• Le Sursaut Du Faible (S.D.F.) (Nathalie DE BOIS)

    Chroniques par maisons d'éditions

    La bête du Bois de Boulogne (Christine Béchar)

    Auteur : Nathalie DE BOIS

    176 pages papier

    Thèmes : Policier

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    Service presse de l'auteur

     

    Résumé de l'éditeur :

    « A Bruxelles, Charles, un policier ayant tout perdu, aussi bien son travail que sa famille, se retrouve à a rue. Il se lie alors avec des personnages épatants. Rien n’est ni rose, ni parfait, mais le plus dur reste à venir. La mort suspecte d’une de ses connaissances va ressusciter en lui son instinct de flic. Il va devoir enquêter par ses propres moyens… les moyens d’un sans domicile fixe !

    Nathalie DE BOIS est née à Liège et vit actuellement à Bruxelles. Après des études en formation artistique, elle cumule les jobs de tout genre en attendant de réussir ses examens pour rentrer dans la police. Près du but, son projet est tragiquement interrompu par un accident endommageant sa colonne vertébrale. Sa vie est bouleversée. Le passage d’une vie simple à un quotidien de douleur la mène à adopter une autre perspective pour se sentir exister : l’écriture devient pour elle une évidence.  »  

    La bête du Bois de Boulogne (Christine Béchar)

    Le Sursaut Du Faible (S.D.F.) (Nathalie DE BOIS)

     

    Je remercie Nathalie DE BOIS, l’auteure pour m’avoir envoyé son livre, mais bien entendu le forum ‘Have a break, have a book’ sans qui cela n’aurait pas eut été possible.

    Je me suis proposé pour cette lecture à cause de la 4ème de couverture : un ex-policier à la rue qui doit enquêter sur le meurtre d’une amie. Cela m’avait l’air très alléchant, une histoire comme je ne me souviens pas avoir lu ailleurs. Le contexte engagé m’a beaucoup plu, je m’imaginais déjà des trucs et astuces pour qu’une personne vivant dans la rue, n’ayant aucun moyen d’acheter des informations puissent réussir à avoir un semblant de détails concernant ce crime. Malheureusement, je n’ai pas été aussi enjoué une fois arrivé à la fin. La partie concernant le flash-back ne m’a pas parut réellement utile pour la simple et bonne raison que Charles repense à ce qui s’est produit il y a plus de huit ans avant d’arriver à ce flash back, mais également après, lorsqu’il en parle avec un autre personnage. Je trouve cela redondant dans l’histoire et c’est dommage. Je pense, mais ce n’est que mon humble avis, que l’auteure aurait peut-être dû mettre plus de détails dans ses pensées et explications, ou alors commencer directement par ce retour en arrière afin de le faire évoluer dans la situation dans laquelle il se trouve, mais éviter les répétitions. J’ai eut également un souci au niveau de la lecture : les phrases sont courtes et abruptes, les prénoms de chacun des personnages les débutent régulièrement, cela me donnait l’impression d’être au bord d’une falaise en quasi permanence, n’arrivant pas à avoir une lecture fluide. J’ai relevé deux inversions de prénoms également (page 137 Aline au lieu de Sarah et page 167 Sarah au lieu d’Aline), mais cela n’est pas le plus important.

    Concernant l’histoire en elle-même, nous sommes en présence d’un homme, Charles qui vit dans la rue. Il a quelques amis avec qui il passe son temps, surtout un : Ralph, un sdf qui l’a recueilli et lui a apprit comment survivre dans ce monde. De temps en temps, il va aider un homme du nom de Giovanni, ou encore Madame Mathilde en échange d’un peu de chaleur humaine. C’est au fil des pages que nous apprenons comment il a tout perdu et que nous n’avons qu’une seule envie, aller dire ce que l’on pense à ses collègues de travail. Le Charles de la rue est un homme qui a encore une fierté, surnommé ‘le stylé’ de part certaines de ses habitudes, il n’est pas non plus celui que j’imaginais. Il est vrai qu’il à touché le fond à un moment donné, mais il y à quelque chose qui me gêne dans les descriptions. Je pense que c’est dû au fait qu’il se retrouve dans une misère apparente, mais pas tant que cela. Je n’ai pas été réellement triste de lire ce qu’il vivait dans la rue, il y a très peu de détails concernant ses difficultés, il fait la manche oui et ? Et il arrive toujours à avoir de quoi manger, un endroit pour dormir, une énorme gentillesse à son égard. Or dans la vraie vie, si vous avez une personne qui vous regarde, vous parle et vous donne quelque chose, combien sont passés devant sans un mot, sans rien ? Des dizaines, peut-être même des centaines et je me dis que peu de gens ont la chance qu’il a malgré tout.

