• Sur les Marches d'Oort (Émilie Querbalec)

     

    Sur les Marches d'Oort (Émilie Querbalec)

    Sur les Marches d'Oort (Émilie Querbalec)

    Auteur : Émilie Querbalec

    43 pages numérique

    Thèmes : Science fiction / fantastique / Japonaise

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    Résumé :

    « Les ténèbres règnent aux frontières du système solaire. Sur les marches d’Oort, un sculpteur de matière-vie est hanté par le souvenir de sa défunte épouse. Son ambition ? Redonner vie à son amour par la magie de son art. Ce qu’il ne sait pas, c’est que sa fille a élevé une prière aux forces tapies dans l’ombre. Or, on ne réveille pas Gaoden, le dieu des morts, sans devoir en payer le prix fort… »  

    La bête du Bois de Boulogne (Christine Béchar)

    Quand la mort nous sépare, épisode 2 (L.S. Ange)

    Je tiens à remercier Laure Gianesello, éditrice chez Fantasmagorie – un nouveau partenaire avec le blog, pour l'envoi de cette nouvelle. Je ne connaissais pas cette maison d'édition à compte éditeur, mais je trouve que ces thèmes sont très intéressant (textes de science-fiction, fantasy, fantastique et thriller), il ne reste plus qu'à voir ce que cela donnera dans les autres thèmes que celui-ci.

     

    L'histoire commence sur une note triste. Noriev est un sculpteur qui pleure le sort de sa défunte femme, les ayant quitté lui et leur fille bien trop tôt à son goût. Cette absence leur pèse à tous les deux, mais plus particulièrement au veuf. Ce dernier a décidé de la faire revenir, grâce à son art, mais le problème va venir des yeux de la défunte. Noriev ne va pas utiliser le corps de sa femme, non, il va le créer parfaitement, comme dans ses souvenirs, mais pour la couleur des yeux, il ne trouvera pas de situation satisfaisante. Entre ce moment et celui où sa fille Meï va effectuer une prière d'un soir, les événements vont se précipiter dans un sombre cauchemar.

     

    L'histoire est riche, aussi bien au niveau des personnages, que du contexte et surtout au niveau de l'écriture. Je vais tenter d'ordonner mes idées et éviter de m'éparpiller. Donc concernant les personnages, Noriev est travaillé au corps, tout comme sa fille. Leurs émotions, leurs pensées, leurs gestes sont décrits de telle sorte qu'il est impossible de ne pas les imaginer devant nous. Même l'atelier qui est la pièce principale du futur chef d’œuvre s'ouvre devant nos yeux. La nouvelle est harmonieuse dans la lecture. Les mots défilent tous seuls. Ils sont comme choisis pour apporter une richesse dans le texte qui est juste comme il faut, ni trop, ni trop peu. Le petit bémol, c'est que plonger directement dans ce monde, sans repère, je me suis senti un peu perdue au départ. Ce sentiment s'estompe avec la vie de nos deux personnages qui nous emporte dans les tourments de la perte d'un être cher.

     

    J'ai beaucoup apprécié ce texte par ce mélange de thèmes divers et variés, par la peine ressentie de la petite fille. Le côté science fiction est assez prenant, surtout lorsque l'imaginaire et le rêve en font partie intégrante. D'ailleurs en parlant des rêves, il s'agit plutôt de cauchemars qui ne semblent jamais en finir. J'aurais presque cru voir une toile d'araignée se tisser autour du personnage de Noriev pour le préparer à se faire manger par ladite araignée. Je ne sais pas si c'est voulu, mais plusieurs morales en découlent et c'est agréable de les découvrir sous cette histoire. L'espoir, la quête du bonheur et pouvoir revoir la lumière du jour sans craindre les croyances qui sont parmi eux.

     

    Beaucoup d'émotions, telles la tristesse ou le désespoir, sont profondes et tenaces. La magie semble partout, mais elle n'est pas forcément bonne. Le fait que le père se rende compte de ce qu'il a vraiment entre les mains avant de commettre l'irréparable. J'ai eut l'impression de me retrouver en plein cauchemar, me faisant penser à la nouvelle Incubes, d'Anthony Holay où le rêve devient cauchemar et la réalité est bien plus terrifiante que ce que l'on pourrait croire, ce que j'ai beaucoup apprécié. En d'autres termes, une nouvelle courte, mais qui vaut le coup qu'on s'y attarde.
     

    Un extrait avec la petite :

    « Elle arrive ! Sauve-toi ! Vite !
    Les visions s’évanouirent. Mei se retrouva dans un puits de ténèbres absolues au fond duquel brillait une lumière. Elle était si belle, si paisible ! Mei aurait voulu s’en imprégner toute entière, mais la lumière s’éloigna au fur et à mesure qu’elle s’en approchait.
    Non ! Je t’en prie, reste !
    Mei eut beau tenter de la rattraper, la clarté continua à s’amenuiser jusqu’à disparaître complètement. L’instant d’après, elle était de nouveau allongée sur sa couche. La fillette tâtonna fébrilement autour d’elle, d’abord le matelas, puis ses bras, ses épaules et son visage. La brûlure, sur sa poitrine, s’était atténuée. Ne subsistait qu’une douce pulsation dont la tiédeur l’enveloppait comme un châle de laine, posé par une main aimante.
    Mei ramena lentement les couvertures à elle. Chacun de ses gestes lui pesait. Autour d’elle, il n’y avait plus que vide et noirceur.  »

     

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