• Rumeur de Guerre (Manuel Essard)

    Auteur : Manuel Essard (Lokomodo)

    Date de parution : 21 Novembre 2013

    Rumeur de Guerre (Manuel Essard)

    4ème de couverture:

    Guidé par un mystérieux cauchemar, le Prince-Divin Fenris a quitté le Grand Nord gelé et s’enfonce, accompagné de ses deux fidèles Dragons de Guerre, dans  les terres des anciens royaumes, ces royaumes même qui, quelques années plus tôt, sont tombés sous l’épée et le marteau de l’impitoyable Saigneur de Guerre Hrilf Zorkèr. 

    Obsédé par la vision d’un masque de porcelaine versant des larmes de sang, il est décidé à mener à bien sa quête avant de s’en retourner à la cour de son père.

    D’étranges rencontres vont le mener en des lieux mythiques pour endosser une armure qu’il ne désire pas et mener une guerre qui le répugne. Les routes le mènent aux Balmes Rouges, d’où monte une rumeur de guerre, vont fatalement se transformer en champs de bataille. Le sang va couler…

    Y en aura-t-il suffisamment pour faire renaitre la légende de l’Ost Aramanthe ?

    Mary Wollstonecraft (Salyna Cushing-Price)

    Je tenais à remercier Peggy des éditions Lokomodo de m’avoir permis de lire ce livre et par conséquent d’en faire un avis. Il s’agit d’un second volet inédit de la trilogie "Les Balmes Rouges" inauguré par " Saigneur de Guerre ".

    Ce que je peux dire déjà, c’est que la taille du livre est faite pour aller dans tous les sacs, il est petit, facilement transportable donc et sa couverture est tout simplement magnifique, tant au toucher par sa douceur, mais également du décor, sans oublier le guerrier au masque de porcelaine légèrement en relief. La personne qui se cache derrière est facilement identifiable au vue des descriptions de l’auteur à un moment précis dans le roman.

    Les toutes premières pages m’ont parues difficiles à comprendre, mais au bout de la fin du premier chapitre ce n’était plus le cas. Plus j’avançais dans la lecture et plus j’avais envie de savoir la suite, tant et si bien qu’il à été lu en une matinée.

    Nous débutons avec Hrilf Zorkèr, ancien guerrier, ancien mercenaire, souverain nouveau, un personnage complexe. C’est un homme qui semble insensible à ce qui l’entoure, donnant l’impression d’être un Dieu dans ses pensées. C’est un tacticien, sur de lui, orgueilleux, mais ne donne pas sa confiance à n’importe qui : une seule erreur et c’est la mort assuré. Zorkèr est un de ces hommes qui n’aime pas qu’on lui dise non et fera tout pour atteindre son but.

    « Je pensais connaître l’homme ; et voila qu’il me trompe, qu’il me trahit de la façon la plus déroutante qui soit. Je m’attendais à la contestation, à d’incessantes révoltes… »

    Puis d’un rêve, nous atterrissons aux pieds de Fenris, le Prince-Divin. Comme la quatrième de couverture l’indique, il à quitté le grand nord en compagnie de deux Dragons de guerre, deux hommes nommés Hagen et Fander, valeureux n’ayant peur de… rien, ils sont forts, entrainés et prêts à mourir pour la cause de Fenris. Ces trois hommes liés comme les doigts d’une main vont faire la rencontre d’un ancien poète, du nom de Rigolasse, pourchassé par des ennemis communs. Leur périple va les faire se séparer à un moment donné pour mieux se retrouver dans des circonstances peu désirables. Hagen, Fander et Fenris vont faire la rencontre de Denskyo, l’un des derniers de sa ‘race’ et vont parcourir un long chemin ensemble, semés d’embûches et de forêts impénétrables, mais terriblement attirantes. Les rêves ne sont pas toujours ceux que l’on croit, et la réalité semble bien plus douce par bien des égards.

