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Auteur : Florian Rivas Fournier
Éditions : Auto-édité
Paru le : 17 aout 2023
556 pages
Thème : Urban Fantasy
Fait partie de la trilogie Erwan, flèche de Cupidon
disponible sur Amazon
Un premier tome qui va plus loin que les bases
« Erwan est un jeune homme de 26 ans qui n'a aucun pouvoir particulier, il n'est l'élu d'aucune prophétie, à son grand dam. Cependant, du jour au lendemain, le destin vient frapper à sa porte ( ou passe par la fenêtre dans son cas). Il se retrouve embrigadé dans un monde magique inspiré de la mythologie grecque qui coexiste avec le monde normal depuis toujours, sans qu'il le sache. Lâché au beau milieu d'une guerre de clans, il découvre ses pouvoirs et fait des rencontres plus épicées les unes que les autres. »
Bien le bonjour tout le monde, et de suite je remercie l'auteur qui m'a permis de découvrir ce premier tome en tout bien tout honneur ! Erwan me fait penser à ces jeunes qui sont un peu (beaucoup) paumés dans notre monde actuel. (Oui je suis une vieille, pardon, fallait que cela sorte, mdr) Un jeune homme qui adore la fantasy, les livres, les jeux vidéo et tout ce qui 'y rapporte, tant qu'il s'échappe de son quotidien morne (ça tout le monde peut le comprendre !) Son boulot ne lui plaît pas plus que cela et il rêve d'être un héros des temps moderne avec à la clé ? Être l'adolescent qui se découvre au cœur d'une prophétie ! Pas de bol, (oui ce n'est plus un ado) ou au contraire chouette ? Un Cupidon passe par sa fenêtre sans ses ailes et lui propose de venir voir le vrai monde : celui où le voile est retiré et où la magie opère. Alors que la plupart des gens traiterait un homme en cuir (qui lui fait un fessier d'enfer, oups j'ai failli utiliser un autre mot) entrant comme ça tranquille chez soi, il aurait été reçu avec un balai, Erwan accepte et cela se comprend en partie. Il a besoin d'autre chose que ce qu'il vit et ses émotions sont à fleurs de peau depuis si longtemps que même si c'est un piège (mais promis, ce n'en est pas un ou alors il fait un mauvais trip) notre jeune homme va se retrouver au cœur d'un monde nouveau : là où les créatures de la mythologie existent vraiment et ce n'est que le début !
Rien de mauvais dans mon intonation, au contraire, je m'amuse à écrire cette chronique, avec déjà un pavé qui pourrait servir pour assommer certains méchants de l'histoire. Et vu le nombre de traitres, ennemis et autres du même acabit, il ferait merveille ce bébé avec une couverture qui met en scène deux personnages principaux, mais surtout Erwan qui ressemble quand même un peu à notre auteur, non ? Le côté sombre me fait de suite penser à certains phénomènes, il manquerait un peu de rouge peut-être, mais le violet est sublime. Bref tout ça pour nous amener à ouvrir le livre et à bien lire le début, avant même d'entrer dans le récit. L'auteur nous explique le pourquoi il utilise l'écriture inclusive, le pourquoi ses personnages sont ce qu'ils sont et d'autres éléments, à savoir qu'il y a également quelques infos à la fin. Puis la vie d'Erwan qui soyons honnête est d'un calme plat jusqu'à l’intrusion de son domicile. Pauvre Croustibat qui a dû se faire manger par Patapouf, mais passons. Bref (ou pas d'ailleurs, je ne sais pas faire court) la ville d'Avignon (oui, cela se passe en France !) devient un nouveau terrain de jeu pour notre Erwan qui découvre un monde qu'il ne pensait absolument pas qu'il existait. Tout ce qui est dans les livres se dévoilent à ses yeux, enfin pas tout, certaines créatures ne vivent que dans le folklore, mais pour savoir lesquelles, il faudra le lire. Sinon, ce qu'il faut retenir c'est que notre Erwan voit sa vie basculer dans ce qu'il désirait le plus : avoir de l'action et il va en avoir !
