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Une couronne d'épines, tome 3 : Ecraser le roi (Jennifer Estep)

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Auteur : Jennifer Estep

Éditions : MM Bookmark

Parution le : 21 juin 2023

470 pages

Thème : Fantasy

disponible sur le site de l'éditeur à la FNAC et sur Amazon

Fait partie de la série Une couronne d'épines

Échec et Mat !

Résumé 
 

« Une lourde responsabilité pèse sur les épaules d'Evie.

Après avoir échappé à une nouvelle tentative d’assassinat orchestrée par le perfide roi de Morta, Evie en a plus qu’assez. Il est temps pour elle de renverser la situation et d’engager les hostilités.
Les Jeux de la Regalia sont l’occasion parfaite de frapper. Les guerriers, nobles et souverains des quatre coins du continent y seront réunis pour s’affronter au cours de divers événements sportifs. Grâce à l’aide de ses fidèles amis, Evie passe à l’attaque, mais les choses ne se déroulent pas vraiment comme elle l’avait imaginé. Très vite, elle doit faire face à une nouvelle menace terrifiante, et il lui faudra puiser au fond d’elle-même pour en apprendre davantage sur sa magie grandissante si elle souhaite avoir une chance de vaincre ses ennemis.
Car, afin de rester sur le trône et d’assurer la survie de son royaume, Evie devra penser comme une vraie Bellonienne et se montrer plus rusée que ses adversaires pour espérer écraser le roi. »

 

 

 Ma chronique

 

J’avais aimé le deuxième tome, pas autant que je l’aurai voulu pour cause d’un peu trop de romance. Ici elle passe en dessous et je suis certaine que c’est pour cela que j’ai adoré ce troisième et dernier tome de cette trilogie. Everleigh est devenue reine depuis un bon moment par la force des choses et des événements éprouvant qu’elle a vécu. Maintenant il s’agit de garder sa position d’éviter les complots visant à la tuer elle et tous ceux qui l’entourent, mais surtout d’écraser ce roi qui compte bien faire de la terre entière SON propre royaume et ainsi asservir tout le monde. Maximus est de ceux qui n’ont peur de rien et pour cause, lorsque nous apprenons comment il tient sa magie en main. Bref ce roi donc, Maximus est terriblement attachant, drôle, sympathique et prêt à tout pour garder sa famille unie. Vous l’avez compris cela s’appelle de l’ironie, il n’y a que lui-même qui vaut de vivre, sa propre famille ne vaut rien, il s’en sert de pions et tout ce qui peut entraver son but, il l’écrase d’un pied ferme. Comprenez qu’un méchant pareil est parfait pour ce type de lecture et j’ai adoré le détester et tenter de comprendre ses motivations (à part le pouvoir, la méchanceté et l’endoctrinement, ça va, mdr). Bref il est à son apogée dans ce dernier tome et il n’hésite rien, absolument rien, quitte à se salir les mains lorsqu’il n’a justement plus de main d’œuvre. Le pauvre, je pourrais presque le plaindre. Enfin ! Evie n’a qu’à bien se tenir et elle a très bien compris comment faire pour s’en sortir, quitte à faire saigner.


Nous démarrons ce dernier tome avec un espoir, celui que peut-être Evie n’est pas la seule Blair et par-dessus tout par un combat qui nous rappelle les capacités de notre reine. Son don lui est précieux et j’ai adoré la façon dont il s’étend un peu plus à chaque fois. Nous ressentons bien les ambiguïtés qui la tiraillent, surtout face à certains ennemis, mais elle ne peut faire de sentiment et cela ne lui laisse pas beaucoup de repos. Pour autant, elle va réussir malgré tout à conjuguer sa bonté et ses capacités à régenter sans pour autant tuer tout le monde afin d’être tranquille. Evie est ce genre de femme qui a, au fil du temps, été obligé de faire des choix drastiques, lui faisant mal, alors lorsqu’elle réussit à garder en vie quelqu’un, même s’il fait partie du camp adverse et ce pour pas mal de raisons (comme de s’en servir) elle cherchera le moyen de le faire. Bien entendu rien n’est simple, nous sommes dans une fantasy où les rois et reines savent qu’ils peuvent se faire tuer à chaque instant, par n’importe qui et n’importe où. Comme cette Regalia qui arrive à point nommé. L’auteure explique très bien ce que c’est, une arène (tiens donc), des combattants de chaque royaumes et bien entendu des champions ! Je vous passe les détails et je dois dire que j’ai adoré voir comment l’auteure nous embarque de nouveau dans ce type d’arène du début, qui est plus soft, enfin au premier abord. Les champions ne sont pas tous fair-play et ça, nous le savions déjà !