    Sur un chemin en parallèle, nous faisons la connaissance de Tyorkille, Lothaq et Mantig, trois personnages très intéressants tant au niveau du passé de chacun, mais également sur le pourquoi ils font le chemin ensemble et jusqu’où chacun pourrait aller pour découvrir un trésor qu’aucun d’entre eux ne perçoit de la même façon. Ils vont rencontrer en chemin un chevalier particulier et atterrir aux Balmes Rouges, chacun ayant un but différent, mais au final, le résultat sera le même. D’ailleurs, en parlant de final, je ne peux pas dire que ce n’est pas un véritable final, au contraire, c’est une apothéose mémorable. J’avais faim de savoir ce qui allait leur arriver à tous, sans compter qu’en parallèle de ces compagnons de fortunes, nous pouvions lire ce qui se passait de l’autre coté, avec Prytw, la Senzfoge.

    « Elle se nommait Prytw, la Senzfoge ; et son nom signifiait sa manière d’être. Nul ne pouvait prévoir ou même supposer avec qui elle marcherait le lendemain. Pour ces jours, elle servait Zorkèr avec fanatisme, sans doute pour étancher sa soif de sang et de mort que l’on disait insatiable. Du plat de l’épée, elle força les Sombres nus à se lever et les parqua dans un coin… »

    Nous avons donc Prytw, la Senzfoge, accompagné de Mameluks, le Capitaine Forkz et ses Sudiste, mais également des surprises étonnantes qui vont ravir certains et faire fuir d’autre, enfin fuir, c’est un bien grand mot. Des centaines d’hommes prêt à se battre pour obtenir ce qu’ils désirent, prêt à combattre sur un simple ordre, prêt à mourir pour servir leur maitre. Mais vous trouverez d’autres créatures captivantes, séduisantes, attrayantes, mortelles ou non.

    Les scènes de combats, de ces batailles, de ces guerres semblent si vivantes, l’auteur à su donner une autre dimension à ces carnages sans que cela ne deviennent des descriptions affreuses ou macabres. L’écriture imagé passe beaucoup plus facilement et c’est tellement plus agréable à lire, même si cela revient au même, même si cela revient à la mort d’un personnage quelconque, la façon dont la description est faite devient tout de suite plus fine.

    « Les entrechoquements des lames et les halètements des combattants se fondait dans une rumeur indistincte, cacophonie sourde accentuée par le sifflement du vent glacial qui semblait grimper dans les aigus lorsqu’un estoc ou une pointe ouvrait une plaie dans la chair. Deux ou trois rayons parvinrent encore à saigner sur le champs de bataille puis s’évanouirent. Les nuages s’égaillèrent, comme terrifiés, dans le ciel orangé, et Farhaz illumina le cirque d’un suaire argenté, témoin indifférente des aléas des hommes. »

    Les termes employés, que se soit pour ces batailles, mais aussi pour nous montrer les paysages que chaque groupe traverse est tout simplement admirable. Personnellement, j’ai beaucoup aimé la façon dont le ciel est décrit, les orages, les tempêtes, j’ai eut l’impression que le ciel était vivant, s’acharnant sur tel groupe de personnes, montrant sa défaite, mais aussi son impétuosité dans ses coups de tonnerre, ses grondements incessants, sa pluie diluvienne, un véritable personnage à lui tout seul. La nature prend le pas sur l’homme par moment, cela nous donne ce sentiment de n’être rien en comparaison à ce que cette dernière peut effectuer sans que rien ni personne ne puisse faire un geste pour la contrer.

    Rumeur de Guerre est un monde fascinant, original, mêlant la mythologie Nordique au mythe des vampires revisité par l’auteur. De l’action, des rebondissements, de l’aventure, de quoi ravir les lecteurs déjà séduit par la fantasy, mais également par les non-adeptes de ce thème, il faut juste avoir l'envie de découvrir le monde de l'auteur et j'espère y avoir contribué un minimum.

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