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Auteur : AD Martel
Éditions : Auto-édité
Paru le : 30 janvier 2026
406 pages
Thème : Fantasy Épique
fait partie de la saga "Le Secret du Faucon"
disponible sur le site de l'éditeur, à la FNAC et sur Amazon
Qui peut dire ce que sera la Vérité ?
« Nul ne défie le Faucon Gardien sans en payer le prix fort.
Alors que Sorcha fait face aux conséquences de ses actes, le piège des dianesses se referme inexorablement sur ses alliés. Dans l'ombre du chaos, Godefroy tente de protéger Esmée. Mais la fillette n’a qu’une obsession : sauver sa mère, dût-elle tout réduire en cendres sur son passage.
Hanté par la disparition de son frère et l’attitude fuyante du ménestrel, Godefroy lutte pour redevenir le Sanguinaire qu'il était autrefois. Hélas, la guerre frappe déjà aux portes du comté : l'heure n'est plus à la guérison des cœurs meurtris, mais au fer et au sang.
Il s'agit désormais de se battre ou de périr. Et le Sanguinaire n'hésitera pas à semer la mort sur son passage. »
Le secret du faucon n'est plus une saga que je vous présente. 8 tomes (et il me reste le petit dernier) que je vous raconte ce qui se passe dans les très grandes lignes au début, puis mon ressenti plutôt que les actes véridiques entre ses pages. Il est vrai que continuer une saga de cette ampleur sans dévoiler quoi que ce soit, ne peut se produire que dans le cas des émotions. Et c'est ce que je compte faire, même si je vais vous raconter de petites choses sans grandes importances, enfin peut-être pas, qui sait ? La couverture est bien plus sombre qu'une partie des précédentes et je dois admettre que j'ai un semblant d'arbre tatoué dans le creux des reins depuis bien avant la connaissance de cette saga. Serait-ce un signe ? Sûrement ! Toujours est-il que les faucons ET une partie des personnages vont perdre des plumes. Encore un signe, vis-à-vis de cette couverture que j'adore !
Les événements ne s'arrêtent plus et les combats sont incessants. Pourtant Godefroy comptait bien ne plus se battre, mais c'était bien avant les épisodes d'avant, bien après des pertes douloureuses, bien avant que ses yeux voient enfin la lumière du soleil. Sa vie n'a jamais été simple, mais il a toujours été droit dans ses positions. Qu'il soit un chevalier, un mercenaire, un homme des bois, il a toujours tenu une ligne de conduite et pour en déroger... non, impossible pour lui, même si les hommes et les femmes autour de lui demandaient parfois d'en finir, malgré les caractères exécrables de certains et surtout certaines, malgré la vision des autres de lui-même. Dans cet avant-dernier tome de cette saga, nous suivons les personnages les uns après les autres dans leurs pensées, leurs actes, leur peine, leur désespoir. Et puis l'angoisse de ne pas arriver à temps, tout faire pour le ou la sauver, tout tenter pour que le Mal absolu disparaisse. Pour que ce dernier n'existe plus, il faut couper les bras et les jambes avant d'arriver à la tête pensante et pour l'instant, ces ombres sont tenaces. Des ombres bien trop malveillantes, attendant toujours le meilleur moment pour débarquer ni vu ni connu. Forcément, elles seraient seules, ce n'est déjà pas évident, mais avec ses armes humaines ou autres, forcément cela devient toujours plus difficile pour Godefroy et tous ces hommes et femmes qui veulent juste vivre en paix le combat ne s'arrêtera pas aux terres des Montfaucon malheureusement.