 

Bref, complots, trahisons, recherches, alliances… Ah des intrigues politiques doucereuses qui donnent des frissons particuliers à certains. Le royaume de Morta qui veut écraser celui de Bellona pour commencer ? Bah voyons ! Les alliances vont devenir de plus en plus importantes et Evie va jouer un jeu dangereux certes, mais au moins elle montre qu’elle est capable de mordre et de tenir tête, ce qui va lui amener ce qu’il faut : du soutien et des pièges, bien entendu. J’ai adoré la voir se dêpétrer de pas mal d’éléments, de mettre son plan A, B et C en action, sans oublier le plan mortel qui va écraser le roi, sans se salir trop les mains, enfin façon de parler. Evie raisonne vite, intelligemment et is j’ai eu peur à plusieurs reprises, l’auteure nous fait un tour de force avec ce que nous n’avons pas écrit. Le piège tendu est fin et il suffisait de peu pour qu’il se retourne contre elle. C’est finement joué, je n’ai aps d’autres mots, parce que j’avoue que même moi je n’ai pas tout vu venir tellement j’étais happée par le stress de me demander si elle va encore perdre du monde durant ces jeux (et en dehors). La partie est rude, une partie d’échec qui ne se fait que sur un plateau, en plusieurs manches afin d’avancer ses pions et elle-même face à un roi tyrannique et meurtrier.


Sullivan est bien entendu de la partie, tout comme Xenia, Paloma, Serilda, Cho qui mange toujours autant et Ô, les chariots de nourriture font véritablement envie ! J’ai retrouvé avec grand plaisir les personnages du premier et du second tome, comme Heinrich et Dominic. C’est amusant de voir que certains affichent ouvertement son, comment dire, ce n’est pas une allégeance, mais plutôt une alliance dès le départ avec Evie et que les autres attendent de voir comment le vent va tourner.Tout comme le fait que d’autres n’hésitent pas ouvertement à clamer le soutien tandis que d’autres se détournent carrément. Si certains ont peur de se faire écraser par ce roi d’autres ont pris le temps de préparer leur discours et ça, cela n’a pas de prix de voir sa tête tiquer. Le contrôle n’est pas donné à tout le monde, il faut savoir réussir à ne rien montrer et Evie a bien travaillé sur cet état de fait. De plus, les enseignements du Cygne Noir ne sont jamais bien loin de notre reine.

 

Nous avons l’apparition de plusieurs personnages dont Leonidas (pardon, mais je pense au chocolat à chaque fois que j’ai vu son prénom dans le roman) qui a beaucoup de potentiel et surtout un cœur encore empreint de bonté. Zariza que j'ai adoré avec son franc parler, ses manières et ses actes. Et quelques uns qui étaient déjà présent comme Maeven. Des personnages qu'on oublie difficilement et surtout certains d'entre eux sont manipulés sans qu'ils ne s'en rendent vraiment compte. La fin nous montre que Evie a muri, échafaudé de nombreux plans et une manière de ne pas précipiter les choses. Une partie magistrale d'échecs où la reine prend les pièces les unes après les autres.


En conclusion, une trilogie que j’ai beaucoup appréciée dans son ensemble, surtout le premier et le dernier tome. Les tensions sont extrêmes par moment, les tournois par endroit sont forts en descriptions et nous avons l’impression d’être aux côtés des concurrents. Le dernier tome nous propose une fin digne des débuts, avec un épilogue qui nous donne des pistes sur ce que sera leur avenir à tous, sans pour autant tout donner. Le côté romance est léger et parfait pour ma part, pas besoin de trop pour comprendre qui veut être avec qui et comment tout cela fonctionne. C’est juste ce qu’il faut et surtout lorsqu’il y a des scènes intimes elles ne sont pas mises n’importe où, comme je peux le voir parfois dans d’autres récits. Les personnages ont une trame et des descriptifs qui nous laissent avec quelques avancées sur leur passé Une fin un peu ouverte, mais les éléments laissés tout au long du récit nous apportent déjà pas mal d’éléments. En bref, un tome plus sombre, mais ô combien attractif de part les complots en tout genre. N’hésitez pas à suivre les aventures de ce brin de femme qui a su évoluer et avoir des alliances digne de ce nom sans aller faire tuer ses compagnons.

 

 Extrait choisi :   

 

« En tant que reine, c'était moi qui avais le dernier mot sur le choix des Belloniens qui participeraient à la Regalia, y compris pour le Tournoi des Champions, l'événement le plus prestigieux, dont la récompense pour le vainqueur s'élevait à dix milles pièces d'or. À Sept Flèches, tout était une compétition, mais peu de choses attiraient autant les convoitises que les places pour la Regalia, et les nobles me couvraient de compliments et de cadeaux sophistiqués depuis des semaines dans l'espoir de faire pencher mon opinion en leur faveur concernant la répartition des places. Fullman était l'un des plus persévérants et agaçants, surtout lorsqu'il s'agissait d'aider son fils, Tolliver, à participer au tournoi. »

 

 

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