• Mon agresseur s'appelle Stockholm (Rachel Ryder)

     

    Mon agresseur s'appelle Stockholm (Rachel Ryder)

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    Mon agresseur s'appelle Stockholm (Rachel Ryder)

    Auteur : Rachel Ryder


    212 pages numérique (pdf)

    Thème : Psychologie

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    Résumé :

    « Jo-Allison Carter a seize ans, elle s’ennuie à mourir dans un milieu bien rangé où ses parents très stricts ne lui laissent que très peu de liberté. Son loisir préféré est alors de rêver d’aventures pour alléger son quotidien monotone. Un jour, un garçon séduisant l’aborde et l’invite à boire un verre. La jeune Jo, pourtant émerveillée, refuse, devinant déjà la réaction de ses parents. Mais le lendemain, en rentrant du lycée, Jo-Allison est enlevée et assommée. À son réveil, l’adolescente est séquestrée dans un lieu inconnu par un garçon mystérieux qui promet de ne pas lui faire de mal si elle apprend à le connaître. Jo ne peut pas le croire, elle tombe entre drame et conte de fées… »

    A propos de l'auteur :

    Rachel Ryder commence à écrire ses premiers poèmes à l’âge de douze ans, dans des cahiers de brouillon qui deviennent ses premiers recueils. À l’école, elle se passionne de plus en plus pour l’écriture et se différencie de ses camarades lors des rédactions. Développant son imagination avec beaucoup de plaisir, elle écrit les premières pages de sa toute première histoire à l’âge de quinze ans. Elle reprend et améliore son roman, au fil des années, pour le finir neuf ans plus tard... Dans ce livre, Rachel s’intéresse au mystérieux syndrome de Stockholm, qui peut être terrifiant et fascinant à la fois...

    Yem, tome 1 : le grand rift (Gilles Milo-Vacéri)

     

    Je tiens à remercier Rachel Ryder, l'auteur pour m'avoir offert l'opportunité de lire son livre.

     

    La couverture montre une jeune fille qui semble triste, perdue dans ses pensées. Que se passe-t-il dans son esprit ? Doutes, tourments, nous pouvons imaginer tout et n'importe quoi.

     

    Jo-Allison Carter a 16 ans. A cette âge, nous trouvons que nous n'avons pas assez de liberté, nos parents trop étouffants, trop présents dans nos vies. Un soir en sortant des cours, elle rencontre un jeune homme de 21 ans du prénom de Johnny. Ce dernier la drague, mais elle ne peut y répondre : elle est déjà en retard pour rentrer dans sa famille. Le lendemain, même lieu ou presque, même horaire mais pas la même conversation. Il n'y en a aucune, car elle se fait enlever. A son réveil, elle va comprendre ce qui se passe rapidement...

     

    Concernant l'histoire, écrire sur le sujet du syndrome de Stockholm est difficile. Il s'agit de beaucoup de sentiments, d'émotions, d'un brin de psychose et de folie. Chaque situation est différente. Ici nous avons un jeune homme qui veut apprendre à connaître cette adolescente et qui, pour y parvenir, va l'enlever. Situation très étrange, pas improbable, mais totalement folle. Plus nous avançons dans le livre et plus les événements s'enchaînent jusqu'à un retournement de situation non prévue. J'ai pu ressentir certaines étapes du processus qui créer ce syndrome au travers des personnages.

     

    "Merci ma puce. Ma mère a souffert, mais elle a fait tant bien que mal. Le plus important pour elle, c’était ses enfants. Elle est merveilleuse. J’ai eu beaucoup de peine pour elle pendant longtemps, car elle me disait toujours, « quand tu seras grand Johnny et que tu trouveras une fille que tu aimes et qui t’aime, il faudra en prendre soin car une femme, ça se chérie et ça se respecte, ça se comporte comme ça un véritable homme ! » Je savais que ce n’était pas ce qu’elle avait vécu. Elle, elle avait été abandonnée, humiliée et mon père avait brisé son cœur en mille morceaux. Je ne l’ai compris qu’une fois devenu grand. Aujourd’hui, elle a refait sa vie avec un homme bien, je suis heureux pour elle. Et moi je tente d’appliquer ces conseils avec toi."

