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    Les petits yeux étoilés (Bruno Madeleine)

    Disponible sur Amazon

     

    Auteur : Bruno Madelaine

    170 pages numérique (epub)

    Thème : contemporain

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    Résumé :

    « Notre société de consommation aime étiqueter, tracer et catégoriser tous ses produits. Si vous voulez y trouver votre place, il vous faudra entrer sagement dans une des cases qu'elle vous aura réservée. Inutile d'essayer d'en changer en cours de route, la colle utilisée est bien trop forte. Moi Simon Renaud, jeune handicapé de 18 ans, n'ai pas pu échapper à cette règle dès ma naissance : " 3.720 kg, Origine France, Viande génétiquement modifiée, AOC Syndrome de Williams & Beuren, élevé en Institut medico-educatif et nourri pendant 18 ans par alimentation entérale hypercalorique. " Or, je compte bien par le récit extraordinaire de mon histoire, faire voler en éclats chacune de vos certitudes. Jamais plus vous ne verrez le handicap de la même manière. Il se pourrait bien d’ailleurs que celui-ci vous offre l’extraordinaire opportunité de dépasser vous aussi vos propres difficultés et peut-être même de changer radicalement votre vision de la vie. Alors certes, je suis un être différent, mais pas exactement comme vous pouvez le penser et surtout bien plus encore que vous ne l'imaginez... " Vous dites que je suis différent, or moi je pense que vous êtes tous les mêmes " Simon Renaud »  

     

    La bête du Bois de Boulogne (Christine Béchar)

    Nightmare (Delphine Wysocki)

     

     

    Par le biais du site simplement, j'ai eu la demande de l'auteur de découvrir ce livre, écrit avec une partie du vécu de l'auteur et un peu plus. tout cela est bien expliqué avant la lecture du récit. Je remercie Bruno Madeleine pour cette lecture.

     

    Simon a 18 ans, écrit ses pensées dans de petits carnets depuis très longtemps. Son handicap dû au syndrome de William et Beuren ne lui facilite pas la vie. Il va à l'école dite normale, avec des lycéens afin de continuer sa scolarité dans un contexte "normal". La normalité, un mot qui contente ceux qui en ont besoin, pourtant si tout le monde est pareil, nous nous ennuierons non ? Rentrer dans le moule, faire comme tout le monde, c'est tout ce que Simon ne fait pas et n'a pas vraiment envie de faire. Il a une vision du monde qui me plaît. Pour un enfant qui a un handicap, il a une réflexion très profonde que certains n'ont pas.

     

    Il y a de nombreuses difficultés a surmonter autant pour Simon que pour sa famille. Il a un léger retard sur certaines choses, comme l'apprentissage de la marche par exemple qui a mis beaucoup plus de temps. Il n'a pas non plus été propre à l'âge que la plupart des enfants peuvent avoir et alors ? Il apprend à son rythme avec les données qu'il a et il se débrouille plutôt bien. Bien entendu comme pour chaque enfant il y a des hauts et des bas, mais ce syndrome fait en sorte que Simon (et tous les enfants qui l'ont) garde une certaine joie de vivre. Les petits yeux étoilés sont un "garant" de ce syndrome. c'est beau, c'est même surement magnifique à regarder et c'est grâce à cela qu'un médecin peut savoir s'il y a un manque ou non dans les chromosomes.



    « L’exploit avait eu lieu le 15 novembre de ma deuxième année et n’avait pas manqué de produire son petit effet. Je ne suis pas certain que mon frère ait eu droit aux mêmes éloges, en son temps, pour des progrès similaires. Voyez l’efficacité de ma petite méthode ! C’est en cela qu’elle est géniale ! J'ai ainsi permis à mes parents d’avoir toujours plus ou moins un enfant en bas âge à la maison. Par cet acte de générosité, je limitais par la même occasion le risque de les voir envisager la fabrication d’un petit troisième. Je comptais bien occuper suffisamment l’espace familial pour ne pas risquer que l’attention, que j’aimais que l’on me porte, soit déviée de sa cible. Ingénieux, non ?
    Pour autant, Paul n’a semble-t-il pas vécu cette période avec autant de sérénité que moi. Il n’était encore qu’un enfant quand il lui a fallu encaisser un à un chacun de mes retards. C’est bien simple, un temps, il a cru que je travaillerais à la SNCF, tant mes progrès tardaient à venir. Même si le train se montrait toujours un jour ou l’autre, souvent, j’ai vu les voyageurs désespérer de le voir arriver. Parfois même, ils avaient presque tous déserté le quai. J’étais alors le seul à savoir l’heure exacte à laquelle entrerait en gare le vieux TER (toujours en retard). 
    Un train, toutefois, n’est encore jamais arrivé en gare : celui de l’alimentation. Il me faut prendre un moment pour vous expliquer ce point. À mes quinze jours de vie, je décide de cesser de m’alimenter. Totalement !  »