Le prix à payer est fort. Sorcha va l'apprendre à ses dépens, elle qui rêvait uniquement de ne plus tomber sur son passé, tout la poursuit de nouveau. Sa fille Esmée aura également des épreuves à surmonter physiquement et psychologiquement. Plus rien ne sera comme avant. Si les deux pensaient que leurs vies avaient changé, cette vie ne va cesser de les tourmenter. Comment faire lorsque tout ce que nous imaginions n'était que faux-semblants et mensonges ? L'omission est un mensonge, car c'était voulu et les mémoires ne peuvent tout oublier. Cette histoire de mémoire prend tout son sens depuis quelque temps. Le passé ne s'oublie pas, il ne s'efface pas on plus. Vivre avec ? Impossible dans certaines circonstances. Et les amis ? Avec ou sans le e, Sorcha va comprendre que ce mot n'existe pas, plus, jamais. Les actes parlent d'eux-mêmes et les mots peuvent être les plus doux possible, ils ne veulent rien de plus qu'amadouer pour mieux planter le couteau dans le cœur, ou la main, ou la hanche, voire la gorge. Oui, tout cela en une ou plusieurs fois, car rien n'est simple et ce côté médiéval, avec les chevaliers, les dianesses dont nous ne comprenons pas toujours à quelle déesse elles se vouent, les loups, les faucons, le roi qui change de tête comme de chemise, les trahisons, les alliances, les amours, les amitiés, les familles... Je m'égare de trop et revenons à nos moutons !
Les personnages vont prendre cher (pour ne pas changer) un peu plus de cicatrices, un peu de morceaux de chair en moins, des séparations douloureuses, des retrouvailles intenses... Je continue ? OK, alors douleurs physiques et psychologiques, apprentissage pour se battre contre un ou plusieurs protagonistes, dons de soi, magie ancienne qui imprègne des corps pas si forts que cela au premier abord, mais qui recèlent de sacrés trésors. Et puis nous avons également la force mentale, le besoin de se prouver que nous aussi nous sommes capables d'avancer, de combattre ou même de savoir fuir quand le combat est perdu d'avance, même si c'est difficile. Pour la petite histoire, je ne sais pas nager, alors j'aurai été bien embêtée, coincée entre les grilles et les monstres et l'eau. Mourir noyée, "mourir" mangée, je vous avoue que le choix n'était pas sympathique, alors la solution trouvée a été une véritable bénédiction. Mettre les pieds dans le plat serait pour plusieurs d'entre eux, je pense forcément à Esmée bien entendu, mais Anselme est en bonne position également. Tristan doit montrer une façade de comte, certes, mais dans l'intimité il est et restera toujours la sauterelle et c'est tant mieux : un cœur énorme, rempli de générosité dans un corps qui s'affaiblit quelque peu, mais garde en lui son vrai lui.
Dame Aude est une perle. Elle sait, elle voit, elle comprend et surtout, nous petits lecteurs derrière ces pages, nous imaginons qu'il y a un cœur qui bat pour quelqu'un d'autre, mais chut ! Elle ne sait peut-être pas se battre comme un guerrier, mais elle a leur âme et se relève après bien des épreuves ! Elle me fait penser à Cassandre Blancastel, des femmes qui ont leurs charmes et leur manière d'écraser l’ennemi. Amessan prend une belle part dans ce tome, avec Cyrielle bien entendu, le loup Flocon également, tout comme les oiseaux. Les relations entre les personnages et les animaux sont intenses. Et ce n'est pas Godefroy qui dira le contraire, lui-même s'occupe de son propre cheval, parce qu'il le considère, bien plus qu'un être humain. AD intègre parfaitement les animaux, les volatiles et la nature dans ces récits. I ne s'agit pas que de personnages qui voguent dans les champs, les plaines, les forêts, il s'agit d'hommes et de femmes qui traversent de vrais chemins pour ne pas abîmer plus qu'il ne faudrait. L'environnement est mis en avant par de petits gestes, parfois par des sépultures (je n'y crois toujours pas, il me reste un tome pour vérifier tout cela). Chaque être vivant est capable de donner et de recevoir, des échanges purs, jusqu'à ce qu'ils soient détournés de la pire des manières. Tout cela pour en arriver à tous ces moments où nous doutons. Impossible d'imaginer certaines choses. Oui, le feu brûle, l'acier coupe, l'eau noie, mais si chaque élément est utilisé à bon escient, c'est là que le meilleur arrive.
