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    Tout ce qui se rapproche de près ou de loin à un avis, c'est par ici. Attention, il y en a beaucoup. Le mieux serait de visiter le menu déroulant au dessus et de choisir ce qui vous tente de découvrir dans le menu "Chroniques" ou "Thèmes"

     

    Focus Littérature

     

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    L'indépanda n°10 (Collectif d'auteurs)

    disponible ici gratuitement

    Auteur : Collectif d'auteurs

    100 pages

    Thème : Nouvelles

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    Résumé :

    « Quatre ans et un dixième numéro plus tard, toute l’équipe de L’Indé Panda tient une fois de plus à vous remercier pour les nombreux téléchargements de notre magazine, pour les avis et autre petits mots glissés à l’oreille de votre voisin, ce fameux bouche-à-oreille qui nous permet d’élargir toujours plus notre lectorat et ainsi, de faire connaître les auteurs et autrices autoédités !

    L’Indé Panda est un magazine numérique gratuit permettant la promotion d’auteurs indépendants et du monde de l’autoédition. Ce dixième numéro vous propose ainsi sept nouvelles rigoureusement sélectionnées par notre comité de lecture, suite à un appel à textes.
     
    Le Kroc - Anthony Lamacchia (fantastique)
    Crépuscule boréal - Claude Chervet (dystopie)
    Passage - Sam Kolchak (dystopie)
    La place est à prendre - Marie Hamel (historique)
    Piersym - Meryma Haelstrome (fantasy)
    Vue d’en haut - Ninou Cyrico (dystopie)
    L’empire des ténèbres - Bertrand Peillard (contemporain) 
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    La bête du Bois de Boulogne (Christine Béchar)

    15/20

     

    C'est la deuxième fois que je lis un "indépanda" et je les remercie pour m'avoir proposé ce recueil une nouvelle fois. Il faut savoir qu'ils sont gratuits numériquement et que vous pouvez ainsi vous faire une idée de la plume des divers auteurs qui les composent. Une centaine de pages avec des univers différents, des idées différentes et surtout une envie de bien faire pour tous et toutes. La couverture donne déjà un certain thème, parfaite avec la toute première nouvelle. Ce nounours avec une croix peut signifier tellement de choses : la douceur des soins, le réconfort d'un objet lorsque nous sommes malades, l'enfance meurtri ou au contraire les aventures stupéfiantes avec un ami imaginaire.
     
     
    Tous les ans, le magazine parait gratuitement. Sept histoires, sept nouvelles, sept auteurs qui nous emportent dans leur monde plus ou moins complexes, plus ou moins évidentes. C'est toujours une bonne idée pour se faire une idée de la plume d'un auteur et si ici j'ai beaucoup apprécié les styles d'écriture, j'ai eu plus de mal avec certaines d'entre elles sur le sujet proprement dit. Je ne vais parler que de mon top 3 en commençant par mon coup de coeur. Il s'agit de "Le Kroc" de Anthony Lamacchia. J'ai été totalement happé par la situation et les émotions ressenti par notre petit homme qui cherche par tous les moyens à fuir ce monstre.
     
     
    Alan veut fuir un pensionnat. Tous les jours des disparitions d'enfants se produisent et il sent que c'est bientôt son tour. Avec Charlie, son ours en peluche et ami imaginaire, il décide de trouver la clé qui lui permettra de fuir cet endroit maudit. Cette fameuse clé, une ancienne pensionnaire avait réussi à la récupérer, avant de passer sous les crocs du monstre. Une bête informe qui, lorsque nous avons la description, fait quelque peu penser à un savant fou qui a fait des expériences sur lui. Charlie est son réconfort, celui qui va lui donner ce courage pour affronter ses peurs. Va-t-il réussir à trouver la bonne porte et surtout à rester dans la lumière ? Le combat mené est difficile pour un petit comme lui, surtout lorsque nous avons les détails du pourquoi il s'est retrouvé entre ses murs. Ce "Kroc" hante des murs bien plus profondément qu'un simple fantôme nous amenant à nous poser cette question : et si la nouvelle n'avait pas pour thème le fantastique ?
     
     
    Vint ensuite le monde de Meryma Haeldtrome, avec Piersym.
     