L'action est donc au rendez-vous. Si au départ nous le suivons dans son apprentissage de flèche, à savoir jouer les cupidons, cela change bien vite lorsque ce qu'il découvre, avec ses nouveaux compagnons, que d'autres "fratries" ont décidé de faire la misère aux humains. Plus d'amour (OK, là-dessus, je vais me faire huer dessus, mais on peut s'en passer, na na na nère!) par contre nous avons l'impression que les cavaliers de l'apocalypse sont sortis d’outre-tombe pour éradiquer tout ce qui peut l'être. Des fantômes d'une certaine forme par ici qui devrait nous faire appeler SOS fantômes, ou carrément l'exorciste au vu de certains passages. Il s'agit de mythologie grecque avec donc des créatures qui proviennent de ces mythes... JE ne dirais pas que l'apparence compte, mais pour faire ami-ami avec certains, si tout est à sa place sur le visage, se serait pas mal. Mais qui dit créatures, mythologies, mythes, passé, croyance, ah vous voyez où je veux en venir ? Dieux et Déesses qui bien que... endormis ? Cela me semble compromis de ce côté. Apparemment, certains ont bien le sommeil très lourd tandis que d'autres semblent sortir de leur coma. Promis, il n'est pas éthylique ! Et forcément, des Dieux ou des Déesses cela vaut le détour ! Ego démesuré, envie de destruction, de pouvoir, de voir des insectes insignifiants s'entretuer (ça c'est pour nous petits humains), des petits mots murmurés dans certains esprits plus faibles que d'autres, avec un mal-être indéfinissable, cela donnent des hommes et des femmes prêts à tout pour obtenir une part insignifiante de leur but. Même si l'un de ses buts semble "noble" en un sens, la douleur ne peut pas se transformer en un claquement de doigts en bonheur.
L'univers crée est vraiment très intéressant. Nous partons d'un être dénué de tout en quelque sorte et le jetons, pas forcément en pâtures, mais disons qu'il va devoir apprendre vite et bien à tenir le rythme. S'ensuit ses diverses rencontres dont je tairais les identités qui vont le pousser à grandir, à murir et à SE comprendre. Ce n'est pas parce qu'il est adulte qu'il sait ce qu'il veut vraiment. La partie sur ses émotions, ses besoins et le fait qu'il décrive pas mal d'éléments sur sa sexualité active ou non (sans détails) nous définis cet homme non pas comme instable, mais comme un être qui se cherche encore parce qu'il n'a pas trouvé celui qui saura le comprendre également. Et ce n'est pas le seul dans ce cas, que ce soit dans la réalité ou dans le récit. En contrepartie des nombreux rebondissements dans les combats physiques, nous avons beaucoup de psychologie intégrée. Si certains personnages savent dans quelle voie ils vont, ce n'est pas le cas de tout le monde. Il faut du temps, les moyens, les mots pour être capable de se sentir serein, entier avec le besoin ou non d'un partenaire. Rien n'est simple dans une vie d'humain parmi les humains, mais il me semble que Erwan arrive à s'ouvrir un peu plus et surtout à prendre conscience de ce qu'il vaut, enfin. Comme je l'ai dis, cela prend du temps de se construire et si personne (je pense aux parents en premier) n'est présent pour écouter un minimum, les questions restent sans réponses, le devenir de chacun devient flou. Et cela donne des Erwan qui ne se sentent pas bien dans leur corps et leur tête. Attention par contre, il ne s'agit pas d'un livre pour adolescent, les scènes d'intimités sont très explicites.
Les relations entre les personnages sont vraiment importantes, parce que nous ressentons les émotions : bienveillance, partage, soutien et bien entendu tout le contraire : malaise, harcèlement, sadisme. Dans un monde parfait, tout le monde serait capable de bienveillance et de compréhension. Comme je l'explique à mes troisièmes en parlant de mon fils, tant qu'il est heureux, qu'est-ce que cela me fait qu'il choisisse tel métier, qu'il aime une personne du même sexe ou non, qu'il parte loin de la maison ? (OK sur ce dernier point ça va me faire mal, mais si c'est lui qui décide ? C'est SA vie et SON bonheur). Tous devraient pouvoir choisir sans le regard des autres, ce qui malheureusement n'est pas le cas. Et surtout que RIEN n'est tracé d'avance. Comme mis tout en haut, ce premier tome pose plus que les bases, il apporte des éléments sur les personnages, sur leur passé et je pense à Charline en écrivant ces mots. Il apporte également du questionnement sur les relations entre les êtres humains, mais aussi un pan intense sur l'environnement et la Nature (et notre façon de voir les choses, étant moi-même végétarienne je peux tout à fait comprendre certains points de vue, mais attention tout de même à ne pas empiéter sur la liberté des autres). L'acceptation et la communication sont deux points importants et tant pis si les râteaux sont de sortis (le printemps est déjà en place, ça peut servir aussi pour le jardinage) Je pars du principe qu'il vaut mieux avoir une vraie réponse que de rester dans le flou et de se morfondre.