     

    La rencontre de Simon avec Juliette, lycéenne dans la même classe va lui permettre de parler de ce qu'il est, du pourquoi il n'est pas comme les autres. Cette différence les lies d'une forte amitié. L'un comme l'autre, ils vont échanger, grâce aux petits carnets de Simon, mais aussi de ce qu'ils ressentent. Comprendre ce qui est différent est un premier pas pour un avenir "commun", pour s'apprécier, pour mieux "voir" l'autre.

     

    L'humour est très présent, pour dédramatiser le récit qui ne doit pas être drôle à vivre au jour le jour. Il faut avoir une sacrée dose de courage dans ces cas. Par chance, Simon n'a pas un "handicap" très important, je dirais même que les "abrutis" sont beaucoup plus handicapés que lui, mais passons. Il existe une multitude de soucis d'ordre génétique bien plus lourd que ce que nous découvrons ici. Je ne connaissais pas du tout cette maladie et encore moins le notube. Une fois ma lecture terminée, je suis allée voir afin d'en savoir un peu plus à ce sujet. Rien n'est simple, rien n'est difficile, il faut juste remonter les manches et prendre une bonne bouffée d'air. C'est le cas de la famille de Simon dont je n'ai pas encore parler. Ses parents sont présents, tout comme son grand frère. Ils sont tous à l'écoute de Simon et se battent pour lui, même si ce dernier y arrive très bien. En contrepartie de cet humour, il y a aussi les mauvais côtés, tel que la méchanceté gratuite. Il faut entrer dans le moule, sauf que je suis une adepte du j'menfoutismejefaiscequejeveux ! Je ne ferais pas un cours sur notre société, cela ne sert à rien.

     


    « « Ce que tu écris là, Simon, c’est vraiment ce que tu as vécu où tu en rajoutes ?
    – Je ne rajoute rien, Juliette, je change simplement le point de vue. C’est comme cela que je raconte ma réalité, évitant ainsi, peut-être, de la regarder trop en face. Certainement une manière de me protéger. L’humour, la caricature, la parodie procèdent du même mécanisme en décalant l’angle de vue. Tiens, essaie de parler du handicap sérieusement dans un reportage télévisé, personne ne regardera, tout le monde se sentira gêné. Fais-en un film en parlant du handicap sur le ton de l’humour noir et tu rempliras les salles. Regarde le Huitième jour, un film qui en a fait plus pour la cause des handicapés que les politiques publiques de ces trente dernières années... »

     

    Ce qui m'a quelque peu gêné c'est le fait que Simon raconte sa vie à sa naissance dans ses petits carnets. Voire même avant, dans le ventre de sa maman où il se serait amusé avec ses gênes. D'accord c'est plutôt "drôle" à lire mais j'avoue que ce passage ainsi que d'autres m'ont fait tiquer. C'est une manière de voir de l'auteur d'écrire de cette façon et ainsi d'apporter les éléments importants. Par contre ce sont des passages qui montrent l'ampleur de l'esprit de Simon. Un autre point que je n'aime pas, le vouvoiement dans le texte. Je ne suis pas du tout adepte de cette technique d’entrainer le lecteur. L'utiliser avec parcimonie, je ne suis pas contre, mais autant je ne peux pas. (tout comme le tutoiement dans un texte) Cela me fait reculer et non entrer dans l'histoire.

     

    C'est un récit qui apporte des explications sur un type de handicap, avec ses contraintes, ses habitudes, ses façons d'être. Suivre Simon est un vrai plaisir des yeux, surtout avec sa joie de vivre. L'épilogue donne une belle leçon de vie (comme une bonne partie du livre que j'aie tu volontairement). Beaucoup de sentiments bons ou non, de bagarres pour obtenir un droit durement gagné. Une histoire qui fait réfléchir sur notre société et la place de chacun, car on a tous le droit d'être là. Le handicap n'est pas forcément celui que l'on croit.