     
    Piersym est un personnage crée de toutes pièces par l'auteur, ainsi que tous les autres. Il est moitié homme, moitié animal et recherche le remède qui va le soigner définitivement de cette peau qui le dérange. Après avoir été malmené, torturé, il a réussi à prendre la fuite avec d'autres comme lui qui veulent vivre en paix, mais surtout sous l'apparence qu'ils désirent plus que tout. Être pourchassés ne leur apporte que des souffrances et la trahison est la pire de toute. C'est une histoire de mal-être, de différences, de pirates pour redevenir celui ou celle que l'on voulait. Une histoire poignante d'hommes et de femmes qui ne veulent qu'une chose : la paix et ne pas devenir ces créatures qui n'auraient pas le droit de vivre. La recherche du Graal est longue, périlleuse et l'avenir incertain, pourtant certains d'entre eux ne vont pas hésiter à donner de leur vie pour leur compagnon, malgré leur défaut, leur peur de perdre le peu qu'il leu reste, la peur tout court de continuer cette vie. J'avais déjà eu la chance de découvrir cet auteur, je continuerais à la suivre, c'est certain !
     
     

    Enfin je terminerai par "La place est à prendre" de Marie Hamel.


    Remontant dans le passé, le vrai passé, nous suivons "Elle", une femme de couleur qui n'a pas le choix de payer sa place à l'avant d'un bus pour en faire le tour et monter par l'arrière. Sa couleur de peau doit faire peur, car elle n'a pas le droit de poser ses fesses sur un siège. Une erreur de sa part la dernière fois, car elle a été jeté comme une malpropre par le même chauffeur qui s'arrête une fois de plus à son arrêt. La nouvelle est courte, intense et se rapporte à un sujet d'actualité bien trop présent encore dans nos esprits : la différence. Qu'elle soit pour la couleur de la peau, de la religion, de nos pensées, de l'apparence... la différence est toujours au cœur de l'actualité et s'il faut se battre, cette femme a trouvé un moyen sans donner de coups. Un bel exemple de courage à suivre.



    En conclusion, toutes ces histoires apportent une réflexion, une pensée et même si l'une d'entre elle est restée totalement dans le flou, j'ai apprécié la plume de chacun. De plus la couverture est bien assortie avec la première nouvelle. Nous avons une parcelle de ce que chaque auteur est capable de donner et c'est très apprécié.
     

     
    Extrait choisi :
     
     
     « Une fois qu’il eut fini, Alan serra fort contre son cœur la peluche à la truffe barbouillée de rouge et franchit de nouveau la porte, non sans jeter un ultime regard derrière lui. Mais lorsqu’il passa de l’autre côté, que la froide obscurité remplaça la tiède lumière, il réalisa qu’il n’était plus à l’intérieur du manoir Deux-Rives… Mais dans les bois de brume qui entouraient l’orphelinat.

    — Oh non…

    Voyant les milliers d’arbres squelettiques figés dans le brouillard, Alan sentit ses os se geler. Il tourna les talons, pressé de repasser de l’autre côté de la porte. Mais celle-ci avait disparu. Là où elle aurait dû se trouver se dressait un arbre bossu au tronc éventré et vide… comme si le jeune garçon était arrivé dans ce lieu en sortant de cette souche morte. Tournant autour de lui, paniqué, il essaya de distinguer le manoir à travers les ramifications blêmes et la poix épaisse. Mais il ne vit rien d’autre que les innombrables monstres d’écorce grisâtre dont les branches semblaient onduler dans la brume.

    — Non, non, non… »

     

     

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    L'enquête des minots, Tome 1: Panique au Panier (Camille Lacombe)

    disponible sur amazon

    Auteur : Camille Lacombe

    60 pages

    Thème : Jeunesse (9/11 ans)

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     fait partie de la série

    L'enquête des minots

     

    Résumé :

    « C'est la panique au Panier ! Le Poète Maudit, un mystérieux tagueur, vandalise le quartier. Mais Cédric et son meilleur ami Idriss sont sur le coup ! Et ils ne reculeront devant rien pour démasquer le coupable. Mais qui est donc ce graffeur secret ? Est-ce Damien, l'ennemi juré de Cédric ? Ou bien Monsieur Morel, le professeur rebelle ? Et pourquoi pas Fatou, la grande soeur d'Idriss ?

    Une enquête trépidante, une bonne dose d'amitié et une pointe d'humour, Cédric et Idriss se triturent les méninges dans ce roman policier. Découvrez le premier tome des aventures de ces deux apprentis détectives marseillais !
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    La bête du Bois de Boulogne (Christine Béchar)

    15/20

     

     
    Par le biais du site simplement, l'auteur est venu me proposer de découvrir ce premier tome. Je la remercie pour cette proposition. La couverture est celle qu'il faut pour un préado, de la couleur, avec un personnage qui semble tomber sur un voleur, ou dans notre histoire un graffeur. Quelqu'un perturbe un quartier de Marseille avec des graffiti. "Le Poète Maudit" vandalise le quartier en laissant des poèmes sur plusieurs murs. Cédric veut absolument savoir qui est derrière tout cela et avec son meilleur ami Idriss il va tout faire pour dénoncer ce personnage.
     
