• Nos étoiles contraires (John Green)

     

     

     

    Nos étoiles contraires (John Green)

     

    Auteur : John Green

    336 pages papier

    Thème : Drame

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    Présentation de l'éditeur :

     

    « Hazel, 16 ans, est atteinte d’un cancer. Son dernier traitement semble avoir arrêté l’évolution de la maladie, mais elle se sait condamnée.

    Bien qu'elle s'y ennuie passablement, elle intègre un groupe de soutien, fréquenté par d'autres jeunes malades.

    C’est là qu’elle rencontre Augustus, un garçon en rémission, qui partage son humour et son goût de la littérature. Entre les deux adolescents, l'attirance est immédiate.

    Et malgré les réticences d’Hazel, qui a peur de s’impliquer dans une relation dont le temps est compté, leur histoire d’amour commence… les entraînant vite dans un projet un peu fou, ambitieux, drôle et surtout plein de vie.   »  

    La bête du Bois de Boulogne (Christine Béchar)

    Intégrale de "Liaisons Périlleuses au Costa Rica" (Ena Fitzbel)

    "Quoi d'autres? Elle est si belle qu'on ne se lasse pas de la regarder. Ca ne vous ennuie jamais qu'elle soit plus intelligente que vous : parce que vous savez qu'elle l'est. Elle est drôle sans jamais être méchante. Je l'aime. J'ai tellement de chance de l'aimer, Van Houten. Dans ce monde mec, ce n'est pas nous qui choisissons si on nous fait du mal ou non, en revanche on peut choisir qui nous fait du mal. J'aime mes choix. J'espère qu'elle aime les siens.
    Je les aime, Augustus.
    Je les aime."

     Suite à une proposition de lecture commune (LC) de Thychat, je me suis lancé avec elle et Kassandra dans ma toute première LC. Le livre était arrivé en fin d’année dernière dans ma PAL pour je ne sais plus quelque raison qui soit, surement le fait d’entendre tout le monde dire qu’il était GENIAL ! J’ai donc lu la quatrième de couverture et je me suis dis gloups, dans quoi je me suis embarqué ? J’en ai même discuté avec Thychat, car j’avais peur de ne pas pouvoir avancer dans ce sujet qu’est le cancer. Ayant vécu en tant que spectatrice, ne rien pouvoir faire pour aider et voir la déchéance de sa propre mère n’est pas un très bon facteur pour ma part de pouvoir lire un livre qui en parle, surtout qu’il s’agit ici d’adolescent, ce qui est toujours injuste de mon point de vue. Grâce à Thychat, j’ai avancé plus vite que prévu et terminé rapidement la lecture.

    La quatrième de couverture donne donc le ton, deux adolescents qui vivent avec l’épée de Damoclès. Hazel Grace, 16 ans, les poumons atteints de manière incurable voudrait vivre comme tous les jeunes de son âge, courir, danser, connaitre peut-être un jour le grand amour, mais pour l’instant, elle est obligé d’aller dans un groupe de soutien car la dépression la guette… Elle ne se trouve pas jolie, pourtant la description de l’auteur montre tout le contraire. Elle va rencontrer Augustus Waters, appelé Gus 17 ans, en rémission qui accompagne un ami, Isaac au groupe de soutien. Gus est ce qui pourrait être qualifié de tombeur, malgré son jeune âge. Une relation particulière va tourner autour d’Hazel et de Gus. Ces deux jeunes gens vont nous fait découvrir la façon dont il combatte le cancer, dont ils vivent avec tout simplement, car ils n’ont pas le choix.

    « - Tout, c’est un garçon pas moche, pas bête et qui ne présente à priori aucun défaut inacceptable, qui me regarde, souligne l’usage incorrect de « littéralement », me compare à une actrice et me demande de venir voir un film chez lui. Mais bien sur, il y à toujours une harmatia et la tienne, c’est que… J’y crois pas ! Tu t’es CHOPE UNE SALOPERIE DE CANCER et tu paies quand même pour avoir le plaisir de t’en CHOPER UN AUTRE. J’y crois pas ! Et laisse-moi te dire que ne pas pouvoir respirer, CA CRAINT ! Je suis vraiment déçue. Vraiment. »