     

     


     

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    Nightmare (Delphine Wysocki)

    Disponible sur Amazon

     

    Auteur : Delphine Wysocki

    148 pages papier

    Thème : Romance paranormale

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    Résumé :

    « Dimitri a tout pour être heureux.
    Un petit-ami formidable, des amis en or, une vie étudiante de rêve…
    Mais, quand un cauchemar vient semer le trouble et prend forme petit à petit, c’est sa vie qui est remise en question…
    »  

     

    La bête du Bois de Boulogne (Christine Béchar)

    Nightmare (Delphine Wysocki)

     

     

    C'est une découverte non pas de l'auteur, mais de ce nouveau thème. J'aime bien quand les auteurs changent de registre et c'est tout à fait ce que vient de faire Delphine. Habituée à ses livres fantasy/fantastique/horreur, je suis agréablement surprise par cette romance MM paranormale. La couverture est cartonnée (j'adore !) et le papier épais (ça c'est vraiment top !).

     

    Place à l'histoire ! Dimitri et Éric vivent ensemble, vont aux mêmes cours, sont heureux. Rien ne vient ternir leur bonheur. Enfin si ce n'est ce matin où Dimitri se réveille en sueur. La panique le prend de plein fouet. Son rêve semblait si réel qu'il en a mal au cœur. Il a vu mourir son ami, son amant, son amour. Pour éviter que ce rêve ne devienne réalité, il décide de changer les habitudes. Et si ce n'était qu'un rêve ? Et si au contraire il était prémonitoire ?

     

    « La lumière est éteinte, les couloirs sont déserts, une angoisse sourde monte lentement en lui... Il a beaucoup de mal à reconnaître les lieux. Pourtant il voit très clairement, mais quelque chose en lui bloque toute reconnaissance, le rendant comme amnésique.

    Soudain une main enserre la sienne. C'est Éric. Et là, la lumière se fait. Dans son esprit, autour de lui... mais c'est une lumière lugubre, qui lui donne la chair de poule...

    En un claquement de doigts, une multitude d'étudiants se pressent en rang le long des murs, face à eux. Ils sont immobiles.»

     

    Qui n'a jamais fait de rêve qui fait peur ? Et qui n'a jamais eu cette impression de déjà-vu ? Cela arrive parfois, de se dire qu'on a déjà fait tel ou tel geste, vu telle situation. L'esprit n'est pas toujours connecté au bon moment. Mais lorsqu'il s'agit d'un rêve, qu'il soit prémonitoire ou non, il reste planté en nous et peut nous faire ressortir nos peurs les plus profondes. Des peurs qu'on pensait avoir réussi à surmonter, mais le subconscient lui, sait qu'il y a encore une partie infime en nous qui peut exploser.

     

    Malheureusement pour Dimitri, Éric est une vraie calamité, incapable de passer une journée sans faire une bêtise, comme faire tomber un pot de confiture et se blesser en ramassant les morceaux. Le rêve est tenace, il ne quitte pas Dimitri qui a du mal à passer au-dessus. Il cherche des indices, tente d'oublier, de ne pas en parler, mais c'est plus fort que lui. C'est une sensation de malaise qui le poursuit. Il aime d'un amour pur Éric et ne saura pas comment faire si son rêve devient réalité. L'inverse est aussi vrai par ailleurs. La journée se passe et des événements se produisent, ceux-là même que Dimitri avait vu dans son rêve. Il va tenter le tout pour le tout avec des amis afin d'éviter l'inévitable.

     

    « Une heure, ils ne leur restent qu'une heure. À cause de ce pub infâme, ils ont perdus un temps fou !

    Dans soixante minutes, le destin de Dimitri sera scellé. Soit il parvient à sauver Éric d'une mort affreuse, soit il mourra avec lui... Il ne l'a pas dit à ses amis, mais il pense que Constance s'en doute. Après tout, ce n'est pas sa meilleure amie pour rien, elle a dû deviner qu'il ne compte pas survivre à son amour, mais qu'il a plutôt l'intention de le rejoindre. Cela expliquerait d'ailleurs pourquoi elle est de plus en plus sur les nerfs, qu'elle perd le peu de calme et de maîtrise qu'elle possède encore.»

     

    Seul bémol, le fait d'avoir des informations du rêve un peu comme s'ils tombaient tout cuits. J'aurais aimé avoir la globalité du départ pour chercher les indices et pas avoir la surprise à chaque fois qu'il se passait quelque chose et ainsi avoir Dimitri qui indique qu'il l'a vu.

     

    C'est un texte doux et fort à la fois. Doux par la tendresse qui lie les deux personnages principaux et forts dans les nombreux thèmes évoqués. L'homosexualité, la vision du couple, des autres, l'amitié, l'amour, la découverte des "hell"... J'ai passé un bon moment de lecture en compagnie de ce couple qui s'aime à la folie.

     


     

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