• La cage dorée (Blanche Monah)

     

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     Les Originels, tome 1 : La Naissance (Charlène Gros-Piron)

    Auteur :

    592 pages numérique (epub fait maison)

    Thèmes : Romance/Erotique/Violence psychologique et physique

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    Lecture pour les + de 18 ans

    Avertissement : ce livre contient des scènes de violence physique et psychologique. Les personnes sensible à ce sujet sont appelées à faire preuve de prudence.

    Résumé :

    « Tout semble réussir à Heather : elle est belle, riche, et mène de brillantes études de photographe. Pour un homme comme Phénix, qui a grandi dans une cité défavorisée et a dû se battre - littéralement - pour réaliser ses rêves, c'est prodigieusement agaçant. Il prend tout de suite en grippe cette jeune stagiaire trop parfaite. Jusqu'à ce qu'il découvre que, malheureusement pour eux, ils ont bien plus en commun qu'il ne l'aurait cru. Entre la princesse et le boxeur, une étrange amitié va se nouer. Phénix parviendra-t-il à faire fondre les barreaux de la cage de Heather ? »  

    La bête du Bois de Boulogne (Christine Béchar)

    La cage dorée (Blanche Monah)

    18/20

     

    Dans le cadre du partenariat avec Livraddict, j'ai eu la chance de découvrir ce titre. Je remercie d'ailleurs l'auteur pour me l'avoir fait parvenir.

     

    Heather est une jeune femme qui habite dans le 16ème. Elle débute son stage dans un important de studio de photographie. Elle va faire la rencontre de beaucoup de monde, mais un particulièrement qui n'a qu'une envie, la rejeter. Ousmane, pseudo Phénix ne supporte pas sa vue. Elle semble hautaine, une petite bourgeoise qui ne lui parle pas, a peur de lui et semble ne pas le supporter. Pourquoi ferait-il un effort ? Mais les choses ne sont pas ce qu'elles semblent être. Et si la vie rêvée imaginé par Phenix pour Heather n'était en fait qu'un leurre ? Et si cet homme pouvait être son... sauveur ?

     

    « - Non, princesse. Non, ce n’était pas ça. Quand on aime une femme, on ne la frappe pas. On la caresse – il passe doucement sa grande main sur mon crâne – on l’embrasse – je sens sa bouche sur mes cheveux – on prend soin d’elle, et on fait tout pour qu’elle soit heureuse. On ne l’enferme pas, on ne restreint pas ses libertés, on la veut épanouie, on veut l’aider à accomplir ses ambitions, à réaliser ses rêves. C’est ce que je veux pour toi. Être avec toi, t’accompagner, te soutenir, te chérir. Je te montrerai. »

     

    L'histoire tourne autour de la photographie. Heather aime ce qu'elle fait et veut en faire son métier. Les séances sont bien détaillées et décrites. Les événements sont parfois stoppées net telle une photo prise en plein vol. Tout ce qui se passe à l'intérieur du livre a un rapport avec.

     

    Mais l'histoire tourne autour de la violence, qu'elle soit physique ou psychologique. L'avertissement n'est pas juste pour faire joli. Il vaut mieux avoir le cœur accroché pour pouvoir lire jusqu'au bout l'histoire de Heather. Ce petit bout de femme n'a pas un lourd passé, non, il est bien plus présent que tout ce que nous pouvons imaginer.

     

    Je ne sais même pas comment écrire cet avis, les mots me viennent mais dans le désordre. Heather est en réalité une jeune femme qui est extrêmement timide. Elle apparaît riche, mais il n'en est rien : c'est son père qui lui offre tout ce qu'elle a, nuance. Elle est douce, gentille et a peur de tout ce qui se rapproche de près ou de loin à un homme. Elle n'est absolument pas hautaine comme Phenix pourrait le penser. Quant à lui, cet homme de couleur est une armoire à glace version muscles. Lorsqu'il sourit la pièce s'illumine, autrement il ressemble à un garde du corps patibulaire. Son passé ne l'aide pas à avoir envie de travailler avec cette stagiaire tout droit sorti des beaux quartiers.

     

    Concernant ces deux personnages, la douleur est présente. Passée ou présente, elle est là, bien ancrée dans la chair, dans les esprits. Elle est tenace. Difficile à extirper. Impossible à oublier. Quelque chose va se rappeler à leurs bons souvenirs. Une douleur qui n'est pas juste un petit grain de sable dans une chaussure, non elle est comme un couteau planté dans le dos qui ne cesse d'être tourné par une main "amie". Une plaie purulente ou le sel qui ronge n'est rien comparé à l'acide de la vie qu'ils ont mené ou mènent encore. C'est grâce à cette douleur que les deux vont se retrouver sur un chemin des plus tortueux. Un trajet pavé d'embûches en plusieurs personnes : le père d'Heather, son ex-nouveau-ex petit ami Jérôme, ceux qui croient en une chose et raconte un mensonge plutôt que de chercher une vérité qui pourrait faire encore plus de mal. A ce sujet, je n'en dirai pas plus car je ne saurai même pas comment faire pour ne pas m'emballer et monter en pression contre contre certains protagonistes.

