• Danse de sang (Frédéric Livyns)

    Danse de sang (Frédéric Livyns)

     

     Résumé 

     

    « Veuve depuis peu, Véronique a l’étrange sensation de toujours ressentir la présence de son époux.
    En cherchant des réponses à ses questions, elle va libérer Moraabo, un démon aussi ancien que le monde lui-même.
    Elle seule peut mettre fin à cette vague de meurtres cruels qui s’abat sur la ville, mais le temps lui est compté, car, à chaque âme absorbée, le démon devient plus puissant.
    Un terrifiant thriller horrifique qui nous plonge dans l’univers du vaudou. »
       
     

     Ma chronique 

     
    Je remercie Jennifer ainsi que la maison d'éditions Evidence pour cette lecture.
     
     
    Lorsque j'ai vu que Frederic avait un nouveau livre, j'ai sauté dessus, jusqu'à ce que je me rende compte que je l'avais déjà lu il y a quelques années lorsqu'elle était parue combinée à une autre histoire. Il s'agit d'une réédition, mais c'est un bonheur de retomber dans les écrits de Fred. Cela faisait bien trop longtemps que je n'avais pas remis le nez dedans. Il est certain que la couverture est parfaite pour ce récit, avec LA scène cruciale de fin qui a tout à fait cette tête. Alors oui je l'avais lu il y a longtemps et cela avait été un coup de cœur. Il l'est toujours, impossible de lui baisser sa note à ce texte qui est si prenant que je l'ai dévoré une seconde fois.
     
     
    Bertrand marche tranquillement, un cadeau ente les mains pour sa femme. Il traverse la rue sans regarder et une voiture passe. Sa femme Véronique reçoit un appel d'urgence, elle doit revenir en France suite au décès de son mari. L'incompréhension la tenaille, elle revient d’Afrique de l’Ouest où elle était pour le journal dans lequel elle travaille afin de photographier des cultes, d'une manière générale. Après avoir identifié et enterré son époux, Véronique sent des choses étranges. Les somnifères l'aident à dormir, mais elle n'est pas somnambule et les mots écrits sur le miroir de la salle de bain, ce n'est pas elle qui les a écrit avant d'entrer dans sa douche. Non, il y a une présence proche d'elle et elle veut comprendre sans vouloir y croire. Sa meilleure amie, Myriam va l'aider en lui présentant un ami à elle : Dajan, un homme qui est capable de parler avec les esprits en utilisant le vaudou. Lors de la séance, tout ne va pas se passer comme il le faudrait et c'est à cet instant précis que la vie de Véronique va réellement basculer dans l'horreur.
     
     
    Si Véronique pensait que la mort de son mari était horrible, la suite va lui démontrer que ce n'était qu'un infime incident sans conséquence. L'auteur décrit les rituels (oui, car il va y en avoir plusieurs dans ce récit) comme si nous y étions : impossible de ne pas voir les lieux et ce qui s'y passe sans ressentir de frissons. Après ce rituel que nous pouvons qualifier de loupé, les morts vont pleuvoir dans d'atroces souffrances. Qu'est-ce qui peut faire que des inconnus et des personnes proches de Véronique décèdent de manière atroce ? Car il faut bien l'admettre, les décès ne font pas dans la dentelle, enfin disons que les entrailles déposées harmonieusement pourraient créer un dessin de dentelle, mais le fait qu'il y ait des morceaux partout étalés, jetés négligemment dans les recoins des pièces sans compter le sang qui tâche, laisse des traces peu jolies, non, il faut oublier définitivement la dentelle. Par contre c'est vraiment bien décrit pour chacun de ces crimes.
     
     
    Ne voyez pas les meurtres comme gores à souhait, certains sont très softs. Il s'agit plus des découvertes qui le sont. Tomber nez-à-nez avec une jambe, un corps pendu, éviscéré ou encore épluché n'est pas un spectacle des plus sains. Mais il y a bien pire, c'est de voir arriver sans rien pouvoir faire. Fred a toujours eu des idées et des écrits sombres pour les adultes sans tomber dans le trop : trop de sang et pourtant il est dans le titre, trop de méchancetés dans les mots. Oui, c'est un récit sombre et sanglant au vu du nombre des crimes, mais il n'y en a pas tant que cela. Il s'agit plutôt de chercher à comprendre qui est derrière tout cela et pas quoi véritablement. Et ça, c'est un problème, car nul ne voit qui est là, tapis dans l'ombre. Cette même ombre menaçante qui ne cesse de grandir, de prendre un pouvoir de plus en plus impressionnant jusqu'à ce qu'on se dresse devant elle, mais à quel prix ?
     