    « Charles, heureux qu’Aline ait retrouvé sa jovialité, répond aussitôt affirmativement à l’invitation. Ils s’empressent de se rendre à la cuisine. Charles s’occupe de préparer le café, il invite Aline à s’asseoir pendant ce temps.

    Il n’a pas besoin d’alimenter la conversation. Aline de ce coté, est insatiable, elle à tant de souvenirs liés à sa famille qu’elle semble avoir vécu sa petite enfance dans un conte de fée. Charles très intéressé, écoute sensiblement les récits d’Aline ; il considérait Mathilde comme une proche, il aime entendre la vie de celle-ci… »

    J’ai été déçue par la façon dont l’enquête se passe. Pour un homme qui se retrouve sans domicile fixe, il a beaucoup d’aide et certaines des réactions qu’il occasionne ne m’ont pas parues… tangibles. Je sais que ce n’est qu’un livre, pas la réalité, mais je m’attendais à plus de concret. Je vais prendre l’exemple du moment où Charles, muni d’un revolver, menace de mort un autre personnage, lorsqu’ils vont se revoir la fois suivante, ce dernier va être tout content de l’aider sans aucune arrière pensée ni même avoir un quelconque sentiment que ce soit de peur, d’appréhension ou de haine à son encontre. Personnellement, je n’aurais aucune envie de le revoir et qui plus est, je me débrouillerais pour qu’il soit enfermé d’une manière ou d’une autre. La solution pour appréhender le coupable m’a semblé trop bancale, surtout avec le peu d’appui qu’il détient.

    Beaucoup de personnages sont intéressants en dehors de Charles. Tout d’abord Aline, la petite fille de Madame Mathilde. C’est une jeune femme qui à vécu, mal vécu d’ailleurs, son passé nous ai dévoilé lors d’une conversation et cela m’a fait mal au cœur de savoir ce qu’elle avait vécu. Elle est douce et gentille, mais un peu trop sans peur. Je ne m’attendais pas à la réaction qu’elle a eut en rencontrant Charles pour la première fois. Ensuite, il y a Sarah, la fille de notre ex-policier. Les sentiments évoqués lors de leur retrouvaille m’ont laissé perplexe. Je n’ai absolument pas compris comment deux personnes qui ne se sont pas vus depuis des années agissent ainsi. Il devrait y avoir une gêne au minimum, voire même du ressentiment surtout au vu des détails donnés par le passé. Le temps n’efface pas tout d’un coup, or c’est ce que j’ai ressenti dès leurs premiers mots. Vint enfin Patrice et Antonelli, deux anciens collègues qui sont importants pour l’intrigue.

    Depuis le début de cet avis, je cherchais le mot adéquat et je l’ai trouvé, il s’agit de lisse. J’ai trouvé que c’était trop lisse. Les gens sont très gentils, trop gentils même, sauf l’assassin qui est véritablement dangereux, l’enquête est trop courte à mon goût et trop facilement résolue. Pour ma part il n’y à pas assez de tranchant dans l’intrigue, trop de bienveillance qui ont fait que je n’ai pas accroché comme je l’aurais voulu. Je pense que si les dialogues étaient un peu moins candides et la plume de l’auteure un peu plus fluide, il aurait été meilleur. Je ne dis pas que j’ai passé un mauvais moment, car malgré tous ces points négatifs, il se lit vite. Il y avait cette petite partie en moi qui me disait que je voulais savoir qui était le coupable et au final, je me suis bien fait avoir en découvrant la vérité.

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  • Commentaires

    1
    Les Mots de Letizia
    Mercredi 5 Mars 2014 à 15:06

    Pourquoi pas^^

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