     

    « Madeleine a raison, son fils est trop bien pour moi. Qu'est-ce-que je pourrais lui apporter, à part une petite amie complètement bousillée, qui se transforme en glaçon dès qu'il aura envie de la baiser ? Une petite amie incapable de le soutenir, tellement elle est paumée ?... Une épave. C'est comme ça que je me sens. Qui pourrait avoir envie d'un boulet pareil dans sa vie ? Phénix mérite mieux, ça, c'est sûr. Il a beaucoup de succès auprès des filles, il n'aura pas de mal à se remettre et à trouver une meilleure petite amie que moi. Je rassemble quelques affaires dans une valise, retrouve mon sac à main – mon portable est à l'intérieur – et appelle un taxi. Avant de descendre, je jette un dernier regard à cet appartement où j'ai passé les meilleurs moments de ma vie.»

     

    L'auteur a su raconter les faits sans pour autant tomber dans le glauque. La psychologie, cette violence est physique et mentale. Elle est décrite sans user d'artifices ni de détours. Brute, elle ne se digère pas pas. Elle montre les actes et la manière dont une ou plusieurs personnes arrivent à tenir dans le creux de leur main, choisissant de la broyer ou non. Réussir à retourner l'esprit de quelqu'un et à le maintenir contre soi est un exploit digne d'un malade mental qui est perdu dans un monde totalement recrée par son esprit. Quand je dis malade, je ne le traite pas de fou, mais d'une pathologie qui le fait agir ainsi. La folie se décrit de différente manière et celle-ci est un cas pathologique. L'amour d'une mère, d'une femme, d'un enfant, tout se confond. Je ne cherche pas à pardonner car moi-même j'aurai déjà tué ces êtres qui n'ont le nom d'humain que parce qu'ils sont debout et parlent.

     

    Un cercle vicieux où Heather n'a que le choix d'être asservie. Tout, absolument tout sera fait pour qu'elle reste là où elle est. Le peu de liberté qu'elle verra lui donnera du baume au coeur, mais pour combien de temps ? Les actions sont si proche de la réalité qu'il est difficile de ne pas comparer avec certains faits divers qui se terminent d'une manière tragique ou non.

     

    « Et ça signifie, évidemment, de retourner vivre avec mon bourreau. Je l’ai supporté des années durant, j’en suis capable. Je m’effacerai en moi-même pour ne rien ressentir. Et si ça devient trop difficile, il me restera toujours une solution. Ma solution de secours, mon recours ultime. Je n’ai pas peur de la mort. C’est la vie qui est terrifiante. Elle peut être merveilleuse aussi, j’y aurai goûté une semaine. Sept jours de bonheur, c’est déjà pas si mal. En tout cas, mieux que tout ce que j’avais pu imaginer. Un beau cadeau que Phénix m’aura fait. Un souvenir à chérir, auquel m’accrocher dans les pires moments à venir. Alors, mon choix me semble moins pénible, même si des sueurs froides m’humectent le dos et le front, même si mon ventre se tord de douleur et d’angoisse. Je prononce lentement les mots qui me ramèneront à ma prison personnelle : ... »

     

    J'ai eu beaucoup de mal à lâcher le livre, parce que je me suis dis, j’espérais que Heather s'en sorte d'une manière ou d'une autre. Bien entendu je ne dirais rien sur le final de cette histoire. Tout ce que je peux dire, c'est que le récit est de plusieurs personnages. Cela apporte un plus à la compréhension des situations et de la psychologie des personnages.  Ce petit point d'amour qui est naissant donne un semblant de douceur dans leur vie et dans la lecture. J'avoue que s'il n'y avait pas cela - oui c'est bien moi qui le dit, je ne suis sous aucune menace - le livre aurait eu un aspect trop glauque, trop voyeurisme pour que je l'apprécie à sa juste valeur. Je pense également que soit on aime soit on aime pas cette histoire, le juste milieu ne doit pas exister (enfin je me trompe peut-être)

     

    Un très bon livre qui doit vraiment être lu par un public averti. A ne pas mettre entre toutes les mains.

     


    Pour information, j'ai fait l'impasse volontairement sur pas mal d'éléments.

     
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    Défi Lecture 2017 (n°11)

    Challenge 50 romans en 2017

     

    #DEFILecture2017  #Leclubdesmordusdelecturedéfis2017

    #challenge50romansen2017

     

    « Prévision de Lecture pour le mois de Février 2017Défi du mois de Février 2017 »

  • Commentaires

    10
    Hamisoitil
    Mercredi 8 Février à 00:34

    Moi, j'aime bien heurter de temps en temps ma sensibilité donc, why not !

    Je prends !

      • Mercredi 8 Février à 19:24

        Alors heurte, avec, ta sensibilité va prendre cher, mais on se sent mieux sur sa petite vie une fois la lecture terminée malgré tout :)

    9
    Mardi 7 Février à 18:29

    alors ca!!!! c'est un livre pour moi!!!

    je le veux!!!!!

      • Mardi 7 Février à 19:14

        Tu sais ce qu'il te reste à faire :)

        Bonne future lecture  !

    8
    Vampilou
    Mardi 7 Février à 17:27
    J'adore, il a l'air hyper psychologique, ça m'intéresse beaucoup !
    7
    Mardi 7 Février à 13:03

    Moi aussi je trouve la couverture dérangeante et ton avis me laisse mitigée. Je suis un peu effrayée à l'idée de lire une histoire aussi dure...

      • Mardi 7 Février à 19:10

        J'ai bien insisté sur le il faut s'accrocher, mais être effrayée... je ne sais pas, cela est une histoire qui aurait pu être tirée de faits réels

    6
    Mardi 7 Février à 07:20

    La couverture est un peu dérangeante. 

      • Mardi 7 Février à 19:09

        Oui, j'étais pareille au départ et au final elle va parfaitement avec l'histoire :)

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