qui étaient accrochés au mur étaient tous des portraits. Chacun d’entre eux dévoilait un visage sévère dont le regard, invraisemblablement identique, semblait percer l’esprit du jeune homme qui frissonna et en détourna les yeux. Les quelques statues qui parsemaient la pièce figuraient des chevaliers ou du moins, des hommes d’armes qui semblaient monter la garde. Etrange, se dit le garçon. Mais pas davantage que tous ces meubles dont le plus récent paraissait pluri-centenaire. Les escaliers immenses se dressaient au fond de la pièce, cachant les secrets du vieil Abélard dans les étages du manoir. »

    J’ai une grande préférence pour Roi conteur, vous saurez rapidement qui il est et surtout à quoi il va servir dans l’intrigue, mais ce personnage est complexe, très travaillé autant dans ses comportements que dans les mots qu’il emploie pour parler. Un vrai coup de cœur pour Roi. Et que dire du vieil Abélard, son oncle qui semble si mystérieux du départ ? La petite Gwén semble être celle qui comprend peut-être le plus vite et malgré son innocence, elle va vite apprendre. Le Seigneur Siegfried, Irma, le directoire, Hélène, Wilbur, Serena, le surveillant de l’école… Je pourrais donner d'autres noms, mais ils ne vous diront rien sans avoir l'histoire sous les yeux. Que des personnages qui prennent une place importante dans la vie de notre jeune Marzin. La narration est tout simplement du plus juste, pas besoin de plus, il y à une vraie mine d’informations qui est donnés sans que se soit une avalanche, c’est tout naturellement et en douceur que les éléments les plus importants sont écrits.

    « Le monstre lâcha Roi et fonça vers l’homme qui étendit les bras en croix. Il prononça une prière en latin. L’ogre prit soudainement feu et poussa de petits cris stridents. Il se tortilla un instant tandis que la prière continuait de retentir et que les premières lueurs éclairaient les fenêtres du voisinage. Le monstre ne parvenait pas à éteindre les flammes bleutées qui le mordaient des pieds à la tête et finit par prendre ses jambes à son cou, ses cris se perdant dans les rues de Crêches-sur-Saône en direction de la rivière. L’homme vint jusqu’au garçon et le prit dans ses bras. Il était plus fort que ne le laissait supposer les apparences. »

    Chaque personnage est présent pour une raison précise. Je m’explique, dans certains romans, certains sont là pour la galerie et bien pas ici, comme s’ils avaient tous un but à accomplir. Les détails sont impressionnants de vérités, leurs caractères bien trempés pour la plupart n’en font pas des moutons. Ils prennent leurs vies en main et font de cette histoire un très bon moment. Ce que j’ai vraiment beaucoup aimé, c’est la façon dont Granpa raconte l’histoire, les pauses entre chacun de ses récits sont courts et nous ramènes directement dans ce salon afin de voir, d’entendre, de lire les propos des enfants écoutant attentivement ce qui va se passer pour Marzin. Entre actions et rebondissements, le peu de calme qu’il pourrait y avoir ne fait que mettre en place une autre action ou un nouvel événement qui va faire avancer l’histoire et lui faire découvrir sa propre nature. Chaque enfant, mais également chaque adulte qui aurait vécu le même type d’histoire à l’école, tout comme cet adolescent peut se reconnaitre en lui. Les ‘monstres’ ne sont pas forcément ceux que l’ont croit, pas forcément ceux qui auraient une tête à faire peur. Entre des loups, des lutins, des elfes… et encore d’autres espèces dirais-je, il y à de quoi rêver et cauchemarder au passage, mais aussi ressentir quelques inspirations de contes pour enfants ou grands enfants, tel Shrek et le chat potté, pour ne donner qu’un exemplaire. Savoir captiver est un don précieux que l’auteur à indéniablement, sans fausses notes.

    « Le scintillement des étoiles qui piquaient le ciel était plus vif. Aucune des configurations stellaires ne correspondait aux constellations de la Terre, remarqua le père Boulanger, mais il ne s’attarda pas sur la question. Déjà, les premières lueurs bleues et lumineuses apparaissaient dans les cieux. Non pas à l’est, ou à l’ouest car ils auraient été bien incapables de penser en ces termes, ici, mais depuis l’horizon dans son ensemble. Une clarté globale qui commençait à dessiner chaque montagne et chaque colline qui les entouraient. »

    Je dirais juste de faire attention aux titres des chapitres, car la plupart étaient en décalés, mais comme ce n’était pas le livre officiel que j’ai reçu, je suppose que cela à été rectifié. Une morale est à en sortir, ce dont je ne dévoilerais pas ici, car cela ne serait pas la meilleure des choses à faire, il faut lire et la trouver soi-même, mais je trouve qu’elle est bien mise en place, avec un ton réaliste. Mais une chose est sure, Marzin va apprendre tout au long de ce voyage, à grandir, à murir, à devenir un homme et à réparer ses erreurs lorsqu’il saura y faire face. Ce garçon devient vite attachant et son évolution, dans un monde sombre, ténébreux, ne sera pas de tout repos, mais il n’est jamais facile de grandir dans un univers inconnu. Tout cela pour vous dire que si vous aimez les histoires mélangeant le réel au fantastique, vous ne pouvez pas passer à coté de ce livre, sans compter que la fin m’a bien eut !

    L’imagination est un bien précieux qu’il ne faut jamais contraindre à s’éteindre. (moi)

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