     

    Jo-Allison est jeune, tout juste 16 ans. Ses réactions sont cohérentes en fonction de ce qu'elle vit. Enfermement, séquestration, découverte du pourquoi elle est dans ces lieux. Son désarroi, sa peur vont se transformer en quelque chose qu'elle va haïr. Des pourquoi se mettent en place, des oublis vont se faire jusqu'à son propre nom de famille. Lorsque le déclic se fait, elle ne sait plus où elle en est.

     

    Johnny m'a paru tout sauf sain d'esprit. Qui enlèverait une jeune fille pour apprendre à la connaître ? Certes il est doux, prévenant, la laissant venir à son rythme, ne la forçant en rien. Mais il la garde enfermé, sans possibilité de voir l'extérieur. Par moment, il sait ce qu'il risque lorsqu'il y pense, mais même s'il aime être au-dehors, vivre caché pour vivre heureux semble être son crédo.

     

    La fin m'a vraiment surprise, quand je parle de la fin, c'est vraiment la dernière page juste avant le petit bonus de Jo. Savoir l'avenir de chacun m'a paru aussi étrange que leurs vécus.

     

    L'idée est bonne, même si pour ma part il manque des approfondissements. Par endroit, j'ai eu l'impression que l'auteur survolait juste les événements : ils se lèvent, mangent, discutent, mangent de nouveau, jouent, remangent et dorment. C'est plus détaillé que cette phrase, mais disons que c'est répétitif. Être enfermés donne ce sentiment de lourdeur en répétant les mêmes actions. J'ai apprécié les personnages principaux avec cette part de déconnexion envers la réalité et le retour à la vérité. Par contre j'ai eu du mal avec la forme en elle-même du texte. Les phrases m'ont paru comme hachées, comme si je butai par endroit. Mais ce qui m'a vraiment perturbé, c'est la mise en place des dialogues. Elle est différente de ce que j'ai pu lire dans d'autres livres, mais pour le coup, c'est trop problématique pour ma part, surtout qu'ils sont tous comme ceux d'en dessous.

     

    JOHNNY

    Ça ne veut pas dire que tu ne m’aimes plus fort ma puce, c’est juste que tu es moins folle que moi.

    JO

    D’accord, alors le fait que je veux sortir ne veut pas dire que je t’aime moins que toi c’est juste que tu es plus fou que moi !

    JOHNNY

    (il rit)

    JO

    (elle sourit en baissant la tête puis elle le regarde à nouveau)

    Combien tu veux d’enfants ?

    JOHNNY

    ... 4, 8 ou 12 ! (il lui sourit)

     

    Malgré ce problème de forme, j'ai apprécié la façon dont l'auteur aborde le sujet de la dépendance envers une autre personne. Ne voir qu'en l'autre, ne vivre qu'à travers les yeux de l'autre et de son bonheur. Le fait de faire toujours la même chose rend la situation presque sereine, confortable, amenant les confidences et des liens plus forts, qu'ils soient voulus ou non.

     

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  • Commentaires

    8
    Steplaisir de lire
    Lundi 25 Avril 2016 à 21:44
    Steplaisir de lire

    l'idée est intéressante, mais je ne sais pas si je le lirai...

      • Lundi 25 Avril 2016 à 22:03

        C'était une occasion pour ma part de le lire :) Après, il faut aimer ^^

    7
    Dimanche 24 Avril 2016 à 19:19

    Le scénario de base me parait un peu tiré par les cheveux en fait.. Mais aborder le syndrome de Stockholm doit être intéressant à lire ! Peut-être quand ma PAL aura baissé :)
    Bonne chronique !  

      • Dimanche 24 Avril 2016 à 19:30

        C'est Johnny qui m'a paru... étrange, mdr. Par contre oui je confirme que c'est intéressant, même s'il m'a manqué des approfondissements.

    6
    Dimanche 24 Avril 2016 à 17:51

    Un thème intéressant , j'ai l'impression que celui ci est écrit un peu comme un témoignage et ce n'est pas un genre que j'affectionne beaucoup.

      • Dimanche 24 Avril 2016 à 18:05

        Cela y ressemble pas mal, c'est vrai.

    5
    Vampilou
    Dimanche 24 Avril 2016 à 17:23
    C'est un sujet difficile, mais qui me plaît énormément ! J'ai déjà lu plusieurs romans qui l'abordent, je note celui-ci :-D
      • Dimanche 24 Avril 2016 à 17:31

        C'était mon premier donc je sais que je recommencerai :)

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