     
    Si meurtres, il y a forcément enquête et cette dernière piétine. l’inspecteur Tarsis est à la tête de ces terribles moments. Une seule suspecte qui pourtant ne pouvait pas être partout : Véronique. Impossible pour elle de faire en sorte que certains cadavres soient disposés d'une manière spécifique. Il faut de la force et elle ne peut pas, même sous drogue. (Et non pas de drogue dans ce récit !) Comment faire face aux enjeux qui viennent devant lui, le forçant à choisir entre cette enquête et sa famille. Ce moment d'horreur où Fred appuie là où cela fait mal, très mal. Comment pourrait-il croire qu'il y a du surnaturel là-dessous et surtout du vaudou ? Ce n'est que du folklore, de l'imagination de quelques vieux fous et vieilles folles qui tuent des poulets en criant et bougeant exagérément. Alors, lorsque les événements s'accumulent, les morts s'entassent et que l'esprit est proche de craquer, peut-être que la solution serait de croire en ces hommes et ces femmes qui seraient capables de bannir un mauvais esprit ?
     
     
    Concernant le vaudou, personnellement je n'y connais que ce que je peux lire dans certains livres, souvent policiers. Ici l'auteur nous donne de nombreuses explications que cette religion pourrait nous appartenir. Cela doit être une sacrée expérience de voir l'une ou l'autre de ces scènes en vrai. J'en ressens encore des frissons même après la lecture de tous ces événements. Le livre débute lentement et s’accélère sans jamais s'arrêter. Au moment où nous croyons qu'il va y avoir un temps calme, perdu ! Il ne faut pas croire les démons de ce types se posent et regardent ce qu'ils ont fait. Ils ont toujours un coup d'avance et ne s'arrête pas à un corps mort, cela peut être un bel emballage pour s'amuser avec et faire peur aux autres. Et cela fonctionne à merveille. Véronique semble ballotée d'un côté et de l'autre, ne sachant plus qui croire qui suivre. Ses croyances sont mises à mal, elle qui est si rationnelle et son amie si ouverte d'esprit, c'est un bel ensemble qui s'ouvre devant nous.
     
     
    Les personnages suivent les scènes comme les lecteurs, ils subissent sans pouvoir faire demi-tour. Si nous pouvons refermer le livre, il vaut mieux le faire quand il fait jour, car le moindre bruit peut faire sursauter. Et la plus petite araignée risque de mourir dans d'atroces souffrances ! L'auteur a plongé son personnage principal dans un véritable calvaire où il vaut mieux avoir l'esprit ouvert. Véronique est au cœur de ces drames et il lui faudra du courage pour affronter ses pires peurs. L'inspecteur Tarsis va devoir montrer bien plus de courage, des nerfs d'acier (qu'il perd entre deux cris et hurlement de ses collègues), des armes de destructions massives (non, ça il n'en a pas et cela n'aurait servi à rien). Enfin, cet inspecteur va devoir oublier tout ce qu'il connait afin d'appréhender le véritable danger qui rôde de plus en plus près.
     
     
    En conclusion, vous avez bien compris j'ai eu l'impression de redécouvrir cette histoire et de l'adorer toujours autant. Il s'agit bien d'un thriller avec du suspense, de l'angoisse qui monte en puissance ET horrifique, avec des meurtres, du sang, des visions de bestioles (à moins qu'elles ne soient réellement présentes). Le vaudou est mis à l'honneur dans ce récit, cela donne envie d'en savoir plus sur cette religion. Les personnages ont un vécu difficile, il faut juste leur souhaiter une suite plus heureuse, après le point final. Enfin ça, c'est pour les survivants !
     
     

     Extrait choisi : 

     

     «  Le premier mot qui lui vint à l’esprit était : grouillement. Elle n’eut pas le temps d’approfondir sa pensée qu’elle s’effondra sur la moquette en hurlant. Son ventre venait de se déchirer en deux sous l’explosion de son estomac. Elle vit des centaines et des centaines de petites araignées s’échapper de la plaie béante et courir dans tous les sens à travers la pièce. Elle hurla de toutes ses forces et un flot de sang inonda sa bouche. Le flot d’arachnides ne s’interrompait pas. Elle essaya de ramper jusqu’au téléphone. Il fallait qu’elle prévienne les secours. Elle se retourna sur le ventre, ses doigts s’agrippèrent à la moquette et elle entreprit de se redresser sur la paume des mains. À ce moment, elle sentit une force brutale attraper son crâne et le tirer en arrière avec une force inouïe. Elle sentit les ongles de son agresseur lui lacérer la peau du front tandis qu’il lui tournait la tête. Ses souffrances cessèrent aussi brusquement qu’elles avaient commencé lorsque sa nuque se brisa. »

     
     

    Danse de sang (Frédéric Livyns)

     

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  • Commentaires

    8
    Lundi 28 Juin à 10:42
    EmilieH

    Je vais passer mon tour pour celui-ci... Thriller et horrifique en plus, c'est trop pour moi!

    7
    Dimanche 20 Juin à 00:24

    Je ne connaissais pas du tout ! Ravie de voir que c'est un coup de coeur pour toi !

    6
    Kimysmile
    Samedi 19 Juin à 10:08

    Je ne connais pas du tout^^

      • Samedi 19 Juin à 17:12

        Aaaaaah, mais pourquoi ???? Fred est un super auteur xD

    5
    Vampilou
    Vendredi 18 Juin à 21:51
    Je l'avais lu dans sa toute première édition et j'avais adoré !
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