    Je relèverais d’autres personnages qui méritent notre attention, parce qu’ils gravitent autour d’eux. Isaac est un personnage touchant, fragile et comment en vouloir à Monica pour ce qu’elle à fait ? Vivre ainsi est dure, il faut une sacré force de caractère et ne jamais rien lâcher, alors comment aurait-elle réellement pu faire à son âge ? Egalement Patrick, l’animateur du groupe qui répète sans cesse la même chose, mais il s’en ait sorti et le raconte, pour leur donner de l’espoir. Je crois que personnellement moi aussi j’aurai envie de lui mettre une muselière sur la bouche, histoire de ne plus l’entendre rabâcher mdr. Les parents d’Hazel et de Gus, tous tentent de continuer à espérer un miracle. Arrivera-t-il ou non ? Plus je lisais et plus j’écrivais la fin, mais elle n’est pas du tout comme je le voyais. Surprenant dans un sens, mais j’aime être surprise et me dire que si cela aurait fini à ma manière, les larmes auraient probablement étaient plus nombreuses que tout au long de la lecture. L’écrivain préféré d’Hazel, Peter Van Houten, célèbre par l’écrit de « Une impériale affliction » est odieux. Il y à beau avoir les explications de son comportement plus loin, cela n’excuse en rien le fait que c’est un personnage que je n’aime absolument pas et pourtant, le chocolat Van Houten dire que c’est bon, mais amer. C’est exactement cela, Peter Van Houten est autant exceptionnel à l’extérieur (sur papier) qu’il est amer à l’intérieur et cela s'en ressent bien.

    L’auteur à l’art et la manière de décrire ce qui se passe dans leur corps et encore, sachant ce que j’ai déjà vu et vécu, ce n’est qu’une infime partie de réalité. Les changements d’humeur, perdre l’esprit au point de se demander qui est celui qui vous regarde, et se rendre compte que l’on à oublié sa famille parce que la maladie vit en vous et gagne du terrain parce qu’elle veut vivre à votre place. Mais les bons et meilleurs moments sont ceux qui justement font oublier le cancer, lorsqu’un simple brin de soleil vous fait sourire et le vent vous faire ébouriffer le reste de cheveux sur votre tête, que vous arrivez à vous levez sans trop de difficulté pour pouvoir avancer un peu, seul. Heureusement, l’humour est au rendez-vous, pas question de trop se larmoyer sur le livre totalement, mais des points forts en humour sont présents, apportant une légèreté qui fait presque oublier qu’ils sont malades et que leur projet ne peut pas être à long terme.

    «-  Augustus Waters était un salopard d’autoglorificateur, mais on lui pardonne. On lui pardonne non pas parce qu’il avait un cœur aussi bon au sens propre qu’au figuré, qu’il était naze au sens propre, ou parce qu’il savait mieux tenir une cigarette que tous les non-fumeurs du monde, ou parce qu’il avait dix-huit ans alors qu’il aurait dû vivre plus longtemps.
    - Dix-sept, à corrigé Gus.
    - Je pars du principe qu’il te reste encore du temps à vivre et arrête de m’interrompre, espèce de salopard. Je voudrais vous dire, à poursuivi Isaac, qu’Augustus Waters était tellement bavard qu’il vous aurait volontiers coupé la parole à ses propres obsèques… »

    Ce livre est une bonne histoire fictive, certes, avec la découverte de l’amour, l’amitié, se souder dans les moments durs et parfois être obligés de se mettre à l’écart, avec les ressentiments de chacun forts et émouvants, mais de là à en faire un film, disons que c’est une maladie de vouloir absolument sortir bon nombre de livres au cinéma depuis quelques temps et je trouve que malgré le fait que Nos étoiles contraires soit bien écrit, je ne le voyais pas plus loin que le papier. Une bonne lecture qui fait sourire et pleurer, certes, mais ce n’est que mon avis, bien entendu.

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    babelio 

      Lecture commune avec : Kassandra et Thychat

    « Concours des partenairesJ'ai Lu Editions »

  • Commentaires

    19
    Jeudi 21 Janvier 2016 à 21:27

    Personnellement, j'ai vraiment pas aimé ce livre..
    Pourtant je suis impuissante face à un proche qui vit une maladie incurable et mortelle mais ce livre n'a rien reflété en moi parce que j'ai trouvé l'écriture trop plate et que tout était trop cliché par rapport à la réalité...

