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Auteur : Jean-Christophe Bavcevic
Éditions : Pyrélion
Paru le : 29 avril 2026
468 pages
Thème : Fantastique
disponible sur le site de l'éditeur, à la FNAC et sur Amazon
On se demande parfois ce qui se passe dans la tête !
« Mercredi mène une existence parfaitement ordinaire, jusqu'au jour où il croise son ancienne professeur d'anglais, Lucy MacLeod, qui ne semble pas avoir pris une ride en vingt ans !
Lorsque sa fille tombe gravement malade, l'étrange jeunesse de Lucy cesse d'être une simple curiosité. Convaincu que son apparent don d'immortalité pourrait détenir la clé du salut de son enfant, Mercredi se lance dans une enquête improbable pour démêler les fils d'un mystère qui dépasse tout ce qu'il croyait possible. Aux côtés de ses fidèles amis Numéro Treize et Sainte Colombe, il se retrouve plongé dans une aventure à travers le temps, contraint d'affronter une succession d'épreuves aussi absurdes que dangereuses, où se croisent immortels énigmatiques et cauchemars plus réels que la réalité elle-même.
Entre humour décalé, fantastique et thriller temporel, Paradoxal Activity propose une expérience narrative unique, où QR codes musicaux et références pop culture s'invitent au cœur du récit pour une immersion totale. »
Qu'est-ce qui se passe dans la tête du personnage principal, ou de l'auteur ? Je vous le demande ! Parce que oui, ici l'auteur pourrait très bien être mercredi et à plus d'un titre, mais je vais vous laisser découvrir le pourquoi du comment en lisant le livre. Pour l'heure, je vais déjà remercier la maison d'édition qui me l'a fait parvenir rapidement et ensuite ? Nous allons nous occuper des fesses de Mercredi et ses compagnons ! Mercredi a un vrai prénom, mais franchement, on s'en tape puisque son surnom marche à tous les coups. Et puis ses amis ont aussi des surnoms du tonnerre : Numéro treize et Sainte Colombe (qui ne doit pas en avoir vu en vrai, mais passons). Tous trois ont des vies trépidantes ! Divorcé, schizo ou obligé de jouer à cache-cache avec des truands de seconde zone, nos trois, oserais-je dire héros ? Oui, allez, je vais les appeler ainsi, sont aussi différents qu'une pomme et une carotte, (même s'ils se mangent tous les deux, pas la même texture, la même couleur, enfin vous avez compris le principe, pas vrai ?) pourtant ils savent se compléter, jusqu'à un certain point. Deux points importants à relever dans le résumé : Louise, la fille de Mercredi est mourante ET Lucy, l'ancienne professeur d'anglais de ce dernier (d'il y a 20 piges) a toujours la vingtaine (pourtant, bien des années sont passées) Alors, vous voulez suivre quelle piste ?
Louise est une petite fille adorable, pour ce que nous en savons, qui ADORE son père. Il est vrai que le divorce de ses parents l'a rendue plus silencieuse, mais son père est tout pour elle, même si elle vit avec maman qui crie souvent au téléphone sur ce père. Divorce, deux maisons, deux manières de procéder et Mercredi va avoir dans l'idée de trouver un remède. Ô cela ne se fera pas en un claquement de doigts ni même en y pensant seul, mais son petit bonhomme de chemin chaotique va le poursuivre jusqu'à e qu'il se dise : et pourquoi pas ? Lucy est un cas particulier aussi. Fille, petite fille ou la vraie Lucy de son collège/Lycée ? Et si c'était elle la solution ? Et si elle était juste une illusion ? Et si ??? OK, je vous vois venir, avec des " et si, Paris serait en bouteille ", sauf que cela se passe parfois en banlieue, surtout pour Sainte Nitouche euh pardon Sainte Colombe, ne nous mélangeons pas les gants de propreté de Numéro Treize. Ce dernier doit avoir toutes les phobies possibles, un QI bien plus important que ceux du groupe Scorpion réuni, car IL est capable d'analyser un nombre incalculable de données, de faire des vérifications dans son propre laboratoire au sein de son appartement et bien d'autres choses. Un geek, un hacker, un tout ce que vous voulez dans toute sa splendeur et pour le coup, cela arrange bien nos affaires (OKay, pas tout le temps, mais vous verrez, enfin vous le lirez)
Une intrigue qui démarrer sur les chapeaux de roues : une tête bien faite obligée de côtoyer l'eau d'une baignoire profondément avec un massage du cuir chevelu non demandé (c'est pas le pied ça ?) et les souvenirs affluent sur le comment IL en est arrivé à ce stade. Comment se retrouver dans une telle panade en si peu de temps ? Mercredi remonte le temps et nous fait découvrir tout ce qui s'est produit, et même si nous n'avons pas sa naissance en direct, j'ai eu l'impression d'être à mon accouchement par moment (pourtant il date celui-là) : douloureux, peur et enfin la joie. Pour en arriver à la joie, Mercredi va avoir des épreuves, du travail, des recherches, du questionnement et des trucs pas nets à faire. Autant vous dire qu'il est sain d'esprit la plupart du temps, lorsqu'il décide d'en avoir le cœur net avec l'histoire de sa prof d'anglais, qui devient une de ses serveuses plus de 20 ans après dans le même appareillage, cela devient une nécessité de savoir. Est-ce que la mémoire lui joue des tours ou bien ? Robot, Entité supérieure, ou autre chose ? Ah ah, je vous vois venir les plus jeunes, mais les plus vieux comme moi (eh ouais j'ai un gamin de 20 ans, alors j'ai un paquet de séries en tête), je me suis dit NOOOOON, il a osé ! Il y en aura pour tous les gouts, je vous rassure, pas que du fameux has been, bien au contraire, que du culte pour tout âge !
