• Tiré à quatre épingles (Pascal Marmet)

     

     

    Tiré à quatre épingles (Pascal Marmet)

     

    MASSE CRITIQUE

    BABELIO

     

    Auteur : Pascal Marmet

    270 pages papier

     Thème : policier

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    Présentation de l'éditeur :

     

    « Parmi les milliers de voyageurs, Laurent erre seul dans le hall de la gare de Lyon, l'air paumé. Il vient de rater son CAP boulangerie et sa mère l'a mis dehors. Samy, escroc à la grande gueule, le repère rapidement. Il a bien l'intention de profiter de la naïveté de ce gamin aux chaussures vertes et l'entraîne dans un cambriolage. L'appartement dans lequel ils pénètrent est une sorte d'antichambre du musée des Arts premiers et regorge de trésors africains. Mais ils tombent nez à nez avec la propriétaire et collectionneuse. Comme elle s'est blessée en tombant dans les escaliers, ils lui viennent en aide avant de s'enfuir. Pourtant, quelques heures plus tard, elle est retrouvée morte, abattue de cinq balles tirées à bout portant. Le commandant Chanel, chargé de l'enquête, s'enfonce alors dans l'étrange passé de cette victime, épouse d'un ex-préfet assassiné quai de Conti peu de temps auparavant. Un polar haletant sur fond de sorcellerie qui nous dévoile les coulisses de la gare de Lyon et nous ouvre les portes du célèbre 36 quai des Orfèvres. »  

    La bête du Bois de Boulogne (Christine Béchar)

    Tiré à quatre épingles (Pascal Marmet)

     

     

    Je remercie Babelio ainsi que Pascal Marmet pour l'envoi de ce service presse. Même si j'ai déjà envoyé un message en privé à Pierre Krauze, je tiens à m'excuser de nouveau pour le retard que j'ai pris au niveau de mon avis, ce qui a porté un délai supplémentaire de 7 jours.

     

    Le roman débute sur le personnage du commandant Chanel. Un personnage à lui tout seul : n'aimant travailler qu'avec des hommes, détestant parler devant un auditoire et lorsqu'il y est obligé, il vaut mieux être sourd que d'entendre ce qu'il dit. Son équipe est au plus bas niveau nombre, la plupart sont partis en vacances bien méritées suite à une enquête plutôt pénible. Manque de bol, une affaire des plus urgentes va leur tomber dessus qui ne sera pas du goût de ce cher commandant Chanel. Il n'aura malheureusement pas le choix, car il s'agit d'un personnage important. A partir de ce moment, nous allons découvrir d'autres protagonistes, tel Laurent qui se prend pour Peter Pan. Bien entendu, un déménagement du 36 Quai des Orfèvres sera dans le secteur, mais le plus important, c'est que la scène de crime se trouve à trois pas de là.

     

    L'histoire est intéressante, issue déjà du meurtre qui s'est produit six mois plus tôt. Plusieurs chemins qui se recoupent pour aboutir à une solution. Des stagiaires imposés à Chanel qui font ce qu'il faut pour se montrer à la hauteur d'un responsable qui, comme dit plus haut : n'aime pas travailler avec des femmes. J'ai bien ri, même si je me suis doutée que se serait justement des personnes du sexe féminin qu'il allait se coltiner. Je dirais même bien fait pour lui, cela lui fait les pieds, ou pas. Une enquête en peu de pages, mais qui a le petit plus que je l'ai suivi avec beaucoup de plaisir, malgré le fait qu'il n'y ait pas d'actions fortes à proprement parler : pas de violences gratuites. L'écriture est fluide et riche en vocabulaire juridique.

     

    "La petite lumière de la vérité tentait de prendre flamme dans l'esprit de Chanel. Quel lien pouvait réunir un ex-préfet collectionneur, une épouse aussi belle que vénale, un expert homosexuel affairiste  en art primitif, un sculpteur copiste et des fétiches auxquels on prêtait un pouvoir démoniaque?"

     

    Concernant les personnages, j'ai beaucoup aimé Chanel malgré son caractère et le fait qu'il soit lourd par moment. Il a un caractère fort, décidé, mais il ne faut pas oublier que c'est un vieux de la vieille – pas loin de soixante ans – et ses techniques de travail sont très appréciées. Laurent, Samy, Salomé, des prénoms de personnes qui pourraient exister, tant ils semblent crédibles. Des histoires tristes, de l'espoir qui en découle, mais aussi de la tristesse. Un mélange d'émotions passe par les personnages secondaires, plus que par le Commandant.

     

    En bref, j'ai bien aimé ce mélange terre-à-terre entre les policiers, la vie des gens et une statuette qui va prendre de l'ampleur. J'ai fait exprès de ne pas la mentionner avant cette conclusion rapide, car justement, il faut savoir garder une part de mystère, ce que l'auteur a sut faire jusqu'à la fin de l'enquête. Un policier en douceur dans le sens où il n'y a pas besoin de taper les autres, juste du bon sens et de la réflexion.

     

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  • Commentaires

    6
    katia
    Jeudi 8 Octobre 2015 à 14:07

    j'ai adoré ce roman très polar à la française qui nous fait découvrir le musée des arts premiers...

      • Jeudi 8 Octobre 2015 à 14:45

        C'est ça, c'est le mot à la française que j'ai cherché en écrivant mon avis :)

    5
    Mercredi 7 Octobre 2015 à 17:40

    J'ai aussi beaucoup apprécié ce roman.

      • Mercredi 7 Octobre 2015 à 18:36

        Je crois que j'étais venu lire ton avis, il y a un moment, mais plus très sur, mdr.

    4
    Vampilou
    Mercredi 7 Octobre 2015 à 16:12
    Ça fait plusieurs chroniques positives que je vois et avec la tienne en plus, j'ai encore plus envie de craquer !
      • Mercredi 7 Octobre 2015 à 16:27

        Craque, craque, craque... Non ce n'est pas un message subliminal du tout tongue

        Bon faut quand même penser que Chanel c'est un ... xD

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