    Bel article ! 

      • Jeudi 21 Janvier 2016 à 21:38

        Merci beaucoup.

        Cela n'a pas été non plus un coup de coeur pour d'autres raisons.

        La réalité est plus dure que le livre et se retrouver impuissant et pouvoir le dire est déjà un grand pas !

    18
    Mercredi 19 Novembre 2014 à 15:51

    Je ne dirais pas le contraire, il est bien ficelé :)

    17
    Mercredi 19 Novembre 2014 à 15:38

    Ce livre, je l'ai lu plus par curiosité que par envie. Il y avais beaucoup de tappage autour et je me suis dis il faut que je vois par moi même. J'ai beaucoup plus été ému par le livre que par le film. J'ai beaucoup aimé, c'est un très bon livre. 

    16
    Mercredi 6 Août 2014 à 14:00

    Audrey, je ne sais pas si tu as lu aussi les commentaires qui en découlent, (je parle d'ici), mais je pense que tu comprendra mon point de vue ;)

    Merci d'avoir laissé une trace de ton passage!

    15
    Audrey
    Mercredi 6 Août 2014 à 13:46

    merci pour cette chronique! je ne l'ai pas encore lu et maintenant je compte bien le faire. j'ai du mal avec le thème du cancer, ayant malheureusement des proches qui en sont morts. mais je vais essayer! :)

    14
    Jeudi 3 Avril 2014 à 14:05
    Nana Ash

    Le livre a tellement bien marché que c'était obligé qu'ils en fassent un film, il faut bien que les grand manitou de l'industrie du cinéma se fassent de l'argent! Je pense tout de même que j'irais le voir juste pour dire après que je ne l'ai pas aimé :p 

    13
    Mercredi 5 Février 2014 à 09:45

    Je suis contente qu'il soit un coup de coeur pour quelqu'un et il doit l'être pour beaucoup de monde. Il faut de tout sinon l'ennui serait au programme et pas d'échange.  J'irais lire ta chronisue dans la journée phebusa

    Bonne journée

    12
    Mardi 4 Février 2014 à 23:40

    C'est un beau livre, une belle romance... mais je suis d'accord sur le fait qu'il devrait rester en "papier". C'est un coup de coeur pour moi en tout cas :)

    11
    Lundi 3 Février 2014 à 22:11
    Ah ah tu as bien raison de me souffler cette petite voix je le lirai!!
    10
    Lundi 3 Février 2014 à 22:07

    Je pense que oui, c'est surement pour cela que je n'ai pas été transporté comme beaucoup sur la toile, mais je ne vais pas mentir ;) sur ce que j'ai ressenti. Il est bien écrit certes, mais voila pas de quoi sauter au plafond pour ma part . "lis-le, lis-le" souffle une petite voix

    9
    Lundi 3 Février 2014 à 14:13

    Ne t'en fais pas, Gaby, tu as très bien exprimé le fond de ta pensée sans pour autant nous spoiler le livre. Je comprends qu'en ayant vécu une situation similaire, tu sois touchée par ces écrits, et que ça fasse remonter certains échos/souvenirs à la surface. Peut-être d'ailleurs n'y as-tu principalement vu que des souvenirs, sans parvenir à te laisser porter par le livre et à t'oublier?


    Comme tu dis, le mieux serait de le lire à mon tour, et à vrai dire, j'aime les histoires qui ont un sujet de fond intéressant. Le cancer en est un pour moi, et je me laisserais bien tenter par cette lecture. Je l'ajoute à ma WL. Merci pour ton avis si sincère!!

    8
    Dimanche 2 Février 2014 à 10:38

    Merci Kallyane. Pour moi, c'est juste un bon livre à lire, mais je n'en ferais pas des tonnes pour autant

    7
    Dimanche 2 Février 2014 à 09:18

    Alors je te comprends, ce n'est pas facile pour les personnes qui ont vécu cela. Je comprends amplement et comme tu dis c'est certainement ceux qui ne l'ont pas vécu qui sont enthousiastes à ce point.

