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Chroniques Vardooziennes, tome 1 : Konrad le barbare, la vouivre dévoilée (Gregor Karje)

Auteur : Gregor Karje

Éditions : Auto-édité

Paru le : 11 décembre 2023

576 pages

Thème : Héroïc fantasy

fait partie de la série Chroniques Vardooziennes

disponible sur Amazon

Une sacrée épopée !

Résumé 

« Plongez au cœur des chroniques Vardooziennes, une fresque d'Héroïc fantasy où s'entrelacent quêtes épiques, réflexions philosophiques et mystères insondables. 

Konrad, un guerrier pacifique en quête de vérité, se trouve entraîné dans une aventure où chevaliers, nains, semi-elfes et clercs s'affrontent ou s'allient, tandis que la menace d'un siège plane sur Port-Kro.

De l'Empire au Sombre-Royaume, des dragons millénaires aux sorcières perfides, des énigmes ancestrales aux artefacts de pouvoir, l'univers s'étend comme un labyrinthe de révélations. La clé de ce monde réside peut-être dans un simple Koan... une énigme ouvrant les portes de l'âme humaine. » 

 

 Ma chronique

 

Merci à F. Vanhille pour sa proposition de lecture. Grâce à lui, je retrouve ma jeunesse, dans le sens où je me souviens bien des années en arrière des jeux de rôle sur terrain ou sur  papier (et même sur forum), alors forcément lorsque j'ai eu l'occasion de découvrir un autre de ces titres, impossible de dire non. De l'Héroic fantasy, du jeu de rôle et au passage une fable contemporaine, oui, mais laquelle ? JE vous laisserais la chercher en attendant, voici le premier tome d'une série dont les tomes  peuvent se lire indépendamment les uns des autres. Avec Konrad le barbare (et non Conrad) nous entrons dans un récit où nous suivons un groupe de personnages qui est à sa recherche. Disparu depuis maintenant quelques temps, pour ne pas dire années, Konrad est devenu un mythe, une légende, un homme, un barbare pas comme on pourrait le prendre à notre époque, car le barbare de ce récit est tout autre. 

Entre ces pages, nous suivons plusieurs fils de pensées, plusieurs aspects et tactiques pour comprendre qui était cet homme et le "ce qu'il est devenu" reste un mystère, par moment. Alors que certains veulent faire du profit sur le dos des autres créatures, comme les humains qui pullulent tels des lapins, mais ne réfléchissent pas aux conséquences ni aux manières et encore moins à la nature qu'ils pillent, ils se retrouvent quelque peu en bas de la chaine alimentaire, enfin en quelque sorte. Konrad a évolué dans un monde où chaque espèce veut assouvir les autres, veut récupérer la Terre de l'autre et montrer sa toute puissance. Magie, chaines, tout est bon pour gagner la guerre. Nous avons donc Konrad avec une vie qui m'a semblé être comme sous la coupe de sa femme qui donne pas mal d'ordre et puis nous avons d'autres vies que nous suivons comme Mademoiselle, par exemple qui a une grande place dans ce grimoire. 

J’avoue que le début est assez ardu, il faut bien suivre car nous avons parfois de la première personne et de la troisième, pas mélangé, mais des chapitres à la suite. Et puis la compréhension se fait à un moment donné et difficile de le lâcher. J'ai voulu en savoir plus sur lui,  sur ceux qui l'entourent, les rois, les militaires, les démos les orquesses, les elfes ou Nis/ Ner. Un petit lexique à la fin du livre est intégré, mais je vous avoue que je n'en ai pas eu besoin. Des peuples différents, des échanges, du troc, des ventes d'esclaves, du respect,  mais également de la terreur. Les monstres ne sont pas forcément ceux qui ont des noms à faire peur, il suffit d'un serpent plus gros qu'une maison pour faire des dégâts, tandis qu'un dragon est juste capable de tenter de se faire tout petit pour voler un caillou. Ce que j'ai apprécié par dessus tout en tenant ce livre ? Le fait que la police d'écrire est grande. Personnellement ayant été opéré à plusieurs reprises des yeux, avoir une écriture de ce type fait un bien fou ! 

Un mélange entre le temps et l'espace, entre le passé et le présent afin de mieux comprendre certains actes perpétrés. L'appel d'un démon d'une certaine façon et nous entrons dans ses pensées qui est affolant de réalité, d'ailleurs j'ai pris l'extrait à ce moment précis. Les créatures fantastiques, légendaires, de fantasy ou d'HéroIc, un soupçon du seigneur des anneaux dans les caractéristiques de certains personnages, avec cependant des changements qui sont originaux et très intéressants. Les esprits sont plus affûtés pour certains et certaines bêtes sont plus efficaces que l'être considéré comme humain.  .