L'auteur ose, s'amuse et m'a rendu dingue ! Pas besoin d'aller sur les sites pour écouter les musiques qui ont remplies chaque chapitre, je les avais quasiment toutes en tête ! Les traductions, merci, j'avoue que je ne les avais pas toutes, mais les réf ? Oh que oui, je veux bien être le Al de mon cher Sam en plus il en a vu des choses et à eux deux c'était tordant aussi. Quant au quickening, hum cela portait bien son nom, à l'époque. Je vous parle d'un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas comprendre, sauf s'ils ont une mère comme moi qui leur a fait découvrir plein de choses (et pas encore une boomeuse, nanmého!) Alors oui, de l'humour, nous en avons et surtout je me suis même demandé, mais qu'est-ce que l'auteur ou le personnage a bien pu prendre pour que... mais c'est bien sur ! L'eau du bain avec toutes ces substances, cela monte à la tête et les souvenirs dévient, se métamorphoses; forcément ! Alors, c'est bien cela, notre personnage perd pied (vu qu'il a droit au massage du cuir chevelu dans une baignoire où la tête reste sous l'eau) et donc il ne sait plus ce qu'il pense, ou voit, ou se souvient. Mais s tout ce qu'il nous disait était vrai ?
Autant être honnête, j'ai commencé à me poser des questions sur le "qu'est-ce qui se passe", durant quelques chapitres et puis j'ai laissé tomber pour m'engouffrer totalement dans l'intrigue. Un thème fantastique avec ce côté thriller qui m'a énormément plu sur les personnages, ce côté décalé, je me suis dit que j'aurai bien le fin mot de l'histoire. Je me suis laissée porter et j'ai bien fait. Alors oui, Sainte Colombe est quelque peu vulgaire, mais c'est son personnage qui veut cela. Il ne vient pas de ma campagne profonde et pour tenter de rester en vie, il se donne l'allure de Huggy les bons tuyaux, version 2004. Le long manteau de fourrure de belettes (ou pas) aurait été bien mieux sur quelqu'un d'autres, mais cela dénote un sentiment d'insécurité et un gros besoin d'être remarqué, pas vrai ? Un câlin peut-être ? Ce n'est que mon interprétation tout cela, parce que disons-le bien, chaque livre a ses lecteurs qui eux-mêmes voient ou non des éléments, imaginent des choses et se laissent porter par les souvenirs, les déjà vu dans la vraie vie ou les séries. Et dans ce récit, qui est un tome unique, pas de suite, dites-vous bien que mon point de vue est que j'ai eu l'impression d'être dans la tête de Starky quand il confond le sucre avec une autre substance. J'ai adoré suivre les personnages, même si Sainte Colombe se lâchait un peu beaucoup par moment, mais par chance, Numéro treize (Je kiffe leurs surnoms quand même) remonte le niveau.