    6
    Samedi 1er Février 2014 à 23:21

    Je pense que c'est dû à mon passé essentiellement, je n'ai cessé de revoir des scènes. Oui, j'ai pleuré, un mélange du livre et de ce que j'ai toujours en moi, oui j'ai ri en même temps qu'eux, mais au fond, je sais très bien ce que cache tout cela. Le livre ne m'a pas emporté comme il à dû le faire à certains. Ce n'est pas parce qu'il est triste, qu'il parle de maladie grave, comme ce foutu cancer à la noix qui ne devrait plus exister, emportant n'importe qui à n'importe quel âge, qu'il faut que se soit un coup de coeur, (attention je ne m'emporte pas, je ne fais qu'expliquer ^^ ) Je l'ai apprécié certes, il est à lire pour ma part aussi, mais il n'y avait pas l'étincelle qu'il peut y avoir dans d'autres écrits.

    Je vais prendre l'exemple de l'amour qu'il y aura entre Gus et Hazel, elle débute, elle commence, elle devrait être très intense, vivre le moment comme si c'était le dernier à vivre, hors je n'ai pas ressenti cela une seule seconde. C'est mignon la façon dont ils s'approchent, sachant qu'ils ne sont pas vieux non plus, pas ou peu d'expérience, sachant que l'un des deux va vouloir contrer cela, par peur d'exploser telle une grenade. Mais je ne trouve pas la magie qu'il devrait y avoir, malade ou non. L'inexpérience aurait dû montrer plus de petites choses, pas forcément spectaculaires, mais plus tout simplement. Ils sont attendrissants, surtout Gus, mais il me manque ce petit quelque chose qui à fait que ce livre, bien qu'il soit bien écrit, pas morbide pour un sou.

    Je pense que le fait d'avoir vécu ce drame ne m'a pas plus emballé que cela, parce que la vérité, c'est que les mots ne seront jamais assez forts pour dire ce que les gens pensent au moment où ils reprennent conscience de leurs actes, où ils se rendent compte qu'ils sont impotents. L'auteur dévoile beaucoup d'éléments certes, mais à mon gout trop peu pour devenir un coup de coeur. J'espère avoir répondu à ta question sans spoiler (ouf, c'était le plus dur) sans faire amener des larmes sur eux ou mon passé (parce que là, je te botte l'arrière train!) Tu peux aller lire les avis de mes collègues de LC, et au vu de la façon dont elle voit le livre, nous sommes tombés d'accord sur pas mal de choses. Le mieux, c'est toujours de le lire et tu me donnera ton avis

    5
    Samedi 1er Février 2014 à 23:08

    Je suis intriguée par cette critique... J'irais bien lire ce livre, et en même temps, je me demande si ça vaut le coup ^^ Pourquoi ne le considères-tu pas comme un coup de cœur? qu'est-ce qui t'empêche de le trouver si bien?? Petite curiosité.

    4
    Samedi 1er Février 2014 à 22:59

    Merci, je me sens moins seule lol, mais personnellement, je n'irais pas le voir, après chacun fait comme il veut, mais les souvenirs ne sont pas encore assez enfouis, pourtant, cela remonte à 14 ans. Kallyane, tu as raison, l'humour, heureusement que c'est là, même si cela cache une grande souffrance et la peur, sans humour, sans joie, même minime, cela ne sert à rien de se battre et je trouve qu'il démontre bien  ce principe. Les bons comme les mauvais cotés, la fameuse montagne russe !

    3
    Samedi 1er Février 2014 à 22:40

    Comme toi je n'étais pas convaincue par le fait de vouloir adapter absolument ce livre en film. En + je suis loin d'être contente du casting qui je trouve ne correspond absolument pas aux personnages.
    Mais après avoir vu le trailer, je me dis "why not" ?
    J'ai beaucoup aimé ce livre, je ne vais pas dire que je l'ai adoré parce que ce n'est pas le cas. L'histoire est vraiment bien, voir la maladie autrement, la vivre sur le ton de l'humour c'est ca qui était intéressant dans ce livre.

    2
    Samedi 1er Février 2014 à 22:29

    Je suis comme toi, je ne comprends pas pourquoi ils veulent en faire un film. Je ne pense pas que je le regarderai vu que le livre m'a déjà rappelé certains mauvais souvenirs.

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