     
    En 4ème, nos deux jeunes héros participent aux divers cours tel que le français. Leur professeur Monsieur Morel semble vouloir faire comprendre à toute la classe de 4e2 la beauté des mots. Cela met la puce à l'oreille pour Cédric, mais cela serait trop facile, pas vrai ? Et si c'était Damien, la terreur du collège ? Entre un professeur un peu fou et un camarade de classe qui prend en bouc émissaire tout le monde et semble s'amuser à maltraiter les nouveaux à sa guise... Damien pourrait être celui qui laisse des mots sur les murs. La colère qui émane de ce personnage est telle qu'il y a forcément quelque chose en lui. Peut-être pas l'envie d'écrire des poèmes dans le quartier, mais il est capable de bien pire : harceler physiquement et psychologiquement tous ceux qu'il peut.
     
     
    Le harcèlement est un point clé de ce premier volume, avec tout ce que cela implique. Entre ceux qui voient, mais ne font rien, ne disent rien de peur d'être dans la ligne de mire du ou des bourreaux, entre celui qui se jette sur sa proie tel un félin sur sa nourriture pour faire mal, entre celui qui devient la proie et ne peut se défaire de cette emprise. La responsabilité est multiple : adultes, enfants, enseignants, proviseur, il suffit parfois d'un simple geste, d'une simple parole pour défaire une situation instable. La 4e2 est une classe comme une autre dans n'importe quel collège, qu'il soit à Marseille ou dans une autre ville. Il y a toujours ce problème récurent du harcèlement plus ou moins poussé. Est-ce à cause de cela que "le Poète Maudit" est né ?
     
     
    Peut-être, peut-être pas, il faudra lire cette petite histoire pour le découvrir. Concernant le fameux poète, ces mots sont percutants et démontre un besoin d'évacuer les sentiments qui sont bien trop enfouis dans ce personnage. Cédric et Idriss cherchent à savoir qui est derrière ce "maudit". Un simple mot peut dire beaucoup de choses, tel l'arbre qui cache la forêt, le "maudit" cache une multitude de souffrance si bien cachée que pour le découvrir il faut que ce personnage se confesse.
     
     
    Le livre se base sur une petite enquête de deux jeunes qui veulent que leur quartier ne soit plus troublé. Ce n'est pas tant les mots sur les murs qui sont "embêtant", mais plutôt la façon dont les gens réagissent. Il y a une part de la population qui est pour ces mots et d'autres contrent. Vandaliser ou améliorer ? Deux camps se forment et alimentent une rumeur qui gronde de plus en plus dans ce quartier. J'ai trouvé facilement qui est derrière ces poèmes, par contre je n'ai plus 9 ans depuis bien longtemps. Je ne suis pas certaine qu'un pré-ado le trouve directement. C'est très court, donc elle se lit d'une traite.
     
     
    En conclusion, une enquête faite par deux collégiens pour tenter de désamorcer une potentielle "guerre" de quartier. Un thème fort sur le harcèlement sous plusieurs formes qui devraient aider à faire réfléchir les petits lecteurs.
     
    Extrait choisi :
     
     
    « C’est la panique au Panier et pour une fois je n’exagère pas.
    Dans les rues et les cafés, le seul sujet de conversation c’est le graffeur secret. Tout le monde semble avoir une opinion sur son identité. Deux clans se sont formés : ceux qui pensent que les tagueurs ne sont qu’une bande de voyous qui dégradent les murs et les bâtiments de notre quartier et ceux qui pensent qu’ils sont de vrais artistes.
    Jour après jour, heure après heure, la tension monte entre les deux clans. Un orage se prépare et je sens qu’il ne va pas tarder à éclater au dessus de nos têtes…
    Je suis sûr d’une chose, en tout cas : cette histoire ne peut plus durer. Le Poète Maudit doit se montrer et mettre fin à cette guerre.
    Sinon, Idriss et moi, on va devoir lui forcer un peu la main.
    Du coup, on profite du week-end pour essayer de réunir des indices et interroger tous les commerçants du quartier, à commencer par Fabian, le propriétaire du bazar de la montée des Accoules.
    — Tu n’as rien vu de bizarre ? je demande.
    J’avoue que c’est un peu étrange comme question étant donné les circonstances.
    »

     

     

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