L'auteur apporte bon nombre d’éléments dans cette double intrigue : il faut avouer le soldat Ryan sous la forme de Louise, la fille de Mercredi et déterminer ce qu'est Lucy. Le fantastique ? Je pense que tout le monde a compris que cela a trait à Lucy, son passé et présent ben entendu, mais également avec cette course-poursuite pour sauver la petite fille. Trouver le remède, trouver ce qui peut la sauver. Jusqu'où sommes-nous prêts à aller pour sauver son enfant ? Je ne me pose même pas la question, je le sais déjà ! Par contre il y a tellement de références que je ne saurais même pas les cataloguer, mais j'ai vécu à nouveau toute mon adolescence (ça aide à savoir un peu de quand je suis née oups) Et puis autant le dire haut et fort, même si ce n'est que de l'écriture : Il faut lire pour comprendre. Et en parlant de lire, il vaut mieux ne pas être fatigué, ça aide et ne pas se faire un trip, même si au moins vous aviez les couleurs. Nous ne passons pas du coq à l'âne, même si c'est plutôt d'un tigre à un samouraï (attendez, c'était bien un tigre ? Flûte, je ne retrouve plus le passage) enfin bref, parfois il vaut mieux avoir de la batterie et une bonne carte sim pour récupérer des preuves compromettantes. Le passé revient en mémoire, donne mal à la tête, les yeux vrillent (mais pourquoi les yeux ???????) et nous redevenons un peu plus jeunes, pas plus beaux il ne faut pas pousser mémé dans les orties non plus !
Je pense que je me suis écartée du chemin que je voulais prendre, mais aller tout droit ne m'intéresse pas. Les personnages ont leur caractère, les passés sont légers et pour cause (non, non non, vous n'avez pas dit le mot magique !) et reste-t-il vraiment des mystères ? JE reviendrais plus tard sur ce mot, mystères et reprend là où j'en étais, enfin m'en approchant. Les personnages donc ont leur caractère, une imagination fertile et des rencontres qui vont les faire évoluer, ou pas. Le surfeur, alors lui, mais il pourrait carrément se noyer cela ne me dérangerait pas le moins du monde mdr. Les divers lieux où Mercredi, Numéro 13, Lucy et Sainte Colombe se retrouvent vont les amener à nous faire réfléchir sur ce que nous voudrions si nous étions à leur place : sauver une petite fille sans condition ou tenter de récupérer quelque chose pour soi au passage. Et si tout pouvait se faire et si (oui je repars avec mes et si) nous pouvions la sauver elle et la grande Lucy de ceux qui la poursuivent et accessoirement semblent vouloir nous bloquer au pouvoir ultime de la force (pardon, la solution pour la sauver Louise). Vous l'aurez compris, à part le vocabulaire parfois un peu trop fleuri de mister qui a souvent mal aux côtes (il est vrai que le trou à Lucy, lui il m'a éclaté vu que cela l'a fait enrager de trop et c'est trop marrant de la voir s'attacher à ce phénomène), je me suis éclatée au son de musique que je connais (enfin presque toute). Combiner la musique à des lieux, des personnages, un thriller qui donne des frissons et pas que dans le sens où sauver la petite fille est important, il faut que nos quatre héros réussissent à s'en sortir pour l'atteindre, j'ai passé un super moment de lecture.
Je pourrais continuer ainsi longtemps, je pense, mais je vais m'arrêter avec la conclusion. Surtout, ne lisez pas la fin, j'en connais qui veulent lire la dernière page avant de démarrer : ON NE FAIT PAS CA ! Franchement, cela gâcherait vraiment le grand final (que vous retrouverez APRÈS les remerciements). Le récit apporte bien tout ce qu'il propose dans le résumé : fantastique, humour, joutes verbales, suspense, thriller, mystères. Pour ces derniers, nous en avons pas mal, surtout que le cerveau a du mal à se faire irriguer parfois. De nombreux rebondissements, des passages particuliers, des voiles à traverser, un espace temps à la Slider sans passer par un tel tunnel, mais des portes qui s'ouvrent sur des endroits où il vaut mieux savoir courir que mourir. Maintenant que je l'ai terminé jusqu'au bout (et heureusement que je lis les remerciements) je pense laisser un peu de temps et je le relirais avec ce que je sais. Certaines situations font vraiment sourire sur le coup et quand on sait, on ne le lâche plus (le sourire) Allez, je vous laisse avec le mot de la fin de Sainte Colombe qui fait son effet avec son fameux "trou à cXnnXssX" et non, rien de sexuel, je vous le garantit ! Je suis curieuse : la prof de français, elle en a un coin de bouché, pas vrai ?
« Je suis certain que :
1) Vous avez dû être effrayé de n'avoir aucune nouvelle de Sainte Colombe. Mais je vous comprends : on laisse rarement quelqu'un dans une situation pareille sans que l'angoisse vienne frapper à votre porte.
2) Vous vous demandez comment il a réussi à se sortir d'une si mauvaise posture. C'est le genre d'homme qui a neuf vies, comme les chats, mais combien en a-t-il déjà cramé ? Mystère et boule de gomme.
Vous connaissez le bonhomme ! D'après lui, il s'en était sorti avec quelques coups rapides et bien placés. Mais j'avais mes sources et, comme toujours, il avait enjolivé la réalité. »