Le plus complexe dans le texte pour l'auteur a dû être le changement de personnalité dans le langage des personnages. Je m'explique en quelques mots : afin de comprendre les changements sans être obligé de mettre les noms de ceux qui sont dans la narration, l'écriture est changée et pas qu'un peu. Nous pouvons avoir un personnage qui a une culture impressionnante et tomber ensuite sur un esclave qui ne pense qu'à se sauver sans chercher véritablement comment. Deux poids deux mesures en fonction de l'éducation, de ce que chacun veut obtenir et de la stratégie à avoir. 

 

Différents personnages pour mieux "encercler" Konrad et l'approcher, jusqu'à ce qu'il disparaisse. De l'humour nous en avons, de la tactique aussi, des épreuves, de la fourberie, des demandes particulières, des personnages attachants et je pense à l'esclave rebelle. Les lieux proviennent de 'l’imaginaire certes, mais aussi des jeux et cela se ressent par moment. Tel un joueur qui met en place ses pions sur le plateau, nous avons le même effet : un saut de puce pour nous, un pas de géant pour eux. Ce qui se passe entre ces pages est n "reflet" de notre société. Pas de dragons à proprement parler ou de serpent si géants, même s'ils existent, mais nous avons les émotions, les actes et les esprits affutés qui ne cessent d'en vouloir plus, sans oublier les conditions de vie, les différences et les maladies particulières qui nous font hurler à la lune.

 

Bienveillance, un mot qui devrait être plus mis en valeur, tout comme la tolérance. Entre ces pages nous nous questionnons sur le sens cachée de la vie, sur le fait de laisser une trace, de sauver sa progéniture, de se venger d'une manière, de voir le karma tourner. Cette épopée, cette recherche d'un seul homme pourquoi lui ? Qu'a-t-il de plus qu'un autre ? Mensonge ? Oubli ? Trahison ? Et j'en laisse volontairement d'autres pour ne pas guider le futur lecteur en devenir qui lit cet avis. La magie est bien là et lorsque j'ai parlé de grimoire, c'est un peu ce que nous avons en main. Des parts de chacun, des morceaux de tous, des extraits de pans de vie, un poème, un manuscrit, une vision... L'univers proposé par l'auteur est riche, aussi bien par la carte, les descriptions que par les personnages et leur vécu. 

Point de gore même s'il y a des combats ou une guerre, pas d'intimité exposée, l'auteur nous parle d'artefacts, de combats médiévaux, de chasse aux loups ou autre bêtes, de protection, de diverses quêtes. Un mélange de jeux de rôles avec ces différentes phases de narration, d'héroic fantasy dans les créatures impliquées, de la politique et quelques femmes au pouvoir. Un roman fort qui a de nombreux thèmes comme le féminisme où la femme n'est pas juste un bel objet, elle est capable de penser (oh mon dieu !), de réfléchir (pas possible) et surtout de combattre aussi bien qu'un homme (eh ouais !) Bien entendu il n'y a pas que cela, mais étant moi-même une femme (si si je le confirme) j'aime voir que nous ne sommes pas que de faibles personnages à protéger. D'ailleurs la fin est surprenante, je ne l'avais pas vu venir. 

En conclusion, imaginez un monde où vous êtes capable de monter sur un exemplaire unique d'animal volant, où une statue de pierre prend vie pour vous raconter une histoire... C'est un récit qui nous permet d'entrer dans la tête de plusieurs personnages, de suivre les faits et gestes, de jouer avec la magie et accessoirement de comprendre qui est véritablement Konrad le barbare. Et puis des thèmes importants dont j'ai déjà donné les détails dans ma chronique.

 

 Extrait choisi :   

 

« L'odeur entêtante de soufre et de bête morte que je dégage fait écarter même les insectes.
Je suis la mort qui bouge. Je suis le feu de la vengeance qui vole et qui marche. Je suis le mal prêt à servi à tout. Je suis invisible. 
Seuls les vrais prêtres ou ceux qui sont tellement familiers de la magie qu'ils la voient, ont la capacité de m'apercevoir. D'ailleurs voici une jeune âme qui me dévisage. Dommage. 
Je ne peux l'approcher. Les chamanes ont formé une sphère d'énergie pure en consacrant le lieu de leur rassemblement.  »

 

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