• La petite fille du port de Chine (Agnès Berton-Martin)

    Les petits mystères d'Egypte, tome 3 : Menace sur l'obélisque (Pierre Gemme)

     Résumé 

     

    « À chacune de ses apparitions, le Dragon-Serpent sème la terreur dans le village : il pille les réserves, et fait fuir les paysans. Qui osera affronter ce terrible monstre? »      
     

     Ma chronique 

     
    Je remercie la maison d'éditions Flammarion pour l'envoi de ce conte.
     
     
    Je ne savais pas trop à quoi m'attendre de ce conte pour les petits. 3 à 6 ans, est-ce que cela ne serait pas trop "bébé", car il existe bon nombre de conte qui use de mots trop simples pour eux, comme s'ils n'étaient pas doués. Nous avons la chance dans ce récit d'avoir du vocabulaire que nous adulte nous pouvons expliquer sans chercher longtemps. Certains sont dessinés, ce qui est très facile pour montrer ce que c'est de suite, sans attendre et il faut savoir qu'à cet âge, ils sont intrépides de tout savoir, de tout comprendre de tout voir. Un peu comme cette petite fille qui aime danser lorsque le dragon des mers dort.
     
     
    Car le dragon des mers n'est jamais content, il veut toujours quelque chose, sauf quand il est endormi au fin fond des mers. En quelques lignes, nous savons de quoi il se nourrit, ou plutôt de quoi le peuple utilise : du thé, de la soie et d'autres "choses" que nous découvrons rapidement. Ce dragon porte bien le nom de Dragon parce qu'il est toujours en colère, toujours avide de dons. Une belle comparaison avec d'autres phénomènes de société que nous connaissons. Et puis il y a les habitants qui donnent tout ce qu'ils peuvent jusqu'à l'épuisement. C'est le soir, que la petite fille danse parce qu'elle ne peut pas le faire avant, parce qu'elle le veut et en a envie. Et puis les années passent et la petite fille devient une jeune fille qui sent l'ennui, la solitude. Jusqu'à ce qu'elle découvre l'amour. Mais le dragon veille.
     
     
    Un conte qui nous emporte dans un monde féérique et dangereux, avec un monstre des mers et une jeune fille qui vont s'affronter, chacun avec leur moyen. Les illustrations sont tels des tableaux où chaque détail à sa signification. Il faut prendre le temps de les observer dans un sens puis dans l'autre car si au premier abord ils paraissent simples, il n'en est rien. De nombreux détails agrémentent chaque peintures afin de donner au conte une autre dimension. Les mots sont un plus tant nous pouvons être envoutés par chaque page qui se tourne. Nous pouvons ressentir le poids du travail des habitants, celui de la puissance supérieure du dragon. Sa taille en comparaison de ses hommes et femmes qui doivent tout donner pour rester en vie, en un sens.
     
     
    Et puis nous avons les danses de notre petite fille qui devient grande. Ses rêves, ses espoirs, ses peines, tout ce qui fait que l'enfant devient adulte en faisant des choix dans la vie, en subissant des coups du sort. Cette passion qu'elle est capable de transmettre juste en dansant, en laissant ses expressions et ses émotions prendre le pas sur son corps. C'est un régal de suivre ce récit en laissant nos yeux nous porter sur un dessin, un art, une expression, un souhait. Comprendre, accepter les autres, mieux se connaître, se laisser porter par la magie des mots et des images, c'est exactement cela. Le livre débute par ses derniers mots et le récit nous le confirme. Apprendre de soi et des autres, laisser le temps avancer, être transportée entre les illustrations et les mots nous laissant le temps d'une lecture de plonger dans un autre monde. Juste un tout petit bémol, je trouve que les pages sont un peu fines pour des mains de maternelles, mais en restant à côté, le format devrait leur plaire facilement.
     
     
    En conclusion, un conte enchanteur qui a de nombreux thèmes tout aussi émouvant que passionnant. De très belles illustrations qui sont vraiment très belles. Une histoire qui donne envie d'en savoir plus sur les légendes de Chine. 
     
     

     Extrait choisi :   

     

    « Ses bras sont comme deux grands oiseaux qui caressent le ciel.

    Son corps est comme une voile de bateau dans le vent, et ses pieds ont le bruit léger de la pluie sur la mer.

    La petite fille danse pour demander la paix, et l'amour aussi, car elle se sent si seule dans le port de Chine !

    Elle danse, mais personne ne le sait.

    Personne, sauf la nuit, les étoiles et la lune. »

     

    La petite fille du port de Chine (Agnès Berton-Martin)

     

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  • Commentaires

    8
    Kim
    Samedi 2 Octobre à 22:41

    Les illustrations ont l'air superbes!

    7
    Samedi 2 Octobre à 11:20

    Les illustrations m'ont l'air toutes douces ca fait envie !

    6
    Samedi 2 Octobre à 07:24
    Tu donnes envie de le découvrir ♥
    5
    Vampilou
    Vendredi 1er Octobre à 21:20
    Il a l'air juste absolument sublime ce conte et les illustrations, n'en parlons pas !
      • Vendredi 1er Octobre à 21:26

        Tu dois le voir au moins une fois ce livre !

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