Cependant, même si d'une manière générale j'ai adoré suivre les aventures de Florian qui entraine pas mal de monde, humains ou non dans son sillage, avec les complications qui sont dû aux Dieux et Déesses, les divers camps et autres, j'ai quelques bémols qui ne sont dû essentiellement qu'à mes propres gouts. Déjà les scènes où les personnages ne sont plus habillés sont trop détaillés et arrivent très vite (trop peut-être ?) Cela m'a donné l'impression que dès que Erwan voit son "zing", il passe à l'acte (promis pas avec tout le monde !) Certaines pensées ou actes de ce type m'ont laissé perplexe, dans le sens où j'ai été jeune (voila la vieille qui refait surface) et je devais être prude et mes amis aussi, parce que je vous avoue que je me suis grattée la tête à plusieurs reprises, mais nous ne réagissons pas tous de la même manière, donc. Quelques passages pensés et dialogues sont parfois mélangés (je ne sais pas j'ai un souci avec les tirets apparemment, mdr). Le vocabulaire un peu trop familier par moment ou que je n'ai pas encore compris même en ayant terminé ma lecture qui m'a entortillé le cerveau. (même certains mots de es collégiens je les rgarde avec un sourire en coin et je me dis, mais ça veut dire quoi ça ? mdr)
La parenthèse étant fermée, revenons à ce qui est plaisant et plus encore. L'écriture inclusive a été un léger dérangement au début, j'ai mis une cinquantaine de pages avant de réussir à bien intégrer le fonctionnement. La magie montre le bout de son nez doucement et c'est vraiment génial de comprendre le fonctionnement et de voir également que tout n'est pas possible. C'est drôle, souvent pour dédramatiser les scènes qui parfois sont vraiment glauques. Ce fameux voile sur les yeux des humains qui ne peuvent être dans ce monde est important, c'est grâce à lui que tous peuvent réussir à vivre les uns à côté des autres sans être montré du doigt, en principe. Le fait que ce soit dans une ville française, enfin nous avons même un bout vers Lille avec la meilleure amie de Erwan est encore un point positif. Alors pour information, sans le savoir il y a un Corentin dans l'histoire (le même prénom que mon fils) et il lui ressemble de trop ! Où est la caméra dis donc ? Nous ne suivons pas que Erwan nous avons aussi Priscillia, Corentin, Charline, Cassandre, Elliot, Issa, Daphnée, Toru, Cheyenne, Marsyas et d'autres et nous en apprenons de tous et toutes !
En conclusion, beaucoup de références mythologiques, d'explications sur certains Dieux que je ne connaissais pas (personnellement encore moins). De la tolérance, de la compréhension, du questionnement, de l'humour, de l'apprentissage, de la magie aussi... Nous entrons dans un monde où le voile s'est levé, nous montrant l'envers du décor. Un Urban fantasy avec des personnages intéressants, travaillés psychologiquement qui ne sont pas tous des êtres parfaits physiquement. De la culture de jeux vidéos, de musique, de l'art, un ensemble qui montre que cela peut fonctionner si la communication existe. Une touche de Harry Potter et de Percy Jackson que l'auteur tourne avec humour. Les émotions sont vivaces, la douleur est complexe lorsqu'elle met en avant des choix faits dans un sens qui n'aurait pas eu lieu d'être. Confiance et trahison, deux valeurs sures à suivre entre ces lignes. Et la fin, oh alors cette fin, elle nous laisse un gros point d'interrogation sur la suite et sur le comment est-ce possible ? Bien entendu, je n'ai pas révélé tout ce qui se passe, au contraire, je n'ai fais qu'une ébauche. Les bémols relevés ne m'ont absolument pas empêché de passer un très bon moment de lecture, alors qui va oser froncer les sourcils pour vérifier si le voisin n'a pas des sabots à la place des pieds ?
« Erwan fait mine de toucher une de ses blessures à la taille et attrape une anguille électrique dans sa sacoche tout en parlant : il s’applique à en tirer de l'énergie sans la sortir à la vue de l'homme poisson. Il adresse une prière silencieuse à Zeus en dirigeant sa mana le long de son bâton de sa main libre. Pas trop au début, pour ne pas que l'eau crépite et alarme son ennemi. Quand l'atlante s'élance pour le frapper à nouveau, il empoigne son bâton à deux main et y insuffle sa mana : il perd le contrôle de son propre sort tandis qu'il infuse trop d'énergie dans son coup. »
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