Alors le faucon rougeoyant, lui, s'il pouvait disparaître, peut-être que ce serait une solution ? De l'imagination, j'en ai à revendre ! Et AD a eu un avant-goût de ce que j'imagine en dernier. Entre ceux qui sont cachés, camouflés par des sorts, de jolis colifichets tels que des bagues par exemple, mort, mais pas trop, vivant, mais pas vraiment, en entier ou pas, avec des dents-de-cheval ou de blaireau (ah non, ça fait pas partie de cette histoire, pardon, mdr). De la magie, oui, il y en a un peu plus qu'au tout début de la saga, mais cela reste léger et dans le domaine de la "réalisation magique". Ce que je veux dire, c'est qu'il n'y a pas de développement plus que ce qui était indiqué au début, si ce n'est l'ampleur du don, mais pas d'autres dons qui apparaissent comme par enchantement. La magie des dianesses est toujours à l'oeuvre et nous sentons quelques dissensions dans les rangs. Si cela pouvait permettre une éradication d'une certaine Yverne (eh ouais je donne son nom à celle-là... Vous sentez l'engouement pour ce personnage ? Pardon, mais j'en peux plus, elle joue a tellement de jeu que tous devraient lui tomber dessus !) Une magie de la nature, des éléments, une magie des plantes, de soi, une magie discrète, mais pas trop. En d'autres termes, elle est présente de manière sournoise parfois, et il faut être capable de la travailler pour réussir à l'utiliser correctement. Rien ne se fait sans travail !
La guerre est bien ancrée, les portes se referment, les ponts-levis se redressent. Trahisons, complots, alliances juteuses, alliances mauvaises, jalousie ! Alors de la jalousie nous en avons à toutes les sauces. Que ce soit pour l'amour, le pouvoir, la terre, l'argent, la jalousie fait étalage de toutes ces compétences. Des pans de passé qui nous sont racontés nous apportent de nombreux éléments très intéressants. La mémoire de Godefroy l'est encore plus, car elle montre qu'il avait déjà une perception différente des autres dans une autre vie. De nombreuses émotions nous parcourent, des sentiments puissants qui ne laissent pas indifférents. Difficile de se dire que nous arrivons à la dernière étape de ces vies. Nous les avons suivis depuis autant de pages et pourtant cela me désespère qu'il ne reste plus qu'un seul tome, pour résoudre ce qui peut l'être. AD a réussi à m'embarquer dans cette saga de fantasy épique médiévale avec une grande facilité. Certains tomes sont plus lents, comme le précédent où la psychologie était de mise, d'autres comme celui-ci sont plus actif, avec plus de violence, sans pour autant que cela ne devienne gore. Je pourrais continuer encore, mais je pense que je vais m’arrêter là, ou presque.
En conclusion, (oui, je ne peux terminer sans une conclusion) un tome rempli d'aventures, d'émotions en tout genre. Fantasy qui bascule parfois dans le dark fantasy, épique de part les divers points de vue, médiéval (je ne vous fais pas un dessin, on est d'accord ? mdr) L'évolution des personnages est constante, je me suis attachée à eux, j'ai parcouru du chemin à vol de faucon pour les voir se battre pour leur survie ou celle des autres. La magie reste "naturelle" en majeure partie, les liens d'amitié, d'amour, de famille restent malgré les années qui passent tout comme les sentiments qui ne s'estompent pas, au contraire. Sinon je pensais à un truc, on pourrait casser tous les miroirs, ça serait pas mal je trouve, je dis ça... Les ombres sont là depuis le début de cette saga, elles reflètent tellement plus que des "vapeurs" qui arrivent à traverser les terres... Elles sont ce que l'âme humaine a de plus noir en elle. Reste à savoir qui seront les gagnants à la fin ! Un grand merci AD pour cette histoire et bientôt... Je saurais !
« Il lui tapota gentiment la tête et ramena leurs chevaux à l'écurie. Au lieu de les confier aux écuyers comme la plupart des nobles, Godefroy prenait soin d’Éclair et de Prudence. Bien sûr, Esmée l'imitait. Elle essuyait leur sueur avec de la paille, les brossait... Elle s'assurait qu'ils avaient suffisamment d'eau et de nourriture.
- Un cheval n'est pas juste une monture, lui avait expliqué Godefroy. Chaque être est différent et mérite notre plus grand respect. Quand on dénombre les morts après une bataille, nous devrions les ajouter à ce nombre plutôt que les oublier.
Esmée partageait son avis. Dans ces moments, Emhyr demeurait posé sur son épaule. Lui aussi aimait les sorties eu grand air, et elle regrettait de ne pas pouvoir lui offrir sa liberté au sein du château. Elle craignait une nouvelle attaque de faucons. »
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